L'Arabie saoudite et l'Inde signent 47 protocoles d'accord visant à stimuler les possibilités d’investissements

Ci-dessus, inauguration du Forum d’investissement indo-saoudien à New Delhi. (Sanjay Kumar)
Ci-dessus, inauguration du Forum d’investissement indo-saoudien à New Delhi. (Sanjay Kumar)
Ci-dessus, le vice-ministre saoudien chargé de la sensibilisation des investisseurs, Badr al-Badr, lors du forum. (Photo fournie)
Ci-dessus, le vice-ministre saoudien chargé de la sensibilisation des investisseurs, Badr al-Badr, lors du forum. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 11 septembre 2023

L'Arabie saoudite et l'Inde signent 47 protocoles d'accord visant à stimuler les possibilités d’investissements

  • L'Arabie saoudite et l'Inde constituent un partenariat stratégique pour les affaires et l'économie, déclare un haut responsable saoudien
  • Le Forum d'investissement indo-saoudien a lieu en marge de la visite d’État officielle en Inde du prince héritier et Premier ministre saoudien, Mohammed ben Salmane

RIYAD: L'Arabie saoudite et l'Inde ont signé un accord bilatéral visant à stimuler les possibilités d'investissement dans les deux pays, a déclaré un ministre de haut rang lors d'une réunion sur les investissements actuels, à New Delhi.

S'exprimant lors du Forum d'investissement indo-saoudien à New Delhi, Badr al-Badr, vice-ministre chargé de la sensibilisation des investisseurs au ministère saoudien de l'Investissement, déclare: «Le ministère de l'Investissement de l'Arabie saoudite et Invest India ont signé un accord bilatéral visant à renforcer les initiatives d’investissements mutuelles et à offrir aux investisseurs des facilités pour faire davantage d’affaires.»

Le vice-ministre a en outre annoncé que les deux pays avaient signé quarante-sept protocoles d'accord, notamment des accords entre des entreprises des secteurs privé et public.

«L’Arabie saoudite et l’Inde se complètent parfaitement. Votre demande représente notre offre, et notre demande représente également votre offre», affirme M. Al-Badr.

Il a en outre exhorté les investisseurs et hommes d'affaires indiens à investir dans le Royaume.

«Vous connaissez l’Arabie saoudite comme une superpuissance mondiale à long terme dans le domaine des énergies traditionnelles. Et vous savez désormais que nous sommes devenus bien plus que cela. Nos transformations dynamiques ont été créées dans le cadre de la Vision 2030», indique le vice-ministre.

Et d’ajouter: «Nos entreprises saoudiennes constituent d’excellents partenaires potentiels pour vous en raison de leurs compétences, de leur envergure, de leur savoir-faire, de leur solidité financière et de leur expérience. Vous vous rendrez compte que ce sont d’excellents partenaires commerciaux et fournisseurs de solutions.»

Badr al-Badr souligne en outre que les relations commerciales entre l'Arabie saoudite et l'Inde se développent à un rythme soutenu, la valeur des exportations indiennes vers l'Arabie saoudite ayant atteint 10,7 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro) en 2022, soit une hausse de 85% comparativement aux 5,6 milliards de dollars en 2018.

Les exportations saoudiennes vers l’Inde entre 2018 et 2022 ont augmenté de 114%. Le vice-ministre mentionne qu'elles ont atteint 42 milliards de dollars en 2022, contre 26 milliards de dollars en 2018.

«Cette croissance des exportations a été réalisée pendant une période de pandémie, de chocs énergétiques, de bouleversements géopolitiques, de défis en matière de sécurité alimentaire, d’inflation élevée, de défis environnementaux et de problèmes de chaînes d’approvisionnement. Malgré toutes ces difficultés, l’économie saoudienne s’est développée et s’est diversifiée au cours des six dernières années», ajoute M. Al-Badr.

La délégation indienne a fait écho à cette vision des choses, déclarant qu'elle estimait que le moment était venu de développer les relations bilatérales vers une alliance renforcée.

«Le moment est venu! Nous connaissons depuis longtemps la force et la puissance de l’Arabie saoudite, et vous savez ce que représente l’Inde. Jusqu’à présent, nous réfléchissions avec notre esprit, et désormais, nous réfléchissons avec notre esprit et notre cœur», a déclaré Nivruti Rai, PDG d’Invest India, lors de cet événement.

Rajesh Kumar Singh, secrétaire du Département pour la promotion de l'industrie et du commerce intérieur du ministère indien du Commerce et de l'Industrie, déclare que l'Arabie saoudite et l'Inde vont davantage examiner les opportunités d'investissement.

«Un certain nombre d’entreprises saoudiennes ont déjà investi dans le secteur de l'énergie solaire de l’Inde, et nous sommes impatients de collaborer avec vous dans de nouveaux domaines comme l'énergie hydrogène», indique M. Singh.

Le Forum d'investissement indo-saoudien à New Delhi cherche à explorer les opportunités d'investissement dans les secteurs des technologies de l'information et des communications, de l'entrepreneuriat, des produits chimiques, de l'énergie, ainsi que des secteurs de pointe de l’industrie manufacturière.

Cet événement a lieu en marge de la visite d’État officielle en Inde du prince héritier et Premier ministre saoudien, Mohammed ben Salmane.

Le prince héritier a également dirigé la délégation saoudienne au sommet des dirigeants du Groupe des vingt (G20) ce week-end, pour la recherche de solutions aux défis communs mondiaux.

Le Forum d'investissement indo-saoudien fait suite à plusieurs événements organisés par des organismes liés aux investissements de pays tels que l'Italie, le Japon, le Brésil et la France.

