Séisme au Maroc: trois régions françaises promettent un million d'euros d'aide humanitaire

Des sauveteurs utilisent une petite pelleteuse pour chercher des survivants sous les décombres d'une maison effondrée à Moulay Brahim, dans la province d'Al Haouz, le 9 septembre 2023, après un tremblement de terre. (AFP)
Des sauveteurs utilisent une petite pelleteuse pour chercher des survivants sous les décombres d'une maison effondrée à Moulay Brahim, dans la province d'Al Haouz, le 9 septembre 2023, après un tremblement de terre. (AFP)
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Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Séisme au Maroc: trois régions françaises promettent un million d'euros d'aide humanitaire

  • «Un million d’euros sera directement engagé, en fonction bien sûr des besoins qui seront exprimés par le Maroc, en faveur des victimes du séisme et pour la reconstruction du pays»
  • Le maire de Marseille, Benoît Payan, a lui indiqué sur X que Marseille et ses Marins pompiers participeront à l’effort de la communauté internationale afin de venir en aide aux populations sinistrées

MARSEILLE: L'Occitanie, la Collectivité de Corse et la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) se sont engagées samedi à fournir un million d'euros d'aide humanitaire en faveur des sinistrés du Maroc frappé par un puissant séisme ayant fait des centaines de victimes.

"Un million d’euros sera directement engagé, en fonction bien sûr des besoins qui seront exprimés par le Maroc, en faveur des victimes du séisme et pour la reconstruction du pays", ont annoncé dans un communiqué commun les présidents de ces régions, respectivement Carole Delga, Gilles Siméoni et Renaud Muselier.

"Fortes de liens méditerranéens anciens, privilégiés et vivants, nos trois régions méditerranéennes s’engagent immédiatement, ensemble, aux côtés du Royaume du Maroc et expriment leur solidarité totale avec ce pays ami", ont-ils indiqué.

"A court terme, nous sommes disponibles pour intervenir ensemble en faveur de l’aide humanitaire d’urgence. De la même façon, avec l’ensemble du monde associatif, nous voulons cibler le soutien sanitaire au Maroc, pour venir en aide aux blessés et aux sinistrés dans cette période très difficile qui s’ouvre", ont-ils précisé.

"Enfin, cet engagement financier concernera l’effort à venir de reconstruction, sur le plan urbain comme sur le plan agricole, et nous savons déjà que les besoins seront nombreux", ont-ils ajouté.

Séisme au Maroc: des associations françaises lancent des appels à dons

Plusieurs organisations caritatives françaises ont lancé samedi un appel à la générosité auprès du grand public, afin d'aider les sinistrés du Maroc, frappé par un séisme ayant fait plus de 1 000 morts.

Le Secours populaire français a annoncé dans un communiqué qu'il débloquait 50 000 euros issus de son "fonds d'urgence" pour "venir en aide aux enfants et aux familles qui ont tout perdu".

Au-delà de l'urgence, "l'accompagnement des personnes les plus fragiles" se fera nécessairement "dans la durée", souligne l'association, qui "lance un appel pressant à la solidarité et au soutien financier pour les victimes de cette catastrophe".

La Fondation de France, "présente depuis plusieurs années dans cette zone", a annoncé de son côté mobiliser immédiatement 250 000 euros. Elle a également lancé un appel à dons pour "renforcer" ses actions, dont la mise à l'abri, ou le soutien psychologique aux victimes.

La Fondation "interviendra dans les zones les plus impactées, notamment dans les territoires isolés où l'aide arrive plus difficilement et les populations sont davantage livrées à elles-mêmes", a-t-elle précisé.

"Elle mènera dans un second temps des actions de reconstruction durable" comme la "réhabilitation de bâtiments collectifs" ou la relance économique.

Appel à dons également du côté de la Croix-Rouge française, pour pouvoir contribuer "à la fourniture de produits de première nécessité", en collaboration avec les équipes du Croissant-Rouge sur place.

Au vu des dégâts "considérables", il faudra "anticiper un accompagnement qui va s'inscrire dans la durée", alerte la Croix-Rouge, qui ne sollicite que des dons financiers, et refusera les dons en nature.

Au moins 1 037 personnes ont péri dans un puissant séisme qui a frappé le Maroc dans la nuit de vendredi à samedi, provoquant d'énormes dégâts et semant la panique à Marrakech, haut lieu du tourisme, et plusieurs autres villes, selon un nouveau bilan officiel.

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a lui indiqué sur X (précédemment Twitter) que Marseille et ses Marins pompiers participeront à l’effort de la communauté internationale afin de venir en aide aux populations sinistrées.

Contactés par l'AFP, les marins pompiers de Marseille ont indiqué avoir été sollicité et qu'un recensement des personnels disponibles était en cours.

