Le Commissaire aux droits de l’homme de l'ONU condamne les incidents au cours desquels un Coran a été brûlé

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, prononçant un discours lors de l'ouverture du 54e Conseil des droits de l’homme de l'ONU, à Genève, le 11 septembre 2023. (AFP)
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, prononçant un discours lors de l'ouverture du 54e Conseil des droits de l’homme de l'ONU, à Genève, le 11 septembre 2023. (AFP)
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Publié le Lundi 11 septembre 2023

Le Commissaire aux droits de l’homme de l'ONU condamne les incidents au cours desquels un Coran a été brûlé

  • Dans ses observations, M. Türk a appelé à «la préservation de la dignité humaine»
  • Le Danemark et la Suède ont connu plusieurs manifestations au mois de juillet, au cours desquelles des exemplaires du Coran ont été brûlés

GENEVE: Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a condamné aujourd’hui la série d’incidents survenus en Europe dans le courant de l’année, au cours desquels le Saint Coran a été brûlé.

Dans ses observations, M. Türk a appelé à «la préservation de la dignité humaine».

Volker Türk a émis ces propos à l’occasion de l'ouverture de la 54e réunion du Conseil des droits de l’homme des nations Unies à Genève. Le Conseil devrait discuter de la question des Corans brûlés le 6 octobre.

Le Danemark et la Suède ont connu plusieurs manifestations au mois de juillet, au cours desquelles des exemplaires du Coran ont été brûlés ou endommagés, provoquant l'indignation de pays musulmans, qui ont exigé que les gouvernements de ces pays du Nord mettent un terme à ces actions.

Le Conseil des droits de l’homme de l'Organisation des nations unies (ONU) devrait également discuter d'un certain nombre de questions liées aux droits de l’homme, notamment la haine religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, la xénophobie et les formes d'intolérance qui y sont associées, entre autres questions liées aux droits de l’homme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


USA: interception d'un «ballon» à haute altitude au-dessus de l'Utah

Le Pentagone vu du ciel à Washington, le 2 mars 2022 (Photo, AFP).
Le Pentagone vu du ciel à Washington, le 2 mars 2022 (Photo, AFP).
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  • La FAA de son côté a également déterminé que le ballon ne présentait pas de danger pour l'aviation, toujours selon le NORAD
  • En février 2023, les Etats-Unis avaient repéré et abattu un énorme ballon blanc venu de Chine qui survolait une série de sites d'armement nucléaire top secrets

WASHINGTON: Un petit "ballon" flottant à haute altitude au-dessus de l'Utah (ouest des Etats-Unis) a été intercepté vendredi par l'armée de l'air américaine, mais a été jugé sans risque pour la sécurité nationale ni pour l'aviation, a annoncé l'agence militaire américano-canadienne, citée par les médias américains.

Le Commandement militaire de l'Espace aérien nord-américain (NORAD) a expliqué dans un communiqué, en coordination avec l'Agence américaine de l'Aviation (FAA), avoir "détecté un petit ballon à plus de 13 000 mètres d'altitude", selon CBS News.

"Le ballon a été intercepté par des avions de chasse du NORAD, qui ont déterminé qu'il n'était pas manoeuvrable et ne présentait pas de menace pour la sécurité nationale", a précisé le NORAD dans son commmuniqué.

La FAA de son côté a également déterminé que le ballon ne présentait pas de danger pour l'aviation, toujours selon le NORAD.

Le NORAD a toutefois précisé qu'il allait "continuer à le surveiller".

Selon CBS citant un responsable américain sous couvert d'anonymat, le ballon a une boîte cubique d'environ 60 cm de long suspendue de chaque côté.

En février 2023, les Etats-Unis avaient repéré et abattu un énorme ballon blanc venu de Chine qui survolait une série de sites d'armement nucléaire top secrets.

Pékin avait nié utiliser des ballons d'espionnage, et avait expliqué que celui abattu était destiné à des recherches météorologiques.

A la suite de cet événement, l'armée américaine avait ajusté ses critères pour que ses radars puissent détecter des objets plus petits.


