Irak: Trois morts et 16 blessés lors de manifestations à Kirkouk

Une photo prise le 17 octobre 2017 montre un pick-up de la police circulant dans une rue principale de la ville de Kirkouk, dans le nord de l'Irak. (AFP)
Une photo prise le 17 octobre 2017 montre un pick-up de la police circulant dans une rue principale de la ville de Kirkouk, dans le nord de l'Irak. (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 03 septembre 2023

Irak: Trois morts et 16 blessés lors de manifestations à Kirkouk

  • Les manifestations rivales réunissaient, d'un côté, des habitants kurdes et, de l'autre, des protestataires turkmènes et arabes
  • Déployées pour faire tampon entre les deux camps, les forces de l'ordre ont effectué des tirs de sommation pour contraindre les manifestants kurdes à se disperser

KIRKOUK: Trois Kurdes ont été tués et 16 personnes blessées samedi en Irak lors de manifestations rivales à Kirkouk, ville multiethnique du nord du pays où les autorités ont instauré un couvre-feu après plusieurs jours de tensions.

Parmi ces trois personnes décédées, deux ont été touchées par balle à la poitrine et le troisième à la tête, a déclaré à l'AFP le directeur des autorités médicales de Kirkouk, Ziad Khalaf. Un homme était âgé de 21 ans et les deux autres de 37 ans.

Les blessés --16 selon le nouveau bilan-- ont été touchés par "des tirs, des jets de pierre ou du verre", avait indiqué M. Khalaf, précisant que trois membres des forces de l'ordre ont été touchés.

M. Khalaf avait précédemment indiqué que parmi les blessés figuraient aussi bien des Kurdes que des Arabes. Samedi, des manifestations rivales réunissant, d'un côté, des habitants kurdes et, de l'autre, des protestataires turkmènes et arabes, ont dégénéré en violences, malgré la présence des forces de sécurité.

Déployées pour faire tampon entre les deux camps, les forces de l'ordre ont effectué des tirs de sommation pour contraindre les manifestants kurdes à se disperser. Plusieurs véhicules ont été incendiés sur une grande avenue, selon un correspondant de l'AFP.

Quelque 31 "manifestants" ont été interpellés, dont cinq armés, a indiqué à l'AFP tard dans la nuit un responsable de sécurité à Kirkouk.

Plus tôt le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani a réclamé "la formation d'une commission d'enquête pour élucider les circonstances dans lesquelles un citoyen a été tué".

Depuis près d'une semaine, les tensions couvent à Kirkouk, ville que se disputent historiquement le pouvoir fédéral de Bagdad et les autorités de la région autonome du Kurdistan d'Irak, dans le nord.

Lundi, des protestataires des communautés arabe et turkmène ont instauré un sit-in près du quartier général des forces de sécurité irakiennes dans la province de Kirkouk, après des informations selon lesquelles le Premier ministre irakien avait ordonné aux forces de l'ordre de remettre ce site au Parti démocratique du Kurdistan (PDK), qui l'occupait autrefois.

Samedi, des manifestants kurdes se sont mobilisés à leur tour en fin d'après-midi et ont tenté de rallier le QG, d'après le correspondant de l'AFP.

«Couvre-feu»

Illustrant la marche arrière du gouvernement pour calmer la flambée de violences, le gouverneur de Kirkouk Rakan Saïd al-Joubouri a annoncé reporter le départ du QG des forces de sécurité, pour obtenir des manifestants arabes et turkmènes une levée de leur sit-in.

De leur côté, les manifestants kurdes étaient toujours mobilisés dans un autre secteur de la ville où ils ont incendié des pneus, selon un correspondant de l'AFP.

M. Soudani avait ordonné samedi "l'instauration d'un couvre-feu à Kirkouk et l'organisation de vastes opérations sécuritaires pour ratisser les zones secouées par des émeutes".

Malgré des relations en dents de scie, le gouvernement de Mohamed Chia al-Soudani a relativement réussi ces derniers mois à réchauffer les relations entre Bagdad et Erbil, capitale du Kurdistan autonome.

S'entretenant au téléphone avec des dirigeants du Kurdistan autonome, M. Soudani et le leader historique Massoud Barzani se sont entendus sur la nécessité d’œuvrer conjointement "pour faire échouer ceux qui cherchent à porter atteinte à la sécurité et la stabilité du Kirkouk".

«S'abstenir de toute violence»

En 2014, le PDK et les peshmergas, forces de sécurité du Kurdistan autonome, avaient brièvement pris le contrôle de la région pétrolière de Kirkouk. Mais ils en avaient été expulsés à l'automne 2017 par les troupes fédérales, en rétorsion à un référendum d'indépendance kurde qui s'était soldé par un échec.

S'en prenant aux manifestants du camp adverse dans sa première réaction, le leader historique Kurde Massoud Barzani avait accusé des "émeutiers" de bloquer avec leur sit-in l'autoroute reliant Kirkouk à Erbil, "créant une situation tendue et dangereuse pour les habitants".

"Il est surprenant que les forces de sécurité (...) n'aient pas réussi ces derniers jours à empêcher le chaos et le comportement illégal de ceux qui coupent la route, tandis qu'aujourd'hui, la violence a été utilisée à l'encontre de la jeunesse kurde et des manifestants", a-t-il déploré.

Son fils Masrour Barzani, Premier ministre du Kurdistan d'Irak, a appelé le chef du gouvernement fédéral de Bagdad à "intervenir immédiatement pour contrôler cette situation inacceptable".

Il a également enjoint "les citoyens kurdes persécutés à Kirkouk à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute violence".


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.