Sénégal: Le Premier ministre candidat officiel du camp présidentiel à l'élection de 2024

Amadou Ba, 62 ans, a moins de six mois pour convaincre les Sénégalais de lui confier la direction du pays (Photo, X).
Amadou Ba, 62 ans, a moins de six mois pour convaincre les Sénégalais de lui confier la direction du pays (Photo, X).
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Publié le Dimanche 10 septembre 2023

Sénégal: Le Premier ministre candidat officiel du camp présidentiel à l'élection de 2024

  • Mais Amadou Ba risque pour cela de devoir affronter la concurrence dans son propre camp
  • Le camp de Macky Sall a alors donné carte blanche au président pour choisir un candidat

DAKAR: Le président sénégalais Macky Sall a désigné samedi son Premier ministre Amadou Ba comme candidat de son camp à la présidentielle de février 2024, totalement indécise.

Amadou Ba, 62 ans, a moins de six mois pour convaincre les Sénégalais de lui confier la direction du pays après des années économiques et politiques difficiles, mais avec l'espoir de tirer profit des nouveaux revenus pétroliers et gaziers à partir de 2024.

Le président Sall l'a ouvertement chargé, s'il est élu, de poursuivre sa politique de grands chantiers visant à développer le pays et le sortir de la pauvreté.

Mais Amadou Ba risque pour cela de devoir affronter la concurrence dans son propre camp, la fin prévue des années Macky Sall ayant attisé les convoitises.

Macky Sall, élu en 2012 et réélu en 2019, a annoncé en juillet qu'il ne briguerait pas un troisième mandat.

Il avait maintenu pendant des mois l'incertitude sur une éventualité qui soulevait les objections constitutionnelles d'un grand nombre et qui passe pour avoir nourri de vives tensions dans un pays par ailleurs considéré comme un pôle de stabilité dans une région troublée.

Le camp de Macky Sall a alors donné carte blanche au président pour choisir un candidat.

M. Sall a attendu deux mois pour trancher parmi une dizaine de candidatures déclarées. Parmi elles, Amadou Ba faisait partie des favoris.

M. Ba avait pour lui son expérience: chef du gouvernement depuis septembre 2022, ministre des Affaires étrangères jusqu'en 2020, et auparavant parmi les premiers rôles pour mettre en oeuvre le plan d'émergence économique du président en sa qualité de ministre de l'Economie et des Finances de 2013 à 2019.

Macky Sall a fini par réunir les chefs de sa coalition au palais présidentiel samedi après-midi pour délivrer le verdict qui tenait la classe politique en haleine.

"Nous avons retenu Monsieur Amadou Ba, actuel Premier ministre, comme candidat de Benno Bokk Yakaar (BBK, la coalition gouvernementale) et de la grande majorité présidentielle", a-t-il dit dans un message lu en sa présence par son Haut représentant, Moustapha Niasse.

M. Ba "pourrait être un leader rassembleur" au-delà de la coalition, et "il connaît également très bien le plan Sénégal émergent pour assurer la poursuite des politiques économiques, sociales et environnementales", a-t-il ajouté.

«Choix cohérent»

Le chef de l'Etat a invoqué la diversité du parcours de M. Ba, inspecteur des impôts sorti de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature de Dakar. Il a loué ses "qualités d'humilité, d'écoute".

La connaissance des dossiers, le langage policé de M. Ba, pas coutumier des controverses, passent pour inspirer la confiance des partenaires, y compris étrangers.

Il est aussi crédité d'un réseau très dense, y compris chez les chefs religieux, très influents.

La désignation d'Amadou Ba a été entérinée par la réunion des leaders de la coalition autour de Macky Sall et en direct à la télévision nationale.

Benno Bokk Yakaar a publié sur les réseaux sociaux une photo d'Amadou Ba, présenté comme "le candidat de BBY" et "le choix cohérent pour une victoire dès le premier tour".

La désignation de M. Ba devrait appeler rapidement un remaniement ministériel.

La décision du président Sall risque cependant de nourrir certaines amertumes. L'actuel ministre de l'Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye, un des prétendants à l'investiture, a prévenu préalablement qu'il ne se désisterait pas.

Il a annoncé sa démission du gouvernement sur les réseaux sociaux samedi soir. Il est temps pour lui "de relever de nouveaux défis", a-t-il dit.

La candidature de M. Ba "est la seule et unique candidature de Benno Bokk Yakaar", a prévenu M. Sall. "Je lance un appel vibrant pour l'unité à tous les candidats à la candidature", a-t-il ajouté.

En tout, une trentaine de candidatures sont déclarées pour la présidentielle du 25 février 2024. La collecte des parrainages doit commencer fin septembre. Le Conseil constitutionnel validera ou invalidera les candidatures fin décembre.

Avec le renoncement de M. Sall, mais aussi l'incarcération de l'opposant Ousmane Sonko, les Sénégalais sont plongés dans un flou sans précédent quant au nom de leur futur président.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.