Un homme en fuite en Algérie condamné à perpétuité par contumace pour un deuxième féminicide

Un mandat d'arrêt international a été délivré à son encontre (Photo, AFP).
Un mandat d'arrêt international a été délivré à son encontre (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 septembre 2023

Un homme en fuite en Algérie condamné à perpétuité par contumace pour un deuxième féminicide

  • Djilali Bencherif avait orchestré le meurtre de sa femme 15 jours avant les faits
  • Il l'a tuée entre le 13 et le 16 septembre 2019 à coups de couteau pendant son sommeil à leur domicile avant de prendre la fuite en Algérie

METZ: Djilali Bencherif, en fuite en Algérie, a été condamné lundi par la cour d'assises de la Moselle à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir assassiné sa femme en septembre 2019 à Creutzwald (Moselle), quelques années après avoir déjà tué sa première épouse.

Prétextant une "infidélité imaginaire" et surtout par "peur d'être quitté", Djilali Bencherif avait, selon plusieurs témoignages, orchestré le meurtre de sa femme 15 jours avant les faits. Il l'a tuée entre le 13 et le 16 septembre 2019 à coups de couteau pendant son sommeil à leur domicile avant de prendre la fuite en Algérie.

Un mandat d'arrêt international a été délivré à son encontre.

Décrit comme "jaloux", "possessif" et "violent" par ses proches et comme "une personnalité extrêmement inquiétante" selon l'avocate générale Sophie Martin, Djilali Bencherif, 70 ans, avait déjà été condamné en mars 2017 par le tribunal correctionnel de Mostaganem, en Algérie, pour avoir tué sa première femme dans des conditions similaires à 7 ans d'emprisonnement pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

«Quatre années de calvaire conjugal»

Professeure de mathématiques en Algérie, Chafia Khennous, 53 ans, avait épousé Djilali Bencherif en 2015, avant de le suivre en France où elle a vécu jusqu'à sa mort "quatre années de calvaire conjugal", selon l'expression de l'avocate générale. Celle-ci avait requis la perpétuité.

Selon les témoignages recueillis auprès des voisins ou amies, Chafia Khennous Bencherif était "battue régulièrement" et "violée quotidiennement" par son mari "pour la salir".

Par trois fois au cours de l'année 2019, les gendarmes avaient eu affaire au couple Bencherif pour des faits de violences conjugales, sans jamais obtenir de la victime un dépôt de plainte.

Depuis un an, le foyer Espoir de Forbach tentait de l'extraire de son foyer, mais sans papiers, Chafia Khennous avait peur de quitter son mari. Elle devait recevoir un titre de séjour le 19 septembre, des "papiers tant attendus qui ont signé son arrêt de mort", selon le ministère public.

Le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint en France en 2022 est quasi stable par rapport à l'année précédente avec 118 féminicides recensés, soit quatre de moins qu'en 2021, selon un bilan publié samedi par le ministère de l'Intérieur.


France: six drones interceptés par jour près des sites des JO

Des policiers passent devant une barrière portant le logo de Paris 2024 à l'extérieur du Grand Palais avant les Jeux Olympiques de Paris 2024 à Paris le 22 juillet 2024. (Photo AFP)
Des policiers passent devant une barrière portant le logo de Paris 2024 à l'extérieur du Grand Palais avant les Jeux Olympiques de Paris 2024 à Paris le 22 juillet 2024. (Photo AFP)
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  • "Les systèmes qui sont mis en place nous permettent de les intercepter très rapidement et d'interpeller les télépilotes
  • Tout est fait aussi pour que les drones ne tombent pas et n'ajoutent pas de la confusion aux événements sportifs. JO 2024

VILLACOUBLAY : En France les forces de l'ordre interceptent depuis dix jours, six drones par jour en moyenne à proximité des sites des Jeux olympiques de Paris (26 juillet-11 août) qui débutent vendredi, une lutte anti-drone cruciale pour la sécurité des JO, a affirmé mardi le Premier ministre.

"Ça peut être des individus, des touristes qui veulent capter des images. C'est important pour ces raisons-là, de rappeler les règles. C'est l'interdiction de faire voler des drones", a souligné Gabriel Attal lors d'une visite du centre opérationnel de lutte anti-drones sur la base aérienne militaire de Villacoublay, proche de la capitale française.

"Les systèmes qui sont mis en place nous permettent de les intercepter très rapidement et d'interpeller les télépilotes. (...) Rien ne doit pouvoir nous échapper", a ajouté le chef du gouvernement français, directement chargé de la sécurité de l'espace aérien. Des moyens de défense sol-air sont aussi déployés près des sites des JO.

Ce dimanche, "plusieurs interceptions de drones" ont eu lieu "à proximité immédiate du Village olympique", a-t-il ainsi souligné, aux côtés du ministre de la Défense Sébastien Lecornu et de celle des Sports Amélie Oudéa-Castéra.

L'un des télépilotes appréhendés était le chef de la communication de la délégation brésilienne, selon l'entourage de M. Attal, confirmant une information de l'hebdomadaire le Journal du Dimanche (JDD).

