Sonelgaz: mille bornes de recharge pour véhicules électriques d'ici à fin 2024 en Algérie

La cérémonie d'installation des bornes de rechargement dans le quartier des Sablettes à Alger. (Photo, fournie)
La cérémonie d'installation des bornes de rechargement dans le quartier des Sablettes à Alger. (Photo, fournie)
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Publié le Vendredi 08 septembre 2023

Sonelgaz: mille bornes de recharge pour véhicules électriques d'ici à fin 2024 en Algérie

  • Cette initiative s'aligne sur l'engagement de l'État algérien en faveur de la transition énergétique et de la réduction des émissions de carbone
  • «En plus des stations de recharge pour les voitures électriques, nous allons introduire d’autres énergies renouvelables à l’image de l’hydrogène»

PARIS: La première station de recharge pour véhicules électriques a été mise en service le 26 juillet 2023 à la promenade des Sablettes, à Alger. Portée par la Société algérienne des industries électriques et gazières (Saieg), une filiale du groupe en charge de l'installation des bornes de recharge, et la Société algérienne de l'électricité et du gaz (Sonelgaz-Distribution), responsable de l'exploitation des stations, cette initiative vise à encourager l'usage des véhicules électriques sur le marché national. Elle s'aligne sur l'engagement de l'État algérien en faveur de la transition énergétique et de la réduction des émissions de carbone.

La cérémonie d’inauguration était présidée par Mohamed Arkab, ministre de l'Énergie et des Mines, en présence de Fayçal Bentaleb, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale; de Mohamed Abdennour Rabehi, wali d'Alger et de Mourad Adjal, PDG du groupe énergétique Sonelgaz.

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Le ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, lors de la cereomonie d'installation des bornes de recharge pour voitures électriques. (Photo, fournie)

Ce programme traduit «notre détermination à aller de l’avant dans la concrétisation de nos engagements internationaux dans le cadre de la convention-cadre de l’Organisation des nations unies (ONU) sur le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre», a souligné M. Arkab lors de la cérémonie d’inauguration.

Mille bornes d’ici à 2024

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Siège de Sonelgaz. (Photo, fournie)

Dans le cadre de ce plan stratégique, le groupe énergétique Sonelgaz vise l’installation de 300 bornes de recharge d’ici à la fin de l'année 2023 et 700 autres bornes l'an prochain, avec un nombre total de 1 000 bornes avant la fin de l’année 2024. Le coût total de ce programme est estimé, quant à lui, à plus de 15 milliards de dinars (1 dinar algérien = 0,0068 euro).

Dans le cadre de ce plan stratégique, le groupe énergétique Sonelgaz vise l’installation de 300 bornes de recharge d’ici à la fin de l'année 2023 et 700 autres bornes l'an prochain, avec un nombre total de 1 000 bornes avant la fin de l’année 2024.

Selon les informations fournies par Mohamed Arkab, 35 bornes de recharge seront installées dans les stations Naftal sur l’autoroute, 19 dans les stations implantées dans les grandes villes, et 39 autres dans les petites villes. Les stations de recharge sont équipées de bornes de recharge d'une puissance de 322 kilowatts, 2 sorties de courant continu d'une puissance de 150 kilowatts chacune et une sortie indépendante de courant alternatif d'une puissance de 22 kilowatts, destinée à la recharge des voitures hybrides. M. Arkab a révélé que le groupe Sonelgaz procédera à l’acquisition de véhicules électriques et hybrides pour renouveler son parc automobile composé de 4 000 véhicules.

Promouvoir les véhicules électriques

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Borne de recharge pour voiture électrique Naftal 2. (Photo, fournie)

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre a également indiqué que la filiale de Sonelgaz se lancera, au début de l’année 2024, dans la fabrication des équipements et composants des bornes de recharge électrique des véhicules. Le PDG de la Saieg, Youcef Defdaf, a précisé que l’unité de production des stations de recharge, située à El-Eulma, dans la wilaya de Sétif, bénéficiera d’un taux d’intégration industrielle de 41%.

D'après ses créateurs, ce projet s'inscrit dans la promotion et l'avancement de la transition énergétique, visant ainsi à encourager l'adoption des véhicules électriques sur le marché intérieur.

Le ministre de tutelle a indiqué que des pourparlers sont en cours avec la société Naftal afin d’équiper les parkings des grandes surfaces en bornes de recharge en énergie propre. «Ce plan permettra le développement des infrastructures pour soutenir l'accroissement du nombre de véhicules électriques, favorisant ainsi la transition vers un environnement sain en Algérie», a affirmé le ministre de l’Énergie et des Mines lors de la cérémonie d’inauguration.

«En plus des stations de recharge pour les voitures électriques, nous allons introduire d’autres énergies renouvelables à l’image de l’hydrogène», ajoute-t-il, en précisant que «l’État encourage la transition énergétique et le basculement vers les énergies propres, dont les véhicules électriques, et il continuera à le faire afin que ces véhicules soient abordables».


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).