Nationalisation du pétrolier YPF: L'Argentine pourrait devoir verser des milliards d'USD

Le logo de la compagnie pétrolière nationale argentine YPF est visible sur le siège de la société à Buenos Aires (Photo, AFP).
Le logo de la compagnie pétrolière nationale argentine YPF est visible sur le siège de la société à Buenos Aires (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 09 septembre 2023

Nationalisation du pétrolier YPF: L'Argentine pourrait devoir verser des milliards d'USD

  • YPF, ex-filiale du groupe espagnol Repsol, avait été nationalisée en grande partie en mai 2012 sous la présidence de Cristina Kirchner
  • L'Argentine, qui s'enfonce dans la crise financière et économique et qui vient de recevoir un nouveau soutien du FMI

NEW YORK: L'Argentine, en crise financière, pourrait devoir payer jusqu'à 16 milliards de dollars de dommages-intérêts à des actionnaires pour la nationalisation en 2012 de la compagnie pétrolière YPF, selon une décision vendredi de la justice américaine contre laquelle Buenos Aires va faire appel.

YPF, ex-filiale du groupe espagnol Repsol, avait été nationalisée en grande partie en mai 2012 sous la présidence de Cristina Kirchner, soulevant la question à l'époque de la sécurité des investissements financiers dans la troisième économie d'Amérique du Sud.

En 2014, après de longs mois de conflit, Repsol avait conclu avec Buenos Aires un accord lui "garantissant" une compensation financière de cinq milliards de dollars.

Mais cette affaire tentaculaire contre l'Etat argentin et YPF fut portée en 2015 devant la justice fédérale américaine, à New York, par le cabinet Burford Capital spécialisé dans le rachat de litiges de tiers et représentant des actionnaires du pétrolier: Petersen Energia Inversora et Eton Park Capital Management.

Selon une ordonnance d'une juge fédérale de Manhattan, Loretta Preska, rendue publique vendredi, les plaignants réclamaient jusqu'à 8% d'intérêts compensatoires en plus de quelque 8,43 milliards de dollars de dommages pour la nationalisation de YPF.

16 milliards de dollars

D'après la presse financière, cela porterait à environ 16 milliards de dollars (incluant 7,62 milliards de dollars d'intérêts) la somme que devrait verser l'Argentine aux actionnaires minoritaires, en guise d'indemnisation.

La juge américaine a également tranché la date exacte, au printemps 2012, à partir de laquelle il faut faire courir le calcul des intérêts.

"Le tribunal considère que le taux d'intérêt de 8% est adéquat et qu'il doit courir à compter du 3 mai 2012", date à laquelle le Parlement argentin avait voté la loi de nationalisation d'YPF, et non le 16 avril 2012, quand l'Argentine avait annoncé ce rachat et "exerçait alors un contrôle indirect sur le nombre nécessaires d'actions de Repsol".

"Le gouvernement argentin fera immédiatement appel" de cette décision judiciaire, ce qui pourrait prendre des mois voire des années, et "le président Alberto Fernández", actuellement au sommet du G20 en Inde, "a déjà discuté de la situation avec le procureur du Trésor" argentin, a annoncé sa porte-parole Gabriela Cerruti sur X (ex-Twitter).

"Nous continuerons à défendre la souveraineté énergétique et notre entreprise publique YPF contre les fonds vautours", a-t-elle écrit en allusion aux plaignants.

L'Argentine, qui s'enfonce dans la crise financière et économique et qui vient de recevoir un nouveau soutien du FMI, avait accepté de verser 4,9 milliards de dollars de dommages, mais sans intérêts.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.