Après le succès de «Yannick», Quentin Dupieux mise sur la folie de «Daaaaaali!»

Le réalisateur Quentin Dupieux et l'acteur français Edouard Baer donnent une interview pour la promotion du film "Daaaaaali !" (Photo, AFP).
Le réalisateur Quentin Dupieux et l'acteur français Edouard Baer donnent une interview pour la promotion du film "Daaaaaali !" (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 08 septembre 2023

Après le succès de «Yannick», Quentin Dupieux mise sur la folie de «Daaaaaali!»

  • Dupieux, passée en une dizaine d'années de la French Touch à une plus large audience s'appuie cette fois sur une figure incontournable de l'histoire de l'art
  • Les histoires de chaque Dali sont emboîtées les unes dans les autres, «comme des poupées russes», selon Edouard Baer

VENISE: Quentin Dupieux a trouvé son maître en matière de surréalisme: le réalisateur, spécialiste de l'absurde, a présenté à Venise son nouveau film où cinq acteurs différents incarnent le peintre espagnol Salvador Dali.

Gilles Lellouche, Édouard Baer, Jonathan Cohen, Pio Marmaï et Didier Flamand partagent le rôle de l'artiste surréaliste catalan, que cherche à interviewer une jeune journaliste, jouée par Anaïs Demoustier.

"J'avais peur qu'un seul comédien ne soit pas suffisant pour incarner tout (le) panel de folie" de Dali, a expliqué Quentin Dupieux à l'AFP sur le Lido, où le film est présenté hors compétition.

Dupieux, passée en une dizaine d'années de la French Touch (Mr Oizo) et des films absurdes confidentiels (comme "Wrong Cops" ou "Rubber", l'histoire d'un pneu) à une plus large audience ("Le Daim" avec Jean Dujardin, "Yannick" avec Raphaël Quenard), s'appuie cette fois sur une figure incontournable de l'histoire de l'art.

Un siècle après avoir inspiré Bunuel pour "Le Chien Andalou", Dali continue de hanter le septième art: Dupieux explique avoir été inspiré par "le Dali de (son) enfance" qu'il voyait "à la télévision dans les années 1980, qui n'en n'a plus rien à foutre de rien et qui est de plus en plus drôle. Plus il dégénère, plus il est drôle".

Le film s'ouvre sur la reproduction d'un tableau de Dali, un piano-fontaine, et le ton est donné: des rêves qui se répètent, des personnages qui apparaissent et disparaissent inexplicablement, des dialogues absurdes.

Les histoires de chaque Dali sont emboîtées les unes dans les autres, "comme des poupées russes", complète Edouard Baer, qui avoue même qu'il "ne savait pas qu'il y avait d'autres Dali", les acteurs ne se croisant pas pendant le tournage.

Le film ne dure que 1H17. Un format pas si court pour Dupieux: "Yannick" durait dix minutes de moins et est devenu le succès surprise de l'été en salles, dépassant les 360.000 spectateurs depuis sa sortie en août.

"Mon seul et unique but, c'est de vous divertir et de vous faire marrer intelligemment, dans des recoins un peu spéciaux et nouveaux", explique le réalisateur de 49 ans. "Moi, quand j'entends une salle rire, devant +Daaaaaali!+ ou devant +Yannick+, un vrai rire franc, je suis très satisfait".


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com