Dans une salle de contrôle pendant la visite du Premier ministre, le général Stéphane Groen, chef d’état-major du commandement de la défense aérienne, a indiqué qu'un drone non autorisé venait d'être repéré au-dessus du stade de France et que "s'il n'est pas autorisé, il sera brouillé".

Tout est fait aussi pour que les drones ne tombent pas et n'ajoutent pas de la confusion aux événements sportifs. Et "le doute bénéficie toujours au brouillage", a précisé M. Lecornu.

Gabriel Attal a salué "la contribution exceptionnelle" du ministère des Armées, qui chapeaute notamment la lutte anti-drones, en coopération avec la police et la gendarmerie.

Quelque 18.000 militaires sont engagés en France pour les JO, dont 11.000 sur la seule région parisienne.

L'espace aérien sera totalement fermé dans un rayon de 150 kilomètres autour de la capitale française, vendredi de 19H00 à minuit, pour la cérémonie d'ouverture, ce qui n'est jamais arrivé.


L'Iran appelle à bannir Israël des Jeux olympiques 2024

La Lune se lève derrière les anneaux olympiques affichés sur la Tour Eiffel à Paris, le 22 juillet 2024, . (Photo AFP)
La Lune se lève derrière les anneaux olympiques affichés sur la Tour Eiffel à Paris, le 22 juillet 2024, . (Photo AFP)
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  • Les sportifs israéliens "ne méritent pas d'être présents aux JO de Paris à cause de la guerre contre les innocents de Gaza", a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères sur X.
  • Le ministre français des Affaires étrangères avait annoncé lundi que la délégation israélienne était la "bienvenue en France", et que la protection des athlètes serait assurée par une unité d'élite de la gendarmerie nationale.

TEHERAN : L'Iran a appelé mardi à interdire aux athlètes Israéliens de participer aux Jeux olympiques 2024 de Paris en raison de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, selon un communiqué officiel.

Les sportifs israéliens "ne méritent pas d'être présents aux JO de Paris à cause de la guerre contre les innocents de Gaza", a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères sur X.

La République islamique ne reconnaît pas Israël, son ennemi juré, et interdit tout contact entre athlètes iraniens et israéliens.

"Annoncer l'accueil et la protection de la délégation du régime terroriste sioniste de l'apartheid signifie seulement donner une légitimité aux tueurs d'enfants", a ajouté le texte iranien en utilisant le hashtag #BanIsraelFromOlympics ("Interdire Israël des Jeux olympiques").

Le ministre français des Affaires étrangères avait annoncé lundi que la délégation israélienne était la "bienvenue en France", et que la protection des athlètes serait assurée par une unité d'élite de la gendarmerie nationale.

Dans une déclaration similaire en février, la Fédération iranienne de football avait demandé à la FIFA de suspendre son homologue israélienne en raison de la guerre menée par Israël dans la bande Gaza.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre quand des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 44 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, Israël a lancé une offensive sur la bande de Gaza, qui a fait 39.090 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

En août dernier, un haltérophile iranien a été suspendu par les autorités de son pays après avoir serré la main d'un sportif israélien au cours d'une compétition en Pologne.

En 2021, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait exhorté les sportifs à "ne pas serrer la main d'un représentant du régime criminel (israélien) pour obtenir une médaille".


LFI dépose une proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites, le RN veut la voter

La députée française et chef du groupe parlementaire du parti de gauche La France Insoumise (LFI) Mathilde Panot vote au second tour pour élire le président de la chambre basse à l'Assemblée nationale française à Paris le 18 juillet 2024. (AFP).
La députée française et chef du groupe parlementaire du parti de gauche La France Insoumise (LFI) Mathilde Panot vote au second tour pour élire le président de la chambre basse à l'Assemblée nationale française à Paris le 18 juillet 2024. (AFP).
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  • Les insoumis vont déposer mardi à l'Assemblée nationale une proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites, a annoncé la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, sur France inter
  • L'Assemblée nationale ayant suspendu ses travaux, cette proposition de loi ne sera pas débattue avant plusieurs mois

PARIS: Les insoumis vont déposer mardi à l'Assemblée nationale une proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites, a annoncé la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, sur France inter.

"Aujourd'hui (mardi), nous déposons une proposition de loi pour abroger la réforme de la retraite à 64 ans", a-t-elle déclaré.

L'Assemblée nationale ayant suspendu ses travaux, cette proposition de loi ne sera pas débattue avant plusieurs mois.

Sauf si d'ici là le Nouveau Front populaire accédait au gouvernement, auquel cas il déposerait un projet de loi en ce sens puisque cela fait partie de ses mesures prioritaires.

Dans ce cas, "chacun prendra ses responsabilités pour savoir s’il veut oui ou non faire tomber un gouvernement sur la question de l'abrogation de la retraite à 64 ans", a ajouté Mme Panot, en réponse au fait qu'un tel gouvernement sans majorité absolue risquerait de se heurter rapidement à une motion de censure à l'Assemblée nationale.

Le texte sera voté par le RN, a fait savoir sur BFMTV Laurent Jacobelli, député du parti d'extrême droite. "C'était dans notre programme", a-t-il précisé.