Les Etats ouest-africains lèvent une grande partie des sanctions contre le Niger

Les drapeaux des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sont exposés à la session extraordinaire des chefs d'État à Abuja, au Nigéria, le 24 février 2024 (Photo, AFP).
Les drapeaux des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sont exposés à la session extraordinaire des chefs d'État à Abuja, au Nigéria, le 24 février 2024 (Photo, AFP).
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  • La Cedeao «a décidé de lever avec effet immédiat» les plus lourdes sanctions imposées au Niger
  • Les frontières et l'espace aérien nigérien seront rouverts, les transactions financières entre les pays de la Cedeao et le Niger  de nouveau autorisées, et les avoirs de l'Etat nigérien dégelés

ABUJA: Les chefs d'Etat des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) réunis samedi à Abuja ont décidé la levée d'une grande partie des sanctions contre le Niger.

La Cedeao "a décidé de lever avec effet immédiat" les plus lourdes sanctions imposées au Niger depuis la prise du pouvoir à Niamey d'un régime militaire qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum en juillet, a annoncé Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao samedi après-midi.

Les frontières et l'espace aérien nigérien seront rouverts, les transactions financières entre les pays de la Cedeao et le Niger  de nouveau autorisées, et les avoirs de l'Etat nigérien dégelés, "pour des raisons humanitaires", a déclaré Omar Alieu Touray.

"Des sanctions individuelles et politiques restent en place", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions.

Il a également réclamé "la libération immédiate" du président nigérien déchu Mohamed Bazoum, détenu avec son épouse par le régime militaire depuis sept mois.

Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, également dirigés par des régimes militaires et sous le coup de sanctions de la Cedeao, ne sont pas concernés par ces annonces.

«Revoir notre approche»

L'organisation régionale avait convoqué samedi un nouveau sommet extraordinaire afin de discuter de "la politique, la paix et la sécurité dans la République du Niger", a-t-elle annoncé la veille dans un communiqué, ainsi que "les récents développements dans la région".

"Nous devons revoir notre approche quant au retour de l'ordre constitutionnel chez quatre de nos pays membres", avait déclaré en introduction le président nigérian Bola Ahmed Tinubu qui assure la présidence de la Cedeao, en référence au Mali, au Burkina Faso, au Niger et à la Guinée.

Ces sanctions ont durement éprouvé ce pays sahélien où le taux de pauvreté extrême dépasse les 40% selon la Banque mondiale.

La Cedeao avait d'abord menacé le nouveau régime à Niamey d'une intervention militaire, avant de faire marche arrière.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso, qui ont notamment tourné le dos à la France et se sont rapprochés de la Russie, se sont regroupés au sein d'une Alliance des Etats du Sahel (AES).

Les trois pays ont annoncé en janvier leur intention de quitter la Cedeao.

Mi-février, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a évoqué la possible création d'une monnaie commune avec le Burkina Faso et le Mali, comme une "étape de sortie" de la "colonisation".

L'annonce du retrait burkinabè, nigérien et malien de la Cedeao, suscite l'inquiétude de centaines de milliers de ressortissants de ces pays, particuliers ou commerçants.

La Cedeao garantit en effet aux citoyens des 15 pays membres de pouvoir voyager sans visa et de s'établir dans les pays membres pour y travailler ou y résider.

«Réconciliation»

La dernière réunion des membres de la Cedeao remonte au 9 février lorsqu'ils avaient appelé à la "réconciliation" avec les régimes militaires du Niger, du Mali et du Burkina Faso et les avaient exhortés à rester dans le bloc régional.

La Cedeao est également mise à l'épreuve par la crise politique que connaît le Sénégal depuis le report de l'élection présidentielle par le chef de l'Etat Macky Sall mais ce sujet n'a pas été mentionné samedi.

Le président sénégalais, qui n'avait pas assisté au précédent sommet, est cette fois-ci présent, deux jours après avoir annoncé qu'il achèverait son mandat à l'expiration de celui-ci le 2 avril mais sans avoir fixé de nouvelle date pour l'élection présidentielle.