"L’état-major de la zone Sud de la sécurité civile nous a demandé de recenser les éventuels personnels disponibles en matière de sauvetage déblaiement", ont également indiqué les pompiers de l'Hérault.


Moyen-Orient: Macron dénonce une "escalade inconsidérée" et plaide pour une trêve pendant l'Aïd

Le président Emmanuel Macron arrive au sommet de l’Union européenne à Bruxelles le 19 mars 2026. Les dirigeants de l’Union européenne se réunissent dans un contexte de guerre au Moyen-Orient entre les États-Unis, Israël et l’Iran, avec des impacts sur l’énergie et la sécurité. (AFP)
Le président Emmanuel Macron arrive au sommet de l’Union européenne à Bruxelles le 19 mars 2026. Les dirigeants de l’Union européenne se réunissent dans un contexte de guerre au Moyen-Orient entre les États-Unis, Israël et l’Iran, avec des impacts sur l’énergie et la sécurité. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron dénonce une « escalade inconsidérée » au Moyen-Orient, où les frappes touchent désormais des infrastructures énergétiques, notamment au Qatar
  • Il appelle à un arrêt temporaire des combats pendant l’Aïd al-Fitr et à l’ouverture de discussions directes entre les États-Unis et l’Iran

BRUXELLES: Emmanuel Macron a dénoncé jeudi une "escalade inconsidérée" au Moyen-Orient où la guerre s'est étendue aux sites de production d'hydrocarbures, en particulier au Qatar, et a appelé à "stopper" les combats pendant l'Aïd el-Fitr, la fête qui marque la fin du ramadan.

"Plusieurs (...) pays du Golfe ont été frappés pour la première fois sur leurs capacités de production, de la même manière que l'Iran avait été frappé", a relevé le président français à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles, appelant de ses voeux des discussions "directes" entre Américains et Iraniens sur cette question.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Emmanuel Macron avait proposé un "moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques" après avoir parlé au président américain Donald Trump et à l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

Ces frappes se sont poursuivies après cet appel.

"Nous allons continuer de nous mobiliser et, évidemment, nous avons passé aussi ce message aux Iraniens", a dit le président français devant la presse à Bruxelles. Il a ajouté souhaiter "qu'il y ait des discussions directes qui puissent s'établir entre Américains et Iraniens sur ce point".

"Je pense que tous les esprits devraient se calmer et le combat devrait stopper au moins pour quelques jours pour essayer de redonner une chance aux négociations", à la faveur de la fin du ramadan célébrée dans les tout prochains jours, a insisté Emmanuel Macron.


Le ramadan finira vendredi pour tous les musulmans en France

A l'issue d'une démarche exceptionnelle de concertation, plusieurs instances départementales avaient également annoncé en début de semaine la date du 20 mars. (AFP)
A l'issue d'une démarche exceptionnelle de concertation, plusieurs instances départementales avaient également annoncé en début de semaine la date du 20 mars. (AFP)
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  • La commission religieuse de la Grande mosquée, réunie mercredi après-midi, "a constaté l'impossibilité d'observer la nouvelle lune", affirme l'institution dans un communiqué
  • De ce fait "le mois de ramadan durera 30 jours" ce qui fixe à vendredi la date de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan, mois de jeûne, de prières et de partage pour les cinq à six millions de musulmans vivant en France.

PARIS: Après un début en deux temps qui avait consterné les fidèles, le ramadan se terminera vendredi pour tous les musulmans de France, la Grande mosquée de Paris ayant elle aussi arrêté cette date pour l'Aïd el-Fitr.

La commission religieuse de la Grande mosquée, réunie mercredi après-midi, "a constaté l'impossibilité d'observer la nouvelle lune", affirme l'institution dans un communiqué.

De ce fait "le mois de ramadan durera 30 jours" ce qui fixe à vendredi la date de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan, mois de jeûne, de prières et de partage pour les cinq à six millions de musulmans vivant en France.

Cette décision met un terme au pataquès qui avait entouré les dates du ramadan cette année en France, déploré par beaucoup comme un signe de division interne.

La Grande mosquée de Paris avait en effet fixé son début au 18 février, à rebours de la date du 19 arrêtée par de nombreuses autres institutions parmi lesquelles le Conseil français du culte musulman (CFCM), ex-instance de représentation de l'islam auprès des pouvoirs publics.

En ce qui concerne la fin du ramadan, le CFCM avait de longue date fixé à vendredi le jour de l'Aïd el-Fitr.

A l'issue d'une démarche exceptionnelle de concertation, plusieurs instances départementales avaient également annoncé en début de semaine la date du 20 mars.

La divergence dans la fixation des dates vient de la méthode retenue, selon que le calcul astronomique est ou non associé à l'observation de la lune.


Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant

Le président français Emmanuel Macron salue des militaires à bord du porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée, après des frappes de drones iraniens sur Chypre, le 9 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron salue des militaires à bord du porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée, après des frappes de drones iraniens sur Chypre, le 9 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron se rend à Indret pour dévoiler le nom du futur porte-avions français, qui remplacera le Charles de Gaulle en 2038
  • Le projet, estimé à 10 milliards d’euros sur 20 ans, représente un symbole de puissance militaire française et intègre une technologie américaine électromagnétique pour les catapultes, tout en restant évolutif pour accueillir drones et aéronefs futurs

PARIS: Un nouveau navire amiral, embarquant des drones et fort de trois catapultes: Emmanuel Macron se rend mercredi à Indret, près de Nantes, où il dévoilera le nom du futur porte-avions français dont la construction vient de débuter.

Le chef de l'Etat est attendu vers 15H00 sur le site du constructeur Naval Group où seront fabriquées les deux chaufferies nucléaires du bâtiment. Il remplacera en 2038 le Charles de Gaulle, sur lequel Emmanuel Macron s'est récemment rendu alors qu'il naviguait en Méditerranée orientale face aux risques d'extension de la guerre au Moyen-orient.

Le chef de l'État a donné le feu vert à la construction de ce porte-avions de nouvelle génération en décembre, concrétisant un projet en gestation depuis 2018. Ce déplacement devrait être l'occasion de dévoiler le nom du navire, dont la coque sera façonnée à Saint-Nazaire à partir de 2031.

Le "Richelieu" ? "François Mitterrand" ? Le "Marie Marvingt", pionnière de l'aviation ?  Ou encore le "Simone Veil", figure politique française ? Les paris vont bon train sur internet, en attendant le verdict présidentiel. Donner le nom d'une femme à un tel bâtiment serait en tout cas une première.

Ce nouveau fleuron, qui représentera 10 milliards d'euros d'investissements sur une vingtaine d'années, est d'ores et déjà paré de tous les superlatifs. "Ce sera le plus gros navire militaire construit en France, avec 77.000 tonnes contre 42.000 pour le Charles de Gaulle", relève l'Elysée.

Seuls deux pays au monde disposent de porte-avions nucléaires, les Etats-Unis (11 bâtiments) et la France. La Chine et l'Inde en ont à propulsion classique et les autres (Royaume-uni, Italie..) sont équipés de porte-aéronefs à décollage vertical.

De quoi faire du navire un symbole de la puissance militaire française, à l'heure où Emmanuel Macron met un accent particulier sur l'effort de défense, à l'image de son récent discours sur la dissuasion nucléaire qui marque l'augmentation de l'arsenal français et une coopération avec huit pays européens.

Ce futur bâtiment "sera capable à la fois de catapulter et de récupérer des avions. Actuellement, sur la plupart des porte-avions, vous catapultez et vous reconfigurez ensuite le pont pour récupérer, ce qui limite en termes de capacité opérationnelle", souligne la présidence.

- "Plan B" -

Avec trois rails de catapulte, au lieu de deux actuellement, il maximisera aussi la capacité d'envol des 40 aéronefs embarqués.

Un gros bémol toutefois: la technologie électromagnétique des futures catapultes relèvera de l'américain General Atomics, source de vulnérabilité potentielle dans un monde aux rapports de forces de plus en plus exacerbés.

"Le choix a été fait, et c'est un choix économique de travailler avec les États-Unis, qui est parfaitement cohérent, mais il existe bien évidemment d'autres plans, un plan B, si jamais on avait des contraintes particulières", assure toutefois un conseiller présidentiel.

Le bâtiment devra aussi être "évolutif" pour pouvoir accueillir tous les types d'avions qui seront déployés pendant sa durée de vie, mais aussi des drones, le nouveau défi militaire révélé par les guerres en Ukraine et au Moyen-orient.

Un enjeu énorme. "On ne peut pas se contenter de reproduire un outil qui a été conçu à la moitié du siècle dernier", souligne le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon.

"Demain, le porte-avions ne sera pas qu'un porte-avions (..) Nous aurons besoin de drones qui vont pénétrer les défenses adverses, que ce soit des drones de combat ou des munitions téléopérées, de drones ravitailleurs, de drones de surveillance...", renchérit le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Nicolas Vaujour.

Vecteur de projection de puissance, les porte-avions représentent aussi des coûts astronomiques, en période de restriction budgétaire. "Sur un programme de près de 20 ans, nous sommes précautionneux", concède l'Elysée tout en maintenant l'estimation de 10 milliards d'euros.

La question d'un deuxième porte-avions continue aussi de se poser, alors qu'un seul bâtiment n'est disponible que 65% du temps. "A ce stade, non", répond-on toutefois à l'Elysée.