Ecoles menacées de s'écrouler au Royaume-Uni: le gouvernement promet d'agir vite

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'adresse aux journalistes après avoir rencontré des élèves lors d'une visite dans une école à Londres, le 17 juillet 2023. (AFP)
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'adresse aux journalistes après avoir rencontré des élèves lors d'une visite dans une école à Londres, le 17 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 03 septembre 2023

Ecoles menacées de s'écrouler au Royaume-Uni: le gouvernement promet d'agir vite

  • La pression monte sur l'exécutif depuis la révélation jeudi de cette situation, qui pourrait aussi concerner des hôpitaux et des tribunaux, accusé par l'opposition et les syndicats enseignants d'avoir sous-estimé un problème connu depuis plusieurs années
  • Citant des experts, certains médias affirment que des centaines d'autres établissements scolaires pourraient être concernés, sur les 22 000 écoles que compte le pays

LONDRES: Le gouvernement britannique a promis dimanche de dépenser "autant que nécessaire" et rapidement pour réparer les dizaines d'écoles menacées de s'écrouler car construites avec un béton obsolète, et qui ont dû totalement ou partiellement fermer in extremis à la veille de la rentrée scolaire.

La pression monte sur l'exécutif depuis la révélation jeudi de cette situation, qui pourrait aussi concerner des hôpitaux et des tribunaux, accusé par l'opposition et les syndicats enseignants d'avoir sous-estimé un problème connu depuis plusieurs années.

"Nous dépenserons autant que nécessaire pour régler ce problème aussi rapidement que possible", a promis dimanche le ministre des Finances Jeremy Hunt sur la BBC.

"Nous dépenserons autant que nécessaire pour nous assurer que les enfants peuvent aller à l'école en sécurité, et les parents peuvent être certains que nous ne prendrons aucun risque avec la sécurité des enfants", a-t-il insisté, pour défendre ses fermetures d'écoles en amont de la rentrée scolaire est prévue la semaine prochaine.

Dans une circulaire parue jeudi, le ministère de l'Education a demandé à une centaine d'établissements scolaires de "libérer les espaces ou les bâtiments" connus pour contenir ce type de béton, utilisé pour la construction de bâtiments publics au Royaume-Uni et dans d'autres pays d'Europe pendant plusieurs décennies à partir des années 1950.

Depuis, le gouvernement conservateur de Rishi Sunak est sous le feu des critiques, l'opposition réclamant la publication de la liste des écoles concernées et fustigeant les politiques d'austérité mises en place par les conservateurs au pouvoir depuis 13 ans.

"La rentrée scolaire de certains enfants sera retardée parce que leurs écoles s'effondrent littéralement. Ce gouvernement inefficace a ignoré les alertes", a ainsi accusé le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer sur X (ex-Twitter).

"Le gouvernement ne savait peut-être pas ce qui allait arriver cette semaine, mais nous connaissions le problème et les alertes à ce sujets depuis des années", a encore critiqué dimanche Rachel de Souza, responsable de la protection de l'enfance en Angleterre.

"Perturber les programmes des écoles pour la rentrée, si proche du retour des enfants dans les écoles était la dernière chose que nous voulions faire, mais tout autre décision aurait été impardonnable au regard des éléments que nous avions", s'est défendu la ministre de l'Education Gillian Keegan dans le quotidien The Sun.

Citant des experts, certains médias affirment que des centaines d'autres établissements scolaires pourraient être concernés, sur les 22 000 écoles que compte le pays.

"Je ne veux pas spéculer sur les chiffres parce que je pense que cela inquièterait les gens inutilement", a répondu Jeremy Hunt, ajoutant que "si de nouvelles informations apparaissent, nous continuerons d'agir très très rapidement".


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.