La Pologne dément qu'un hélicoptère militaire ait violé l'espace aérien du Bélarus

La Pologne a nié vendredi que l'un de ses hélicoptères militaires avait violé l'espace aérien du Bélarus, qualifiant les affirmations de ce pays de "mensonges et de provocations" (Photo d'illustration, AFP).
La Pologne a nié vendredi que l'un de ses hélicoptères militaires avait violé l'espace aérien du Bélarus, qualifiant les affirmations de ce pays de "mensonges et de provocations" (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Samedi 02 septembre 2023

La Pologne dément qu'un hélicoptère militaire ait violé l'espace aérien du Bélarus

  • Varsovie a nié que l'un de ses hélicoptères militaires avait violé l'espace aérien du Bélarus
  • Ces réactions interviennent après que le Bélarus a convoqué vendredi le représentant à Minsk de la Pologne

VARSOVIE: La Pologne a nié vendredi que l'un de ses hélicoptères militaires avait violé l'espace aérien du Bélarus, qualifiant les affirmations de ce pays de "mensonges et de provocations", en cette période de tension entre les deux voisins.

"Il s'agit de mensonges et de provocations de la part du Bélarus", a déclaré à l'AFP Jacek Goryszewski, porte-parole du commandement opérationnel des forces armées polonaises.

"Il n'y a eu aucune violation de ce type. C'est ce qui ressort des comptes-rendus du pilote et des enregistrements du système radar", a-t-il ajouté.

"Il est possible qu'il s'agisse d'une provocation bélarusse, ce qui serait tout à fait logique", a déclaré de son côté le vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Pawel Jablonski.

"Nous analyserons la situation. Toutefois, les déclarations de la partie bélarusse doivent être prises avec une extrême prudence", a ajouté M. Jablonski à la télévision Polsat News.

Ces réactions interviennent après que le Bélarus a convoqué vendredi le représentant à Minsk de la Pologne, pays membre de l'Otan, et dénoncé la violation "inadmissible" de son espace aérien par un hélicoptère militaire dans l'après-midi.

"Les diplomates bélarusses ont attiré l’attention de la partie polonaise sur le caractère inadmissible de cette violation et ont demandé instamment à Varsovie de prendre des mesures pour exclure de tels incidents à l’avenir", avait indiqué le ministère des Affaires étrangères.

"Le chargé d’affaires de la Pologne au Bélarus a été convoqué au ministère", avait-il ajouté dans un communiqué.

Les gardes-frontières bélarusses ont affirmé sur Telegram, vidéo à l'appui, qu'un "hélicoptère militaire polonais Mi-24 a traversé la frontière de l’État à très basse altitude à une profondeur de 1.200 mètres avant de rentrer".

L'épisode intervient dans un contexte de tensions entre Minsk et ses voisins occidentaux.

Lundi, Varsovie et les pays baltes avaient exigé du Bélarus qu'il "expulse immédiatement" le groupe Wagner de son territoire, qu'ils considèrent comme une menace pour leur propre sécurité.

Signe de la brouille, la Pologne et la Lituanie ont érigé des clôtures le long de leurs frontières avec le Bélarus et Varsovie prévoit d'y déployer jusqu'à 10.000 soldats.

La Lituanie a elle fermé le 18 août deux des six postes-frontières avec son voisin pro-russe en réaction à la présence de Wagner.

Des milliers de combattants de Wagner s'étaient rendus au Bélarus après leur rébellion avortée en Russie en juin. Ils ont notamment participé à la formation des soldats locaux, avec l'accord de Minsk.

Après la mort récente du patron de Wagner dans un crash d'avion, M. Loukachenko a dit qu'il voulait garder jusqu'à 10.000 combattants du groupe dans son pays.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.