SRMG lance Asharq Documentary, une chaîne proposant une offre unique de documentaires de grande qualité

Lors de son lancement, Asharq Documentary proposera une gamme diversifiée de documentaires en langue arabe. (Photo fournie)
Lors de son lancement, Asharq Documentary proposera une gamme diversifiée de documentaires en langue arabe. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 31 août 2023

SRMG lance Asharq Documentary, une chaîne proposant une offre unique de documentaires de grande qualité

  • Asharq Documentary est une plate-forme multimédia en clair de documentaires factuels en arabe qui offrira une plongée en profondeur dans des sujets comme la politique, les affaires et l’économie, ainsi que l’Histoire
  • Ce lancement s’inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation et de croissance de SRMG, qui vise à améliorer et à élargir son portefeuille de médias

RIYAD: SRMG, le plus grand groupe de médias intégré de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), a annoncé le lancement de la chaîne Asharq Documentary, prévu pour dimanche 3 septembre à 15 heures (GMT).

Asharq Documentary est une nouvelle plate-forme multimédia en clair de documentaires factuels en langue arabe. En réponse à la demande croissante de documentaires dans la région, Asharq Documentary proposera une plongée en profondeur dans des sujets comme la politique, les affaires et l’économie, ainsi que l’Histoire.

La chaîne présentera également des points de vue uniques et des analyses approfondies sur les dernières tendances, les événements et les personnalités influentes qui façonnent le monde d’aujourd’hui. 

Asharq Documentary est le dernier né du réseau d’information primé Asharq News Network, qui comprend Asharq News, Asharq Business with Bloomberg et Asharq Discovery, qui sera bientôt lancé.

Selon une enquête que nous avons réalisée, plus de 80% des personnes interrogées dans la région Mena réclament des contenus arabes plus nombreux et de meilleure qualité, ce qui montre qu’il existe une demande exceptionnelle et une lacune dans la région pour ce type de contenu.

En outre, la chaîne Asharq News de SRMG a déjà diffusé plus de quatre cents heures de documentaires de qualité, avec des chiffres d’audience élevés et un engagement positif du public, ce qui souligne le fort appétit pour les programmes documentaires de haute qualité en langue arabe dans la région.

L’un des principaux facteurs d’Asharq Documentary pour se démarquer est sa capacité de production interne dédiée, qui permettra d’avoir accès à des programmes exclusifs de qualité, produits localement, qui vont au-delà des gros titres de l’actualité régionale et mondiale pour proposer des analyses approfondies et audacieuses.

Ce contenu produit en interne viendra compléter les contenus sous licence et acquis par la chaîne. Alors qu’il existe actuellement un déficit de documentaires produits localement, Asharq Documentary est particulièrement bien placée pour combler ce vide en proposant un contenu original soutenant l’industrie cinématographique régionale et encourageant les talents locaux et régionaux.

Commentant le lancement de la chaîne, la PDG de SRMG, Joumana R. al-Rachid, a déclaré que «la région Mena ne dispose pas actuellement d’une chaîne documentaire complète en langue arabe se penchant sur les sujets qui façonnent le monde contemporain. SRMG a saisi l’occasion de se développer sur ce marché inexploité en créant Asharq Documentary, dont l’objectif est de faire découvrir les histoires qui se cachent derrière les gros titres et d’approfondir les faits et les informations qui s’y rapportent».

Cette nouvelle plate-forme fournira un accès sans précédent à des documentaires en langue arabe, y compris de nouveaux contenus produits en interne, spécialement pour la région. Asharq Documentary est une nouvelle démonstration de la stratégie de croissance et d’expansion de SRMG pour rester à l’avant-garde du changement en proposant à son public un contenu de haute qualité qui incite à la réflexion.

Mohammed al-Yousei, directeur d’Asharq Documentary, a indiqué que la chaîne avait pour ambition de devenir la première plate-forme de documentaires politiques de premier plan, proposant une couverture approfondie des événements régionaux et internationaux. 

«Asharq Documentary produira des films factuels couvrant un large éventail de sujets comme la politique, l’économie, les affaires et l’Histoire. La plate-forme présente des points de vue et des analyses approfondies en utilisant des technologies de pointe dans son processus de production, afin de rendre le contenu plus vivant», a-t-il expliqué. 

 

Lors de son lancement, Asharq Documentary proposera une gamme diversifiée de documentaires en langue arabe, comme:

 

  • America and the Taliban: une enquête épique en trois parties examinant le rôle joué par les États-Unis en Afghanistan pendant vingt ans. Le film comprend des reportages sur le terrain et des interviews avec des responsables américains et talibans.
  • Nuclear NOW: réalisé par le cinéaste oscarisé Oliver Stone, ce documentaire explore la possibilité pour la communauté internationale de débloquer une nouvelle source d’énergie pour sauver la planète.
  • Space War: un film qui étudie la manière dont la concurrence mondiale pour l’accès à l’espace a créé un nouveau conflit et un nouveau centre d’intérêt économique entre les superpuissances mondiales.
  • Real Madrid: une histoire inspirante qui présente les grandes victoires et les joueurs légendaires qui ont contribué à faire du Real Madrid le plus grand club de football du monde.

 

Asharq Documentary sera accessible via sa chaîne de télévision dédiée et ses comptes sur les réseaux sociaux, ainsi que par le biais d’une diffusion en direct et de services à la demande via Asharq NOW.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.