Taïwan: La tempête Haikui a pris la direction de la Chine

D'énormes vagues sont observées à Yilan alors que le typhon Haikui touche terre dans l'est de Taiwan, le 3 septembre 2023 (Photo, AFP).
D'énormes vagues sont observées à Yilan alors que le typhon Haikui touche terre dans l'est de Taiwan, le 3 septembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 septembre 2023

Taïwan: La tempête Haikui a pris la direction de la Chine

  • Plus de 260 000 foyers ont été temporairement privés d'électricité dimanche
  • Aucun décès n'a été rapporté mais plus d'une centaine de personnes ont été blessées, selon les autorités

TAITUNG: Le typhon Haikui, qui a balayé Taïwan, a provoqué la chute de centaines d'arbres et endommagé des routes avant d'être rétrogradé lundi matin en tempête violente et de se diriger vers le sud de la Chine.

Dans un premier temps, il avait semblé s'éloigner de Taïwan avant de toucher à nouveau terre lundi matin au niveau de Kaohsiung, dans le Sud-Ouest. Il a ensuite été rétrogradé en tempête tropicale violente en prenant la direction du détroit de Taïwan.

Aucun décès n'a été rapporté mais plus d'une centaine de personnes ont été blessées, selon les autorités. Il s'agit essentiellement de légères blessures causées par des chutes d'arbres et des accidents de voiture.

Des dégâts ont été constatés à Taitung, un comté montagneux et relativement peu peuplé de l'Est de l'île, qui a subi de plein fouet le typhon dimanche.

"Je vis ici depuis longtemps et je n'ai jamais connu de telles rafales de vent", a déclaré Chen Hai-feng, 55 ans, chef du village de Donghe, qui était à pied d'oeuvre lundi aux aurores pour aider à retirer des arbres couchés sur une route.

"Elle nous a traversés de part en part", a déclaré M. Chen qui, contre l'avis général, a trouvé cette tempête plus puissante que les précédentes.

Des employés s'activaient lundi à déplacer avec des pelleteuses les branches d'arbres abattues et les câbles électriques cassés qui jonchaient une route détrempée par la pluie.

Plus au nord, dans la commune côtière de Changbin, des ouvriers ont transporté d'immenses blocs jusqu'à une route côtière en partie effondrée sous la force des vagues.

«Il s'est affaibli progressivement»

De lourdes barrières orange ont été installées pour empêcher les voitures de déraper sur les routes glissantes.

Kirin Chen est venue en aide à une équipe pour dégager les branches d'un trottoir menant à une école dans le comté de Taitung.

"Beaucoup d'arbres sont tombés", dit-elle, "nous essayons de les enlever pour que les enfants puissent se rendre à l'école en toute sécurité demain".

Les vendeurs du marché de Keelung, une ville portuaire du nord entourée de montagnes, ont bravé la pluie pour vendre leurs fruits.

Haikui est le premier typhon à toucher terre depuis quatre ans. Avant qu'il ne frappe dimanche après-midi, près de 8 000 personnes avaient été évacuées à travers toute l'île, particulièrement dans les régions montagneuses exposées aux glissements de terrain. Des centaines de vols ont été annulés et des entreprises et commerces ont fermé.

Plus de 260 000 foyers ont été temporairement privés d'électricité dimanche. Lundi après-midi, 22 000 restaient sans courant.

Les écoles et les entreprises étaient toujours fermées dans 14 villes en raison de pluies torrentielles.

Selon une prévisionniste du Bureau central de météorologie de Taïwan, Haikui semblait s'éloigner de l'île et se diriger vers le large mais il a touché terre une seconde fois à Kaohsiung vers 04H00 du matin (20H00 GMT dimanche).

Dans la nuit, "le coeur du typhon tournait presque autour" de la grande ville portuaire de Kaohsiung en se déplaçant le long du littoral, "et il s'est affaibli progressivement", a-t-elle indiqué.

A la mi-journée, la tempête était située au sud-ouest de l'île de Penghu, au large de Taïwan.

Dans le comté de Kaohsiung, le gouvernement local a fait état de centaines d'arbres renversés et d'inondations dans des dizaines de localités.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."