Le scrutin devait initialement se tenir le 25 février mais le président Macky Sall l'a repoussé début février, plongeant le Sénégal dans l'une des pires crises politiques de son histoire post-indépendance, suscitant une vive préoccupation dans les rangs de la Cedeao.


Meloni à Kiev pour présider un G7 virtuel sur l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la première ministre italienne Giorgia Meloni échangent des documents officiels lors d'une cérémonie de signature à la suite de leurs entretiens à Kiev, le 2 anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la première ministre italienne Giorgia Meloni échangent des documents officiels lors d'une cérémonie de signature à la suite de leurs entretiens à Kiev, le 2 anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
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  • La réunion du G7, actuellement présidé par l'Italie, devrait discuter de nouvelles sanctions contre Moscou deux ans après le début de l'invasion russe le 24 février 2022
  • Selon l'agence italienne AGI, Mme Meloni et M. Zelensky ouvriront la réunion à 16H00 GMT à la cathédrale Sainte-Sophie dans le centre de Kiev

ROME: La Première ministre italienne Giorgia Meloni est arrivée samedi en visite surprise à Kiev, où elle présidera en présence de Volodymyr Zelensky une réunion virtuelle du G7 qui devrait discuter de nouvelles sanctions contre Moscou.

La réunion du G7, actuellement présidé par l'Italie, devrait discuter de nouvelles sanctions contre Moscou deux ans après le début de l'invasion russe le 24 février 2022.

"L'Italie est présente (au côté de l'Ukraine, NDLR), je pense que ça se voit, elle est présente à plus forte raison maintenant comme présidente du G7. Nous continuons à garantir notre soutien", a déclaré Mme Meloni à la presse en marge d'une crémonie à l'aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev, et théâtre d'une bataille clé avec les Russes dans les premiers jours de l'invasion.

"Nous croyons au futur européen de l'Ukraine", a-t-elle en outre affirmé par ailleurs dans un entretien publié samedi par le quotidien italien Il Giornale. "L'Italie a toujours soutenu le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et nous sommes très satisfaits des progrès en cours dans cette direction".

Selon l'agence italienne AGI, Mme Meloni et M. Zelensky ouvriront la réunion à 16H00 GMT à la cathédrale Sainte-Sophie dans le centre de Kiev.

Sur des images vidéo transmises par le gouvernement, on voit Mme Meloni descendre du train samedi matin à la gare de Kiev et être accueillie par une délégation. Selon les médias italiens, Mme Meloni a voyagé en avion jusqu'en Pologne, où elle a ensuite pris un train pour se rendre en Ukraine.

Cette réunion est la première des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) sous présidence italienne.

Accord Italie-Ukraine

Elle a été convoquée "à l'occasion du deuxième anniversaire de l'agression russe contre l'Ukraine", au moment où Kiev reconnaît vivre une situation "extrêmement difficile" pour ses forces, privées de munitions et d'aide américaine, avait précisé mardi le gouvernement italien lors de son annonce.

A l'issue de la réunion, qui devrait durer une heure et demie, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes.

Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a affirmé mardi que "les sanctions peuvent être durcies". "La Russie ressent fortement la poids des sanctions économiques", a-t-il justifié

Le G7 avait décidé en juillet 2023 la signature de contrats bilatéraux de sécurité avec l'Ukraine. Après Londres en janvier, Kiev a signé ce genre d'accord avec l'Allemagne et la France, et 25 autres Etats se sont joints à cette initiative, comme la Pologne.

Giorgia Meloni et Volodymyr Zelensky doivent signer un accord de ce type samedi. "Aujourd'hui nous signerons nos garanties de sécurité. Nous estimons que l'Ukraine combat aussi pour notre liberté et aussi pour notre intérêt national", a expliqué Mme Meloni à la presse.

Concrètement, ces accords de sécurité peuvent porter sur l'octroi d'équipements militaires, interopérables avec ceux de l'Otan, la formation des forces ukrainiennes et le renforcement de l'industrie de défense de l'Ukraine.