Il fait partie d'initiatives conçues pour attirer les investissements directs étrangers en Arabie saoudite, conformément à sa Vision 2030 et à la Stratégie nationale d'investissement, qui vise à dégager trois mille milliards de dollars d'opportunités d'investissement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Flambée des prix de l'énergie: en France, "baisse des taxes pas envisagée" à ce stade

La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
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  • Le gouvernement français, via sa porte-parole Maud Bregeon, n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron appelle à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et insiste sur la nécessité de maîtriser le déficit public

PARIS: Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les prix des carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui est également chargée du portefeuille de l'Energie.

Elle a expliqué que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme pendant l'épidémie de Covid et devait tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB), en rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".

Maud Bregeon a souligné aussi que la situation n'avait "rien à voir" avec 2022, quand les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Evoquant une réunion prévue sur l'énergie, jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, la porte-parole a indiqué que ce rendez-vous visait à faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit.

"J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (...) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La représentante du gouvernement a aussi rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz.

Le président a en outre appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.


Les marchés boursiers les yeux tournés vers les banques centrales plus que vers le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
  • Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre
  • Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones)

PARIS: Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole.

Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre.

Symbole de ce rebond, l'action du constructeur automobile Stellantis a progressé de 2,89% à Paris.

A Francfort, les investisseurs ont privilégié les valeurs défensives, moins exposées à la conjoncture, comme l’énergéticien E.ON (+3,20%, 20,30 euros), les réassureurs Hannover Re (+4,03%, 273,80 euros) et Munich Re (+2,48%, 553,40 euros).

Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones).

"Comme hier (lundi), nous sommes dans une vague de reprise, peut-être technique", résume Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.

Cette légère amélioration "ne constitue pas vraiment une lueur d’espoir", tempère Andreas Lipkow à Francfort.

Ralentissement de la hausse du pétrole 

Aucune amélioration géopolitique au Moyen-Orient n'explique la résilience des marchés boursiers.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que la France n'était pas prête à s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel".

La compagnie aérienne British Airways a annoncé mardi suspendre jusqu'au 31 mai inclus ses vols vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv "en raison de l'incertitude persistante de la situation au Moyen-Orient".

Surtout, les prix du pétrole continuent à augmenter, moins fortement que la veille: vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 102,17 dollars (+1,96%) et son équivalent américain du WTI progressait de 1,82% à 95,20 dollars.

Passée la "stupéfaction" des premiers jours, "il y a une forme de normalisation (...) au bout de deux ou trois semaines de conflit (...) le marché se remet en mode économie de guerre", décrypte Frédéric Rozier.

Détente sur les taux d'emprunt des États 

De fait, les marchés boursiers semblent anticiper les décisions des banques centrales de ne pas relever leurs taux directeurs malgré des risques d'inflation liée à la hausse du pétrole.

"Le marché a envie de croire que les banques centrales vont considérer cette inflation comme temporaire et donc ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux", commente Frédéric Rozier.

"Nous anticipons que la Fed laissera ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion de cette semaine", estime aussi Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez Wealth Management

"Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine — trop tôt", ajoute Mme Kukla.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt sur les emprunts émis par les États pour financer leurs dettes reculaient, après avoir bondi aux premiers jours du conflit.

Aux alentours de 17H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit).

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, l'échéance la plus scrutée, se maintenait à 4,19%.

La Banque centrale australienne (RBA) a de son côté relevé mardi son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, invoquant la "forte hausse des prix des carburants".

 


Commerce: la Chine envoie samedi son vice-Premier ministre en France pour des discussions avec Washington

Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se rendra en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec les États-Unis, avec des discussions prévues à Paris avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent
  • Ces négociations interviennent sur fond de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, avant une possible visite du président américain Donald Trump en Chine fin mars

PEKIN: La Chine a confirmé vendredi que son vice-Premier ministre He Lifeng, chargé des questions économiques, effectuera à partir de samedi une visite en France, pour mener des discussions avec les Etats-Unis sur le commerce.

Ces négociations de haut niveau se dérouleront quelques semaines avant une possible visite à Pékin du président américain Donald Trump, lors de laquelle il rencontrerait son homologue Xi Jinping.

Le Trésor américain avait déjà indiqué jeudi que ces discussions commerciales bilatérales auraient lieu dimanche et lundi à Paris, entre He Lifeng et le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le dirigeant chinois "conduira une délégation en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec la partie américaine" sur des questions "d'intérêt mutuel", a indiqué vendredi le ministère chinois du Commerce.

Scott Bessent sera accompagné à Paris par le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Le président américain prévoit de se rendre à Pékin du 31 mars au 2 avril, a indiqué la Maison Blanche. Les autorités chinoises n'ont pas confirmé cette visite ni ce calendrier, ce qui est habituel de leur part.

Les Etats-Unis et la Chine se sont livré l'an passé une âpre bataille aux retombées mondiales, à coups de droits de douane et de restrictions diverses. Une trêve précaire a ensuite été conclue, sous l'égide, déjà, de Scott Bessent et He Lifeng.

Des points de friction subsistent toutefois.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou bloc (l'Union européenne), dont la Chine. Elles sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Cette initiative est un "exemple typique d'unilatéralisme" qui "porte gravement atteinte à l'ordre économique et commercial international", a dénoncé vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué séparé.

"La Chine exhorte les Etats-Unis à revenir sur leurs pratiques contestables et à privilégier le dialogue et la consultation pour résoudre les différends", a-t-il souligné.