Le président qatari du PSG affirme que les clubs saoudiens n’ont «aucune chance» de participer à la Ligue des champions de l’UEFA

Le président du Paris Saint-Germain (PSG) a déclaré que les clubs saoudiens n’avaient «aucune chance» de se voir accorder des places dans la Ligue des champions de l’UEFA (Photo, Reuters).
Le président du Paris Saint-Germain (PSG) a déclaré que les clubs saoudiens n’avaient «aucune chance» de se voir accorder des places dans la Ligue des champions de l’UEFA (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 09 septembre 2023

Le président qatari du PSG affirme que les clubs saoudiens n’ont «aucune chance» de participer à la Ligue des champions de l’UEFA

  • Nasser al-Khelaïfi a affirmé qu’il serait «extrêmement difficile» pour les clubs saoudiens de participer à la compétition
  • Les clubs de la Saudi Pro League ont dépensé près d'un milliard d’euros pendant l’été

LONDRES: Le président du Paris Saint-Germain (PSG) a déclaré que les clubs saoudiens n’avaient «aucune chance» de se voir accorder des places dans la Ligue des champions de l’UEFA.

Après que les clubs de la Saudi Pro League ont dépensé près d'un milliard d’euros pendant l’été, il a été suggéré que l’Arabie saoudite pourrait faire pression sur l’UEFA pour obtenir une «wild card » afin de participer à sa compétition phare à l’avenir.

Au début de l’année, Cristiano Ronaldo a quitté Manchester United pour Al-Nassr, Karim Benzema a quitté le Real Madrid pour Al-Ittihad et Neymar a quitté le PSG pour Al-Hilal, dans le cadre d’un afflux de joueurs de clubs européens vers la ligue saoudienne.

Prenant la parole à la fin de l’assemblée générale de L'Association européenne des clubs à Berlin en tant que président de l’organisation, Nasser al-Khelaïfi a affirmé qu’il serait «extrêmement difficile» pour les clubs saoudiens de participer à la compétition, a rapporté le journal Telegraph.

«Aujourd’hui, nous essayons de nous développer et de croître, de permettre à davantage de clubs européens de participer aux compétitions européennes. C’est ce que souhaitent les clubs de petite et de moyenne taille», a-t-il souligné. 

«Je ne pense pas qu’il y ait d’autres clubs venant de l’extérieur de l’Europe. Je ne sais pas ce qui va se passer dans quelques années mais aujourd’hui je ne crois pas qu’un club de l’extérieur jouera ici.» 

«S’il y a une Super Coupe ou quelque chose du genre, pourquoi pas ? Mais jouer en Europe dans une compétition, si vous n’êtes pas Européen, vous le savez mieux que moi, je ne pense pas», a-t-il ajouté.

Dans son discours, M. Al-Khelaïfi a évoqué la possibilité d’étendre les règles du fair-play financier qui régissent actuellement les clubs européens à l’ensemble du football mondial, ce qui, selon lui, devrait être pris en compte par la FIFA.

«Mon rôle est de me concentrer davantage sur l’Europe et sur la viabilité des clubs européens», a-t-il indiqué. «Mais, écoutez, la plupart des clubs ont vendu leurs joueurs à (la ligue saoudienne), alors, si nous ne sommes pas contents, pourquoi leur vendons-nous nos joueurs ? C’est la vérité.» 

«Est-ce dangereux ? Si vous posez la question aux clubs, certains diront que oui, et d’autres diront que non. Certains sont contents, d’autres ne le sont pas. Je vous ai dit ce que je pensais. S’il y a un danger, les clubs européens ne seront pas tranquilles. Pour l’instant, je ne vois pas de danger», a-t-il poursuivi.

Le Golfe pourra se vanter dans la Ligue des champions de cette saison lorsque Newcastle United, propriété du Fonds public d’investissement (PIF) d’Arabie saoudite, rencontrera le PSG d’Al-Khelaïfi lors de la phase de groupes, ce qui réjouit le Qatari. 

«Je ne suis pas un politicien. Je suis un passionné de sport», a-t-il lancé. «Pour moi, le football rassemble les gens. Je suis tellement fier et heureux que nous allons jouer contre Newcastle, à domicile et à l’extérieur, tous ensemble avec nos clubs. C’est ça le football.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.