Covid-19: l'OMS s'inquiète de «tendances préoccupantes» avant l'hiver

Un membre du personnel médical prépare une seringue avec un flacon du vaccin Covid-19 de Moderna lors d'une campagne de vaccination au Centre Communautaire Juif le 16 avril 2021 dans l'arrondissement de Staten Island à New York.  (Photo Angela Weiss / AFP)
Un membre du personnel médical prépare une seringue avec un flacon du vaccin Covid-19 de Moderna lors d'une campagne de vaccination au Centre Communautaire Juif le 16 avril 2021 dans l'arrondissement de Staten Island à New York. (Photo Angela Weiss / AFP)
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Publié le Mercredi 06 septembre 2023

Covid-19: l'OMS s'inquiète de «tendances préoccupantes» avant l'hiver

  • Seuls 43 pays, soit moins d'un quart des 194 États membres de l'OMS, ont signalé des décès à l'agence, et 20 seulement ont fourni des informations sur les hospitalisations
  • La principale préoccupation de l'OMS concerne le nombre insuffisant de personnes à risque aujourd'hui vaccinées

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est inquiétée mercredi de "tendances préoccupantes" concernant le Covid-19 à l'approche de l'hiver dans l'hémisphère nord, appelant à amplifier la vaccination et la surveillance du virus.

Bien que les données sur le Covid soient limitées parce que de nombreux pays ont cessé de les communiquer, "nous constatons toujours des tendances inquiétantes concernant le Covid-19 à l'approche de la saison hivernale dans l'hémisphère nord", a déclaré le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse en ligne.

"Les décès augmentent dans certaines régions du Moyen-Orient et d'Asie, les admissions dans les unités de soins intensifs sont en hausse en Europe et les hospitalisations augmentent dans plusieurs régions", a-t-il déclaré.

Mais seuls 43 pays, soit moins d'un quart des 194 États membres de l'OMS, ont signalé des décès à l'agence, et 20 seulement ont fourni des informations sur les hospitalisations, a-t-il ajouté.

"Nous estimons qu'il y a actuellement des centaines de milliers de personnes hospitalisées pour Covid", a déclaré Maria Van Kerkhove, responsable technique de l'agence sanitaire des Nations Unies pour le Covid-19.

"C'est inquiétant car nous allons connaître des mois plus froids dans certains pays: les gens auront tendance à passer plus de temps ensemble à l'intérieur, et les virus qui se transmettent par voie aérienne comme le Covid en profiteront", a-t-elle déclaré.

Étant donné que la grippe et le VRS --le virus de la bronchiolite-- circulent également, Mme Van Kerkhove a insisté sur l'importance des tests et de la vaccination.

Bien qu’il n’existe actuellement pas un seul variant dominant dans le monde, le sous-variant d'Omicron EG.5 est en augmentation, a précisé le Dr Tedros.

Quelques cas du sous-variant BA.2.86 --qui porte un grand nombre de mutations-- ont désormais été détectés dans 11 pays, a-t-il détaillé, ajoutant que l'OMS le "surveille de près pour évaluer sa transmissibilité et son impact potentiel".

Selon Maria Van Kerkhove, les données préliminaires suggèrent que les vaccins existants offriront une protection contre le BA.2.86.

La principale préoccupation de l'OMS concerne le nombre insuffisant de personnes à risque aujourd'hui vaccinées.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé les plus vulnérables à ne pas attendre pour recevoir une dose de rappel.

"La hausse des hospitalisations et des décès montre que le Covid-19 est là pour rester et que nous continuerons à avoir besoin d'outils pour le combattre", a-t-il déclaré.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.