Les émissaires saoudien et indien soulignent l'importance de la visite du prince héritier en Inde et de sa participation au G20

L'ambassadeur saoudien auprès de la République de l'Inde, Saleh Eid Al-Hussaini, a souligné le rôle central joué par le Royaume d'Arabie saoudite au sein du G20. (SPA)
L'ambassadeur saoudien auprès de la République de l'Inde, Saleh Eid Al-Hussaini, a souligné le rôle central joué par le Royaume d'Arabie saoudite au sein du G20. (SPA)
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Publié le Dimanche 10 septembre 2023

Les émissaires saoudien et indien soulignent l'importance de la visite du prince héritier en Inde et de sa participation au G20

  • L'ambassadeur de l'Inde en Arabie saoudite a souligné l'importance de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane en Inde
  • Il a rappelé les relations profondes et historiques entre le Royaume et l'Inde, qui ont évolué de manière significative depuis 2019

RIYAD : L'ambassadeur de l'Inde en Arabie saoudite, Sohail Ejaz Khan, a souligné l'importance de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane en Inde et de sa participation au sommet des dirigeants du G20, a rapporté samedi l'agence de presse saoudienne.

Khan a déclaré que cette visite revêtait une importance capitale tant pour le sommet du G20, qui s'est tenu samedi à New Delhi, que pour les relations bilatérales.

Il a mis en exergue les diverses réunions auxquelles le Royaume a participé tout au long de la présidence indienne du sommet. Ces réunions ont porté sur un large éventail de sujets, notamment l'énergie, la finance et les activités liées au G20.

L'engagement de l'Inde en faveur de la coopération mondiale s'est manifesté par l'organisation de plus de 220 réunions dans 60 villes, qui ont accueilli 18 000 délégués de plus de 115 nationalités différentes.

Khan a précisé que la présidence indienne du G20 jouait un rôle essentiel dans la recherche de solutions inclusives pour relever les défis les plus pressants du monde et promouvoir un développement global.

L'Inde a pris la présidence du G20 pour 2023, et attiré la participation de 19 membres, dont l'UE, ainsi que de neuf pays invités et de trois organisations régionales. L'Inde devrait accueillir plus de 40 dirigeants mondiaux au cours de cette période.

L'ambassadeur saoudien en Inde, Saleh Eid Al-Hussaini, a quant à lui souligné le rôle central joué par le Royaume au sein du G20, en tant qu'élément clé des efforts internationaux visant à favoriser la croissance économique et la prospérité au niveau mondial.

Al-Hussaini a également souligné l'importance de la visite du prince héritier dans la capitale indienne.

Il a rappelé les relations profondes et historiques entre le Royaume et l'Inde, qui ont évolué de manière significative depuis 2019, comme en témoigne la création du conseil de partenariat stratégique, coprésidé par le prince héritier et le Premier ministre indien Narendra Modi.

Al-Hussaini a évoqué la place économique prépondérante des deux pays dans leurs régions respectives et dans le monde, citant la complémentarité de leurs économies et leur engagement commun à mettre en œuvre des visions importantes.

Ces facteurs offrent de vastes possibilités de commerce, d'investissement et de transfert de technologie, et jouent un rôle crucial dans la sécurité économique, énergétique et alimentaire mondiale, a-t-il déclaré.

L'ambassadeur a indiqué que le Royaume était le quatrième partenaire commercial de l'Inde, tandis que l'Inde est le deuxième partenaire commercial du Royaume, et que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a augmenté de 50 %, atteignant 53 milliards de dollars (1 dollar américain = 0,93 euro) contre 35 milliards de dollars en 2021.

Il a rappelé la dépendance mutuelle du Royaume et de l'Inde dans diverses chaînes d'approvisionnement en biens et services stratégiques. Le Royaume est une source fiable pour les importations indiennes de pétrole, de produits pétrochimiques et d'engrais et joue un rôle mondial essentiel dans la sécurité énergétique et la stabilité des prix. En retour, l'Inde contribue à la sécurité alimentaire et constitue une source importante de transferts étrangers.

En outre, la main-d'œuvre indienne présente dans le Royaume a renforcé la dynamique du marché du travail et a favorisé le renforcement des relations entre les deux nations.

Al-Hussaini a déclaré que l'influence du Royaume dépassait le niveau régional pour s'étendre à la scène mondiale, puisqu'il se classe parmi les principales économies du monde et qu'il est le seul membre du Moyen-Orient du G20, qui est une plateforme internationale essentielle pour relever les défis économiques mondiaux.

La tenue du sommet du G20 en Inde cette année est particulièrement importante, vu la croissance économique de l'Inde en 2022, qui en fait l'un des plus grands pays du monde en termes de population et la cinquième économie mondiale.

Al-Hussaini a également indiqué que le volume des échanges commerciaux entre le Royaume et les pays du G20 avait atteint 421 milliards de dollars en 2022. Les pays du G20 représentent collectivement 85 % du produit intérieur mondial, abritent 60 % de la population mondiale et représentent 75 % du volume des échanges mondiaux.

Cela souligne l'importance, l'efficacité et l'influence des États membres du G20 dans la promotion de la croissance et de la stabilité économiques, ainsi que leur capacité à relever les défis économiques mondiaux, a-t-il dit.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.

 


Liban: deux morts dans une frappe israélienne 

Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
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  • Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël
  • L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer

BEYROUTH: Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le mouvement islamiste pro-iranien.

Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël.

L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer.

Sous forte pression américaine et la crainte d'une intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s'est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre meurtrière avec Israël.

L'armée libanaise s'était engagée à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 les structures militaires du Hezbollah - qui s'y oppose - entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Une réunion gouvernementale est prévue jeudi pour un point sur la situation. Une autre est aussi prévue dans la semaine du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d'Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a salué dimanche sur X les "efforts" du gouvernement et de l'armée libanaise, ajoutant toutefois qu'ils étaient "loin d'être suffisants".

Au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé.