L'UE condamne l'Iran pour détentions arbitraires et exécutions de dissidents

La santé de Sotoudeh, 57 ans, emprisonnée en 2018, suscite une inquiétude grandissante. L’avocate a été renvoyée derrière les barreaux à nouveau au courant du mois, après une brève libération de quelques semaines en novembre (Photo, AFP/Fichier).
La santé de Sotoudeh, 57 ans, emprisonnée en 2018, suscite une inquiétude grandissante. L’avocate a été renvoyée derrière les barreaux à nouveau au courant du mois, après une brève libération de quelques semaines en novembre (Photo, AFP/Fichier).
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Publié le Vendredi 18 décembre 2020

L'UE condamne l'Iran pour détentions arbitraires et exécutions de dissidents

  • La santé de Sotoudeh, 57 ans, emprisonnée en 2018, suscite une inquiétude grandissante
  • Helena Dalli, commissaire européenne à l'Égalité, a réaffirmé «sans équivoque» la condamnation de l’UE de l’exécution de Sam

LONDRES: Des dirigeants de l'UE ont appelé jeudi l'Iran à libérer l'avocate spécialisée dans les droits de la personne, Nasrin Sotoudeh, et ont condamné le régime pour l’exécution d’un nombre de dissidents.

La santé de Sotoudeh, 57 ans, emprisonnée en 2018, suscite une inquiétude grandissante. L’avocate a été renvoyée derrière les barreaux à nouveau au courant du mois, après une brève libération de quelques semaines en novembre.

L'Iran a de plus suscité samedi la colère de la communauté internationale avec l’exécution du dissident Ruhollah Sam. Le militant a été pendu à la suite d’accusations d'avoir participé activement aux manifestations de 2017. Réfugié à Paris, il se rend en Irak en 2019, où est enlevé par les services de sécurité iraniens pour être ensuite rapatrié.

Dans un discours prononcé devant le parlement européen, Helena Dalli, commissaire européenne à l'Égalité, ne mâche pas ses mots. Elle appelle dans son allocution Téhéran à mettre fin aux détentions arbitraires de binationaux UE-Iraniens et de défenseurs des droits de la personne dans le pays.

«L'Iran continue de détenir un certain nombre de ressortissants binationaux iraniens et européens pour des motifs douteux, à la suite de procès où les droits procéduraux des accusés n'ont pas été entièrement respectés», a déclaré Dalli. «L'Union Européenne suit de près l'évolution des droits humains en Iran, et nous sommes parfaitement conscients de la dégradation qui s'est produite au cours de l'année écoulée», a-t-elle ajouté.

L’UE exige que Sotoudeh soit libérée et réunie avec sa famille, et Dalli a réaffirmé «sans équivoque» la condamnation de l’UE de l’exécution de Sam.

La commissaire a également attiré l'attention sur le cas d'Ahmadreza Djalali, un scientifique suédo-iranien, condamné à mort pour espionnage.

L'Iran a accéléré le rythme de détention des binationaux, alors qu'il subit en parallèle une pression financière croissante de la part des États-Unis, en raison de son programme nucléaire et de sa politique étrangère agressive.

De nombreux observateurs accusent l'Iran d'appliquer une politique de prise d'otages, pour ensuite les utiliser comme monnaie d'échange dans les grands litiges avec l'Occident.

L'Iran met de plus en plus les opposants politiques derrière les barreaux, surtout après la vague de manifestations nationales contre le régime, et les conditions économiques désastreuses provoquées par une économie en ruine.

Cette semaine, il est apparu qu'un autre dissident suédo-iranien, Habib Chaab, a été enlevé en Turquie en octobre et emmené en Iran. Téhéran l’accuse d'être l’un des chefs du mouvement séparatiste du Mouvement Arabe de Lutte pour la Libération d'Ahvaz. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.