Le monde arabe uni à la suite des catastrophes survenues en Libye et au Maroc

Véhicules détruits et bâtiments endommagés dans la ville de Derna, dans l’est du pays, après le passage de la tempête Daniel. (Bureau de presse du Premier ministre libyen/AFP)
Véhicules détruits et bâtiments endommagés dans la ville de Derna, dans l’est du pays, après le passage de la tempête Daniel. (Bureau de presse du Premier ministre libyen/AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Le monde arabe uni à la suite des catastrophes survenues en Libye et au Maroc

  • Un séisme de magnitude 6,8 a frappé près des montagnes du Haut Atlas, à 72 kilomètres au sud-ouest de Marrakech
  • L'Arabie saoudite, dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères, exprime sa tristesse et sa solidarité avec «la Libye et son peuple frère»

DUBAÏ: Les pays arabes sont unis dans la douleur face aux catastrophes meurtrières qui ont frappé la Libye et le Maroc ces derniers jours.

Un séisme de magnitude 6,8 a frappé, près des montagnes du Haut Atlas, à 72 kilomètres au sud-ouest de Marrakech. Cette violente secousse sismique a rasé des villages entiers et provoqué à ce jour un bilan de plus de deux mille huit cents morts et presque autant de blessés.

Dans l'est de la Libye, au moins deux mille personnes ont péri et des milliers d'autres ont disparu. La tempête Daniel a provoqué des inondations dévastatrices, principalement dans la ville de Derna.

L'Arabie saoudite, à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères, a exprimé mardi sa douleur et sa solidarité avec «la Libye et son peuple frère pour les victimes des inondations survenues dans la ville libyenne de Derna».

Le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, avaient par ailleurs donné l’ordre de mettre en place un pont aérien afin de fournir une aide humanitaire au Maroc après le terrible tremblement de terre qui a frappé ce pays.

Le prince héritier a également eu un entretien téléphonique avec le roi Mohammed VI. Il a affirmé la solidarité du Royaume avec le Maroc et son peuple.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a annoncé mardi une période de deuil de trois jours en solidarité avec les victimes des catastrophes humanitaires au Maroc et en Libye.

Il a également demandé aux membres des forces armées de fournir une aide humanitaire, notamment des équipes, de même que des équipements de secours, du matériel de sauvetage et des abris pour la Libye et le Maroc.

Aux Émirats arabes unis (EAU), le président, cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, a téléphoné aux hauts responsables libyens pour leur faire part de la sympathie des EAU pour les victimes des inondations. Il a en outre ordonné l'envoi de secours d'urgence ainsi que d'équipes de recherche et de sauvetage pour aider le gouvernement libyen à alléger les effets des dégâts causés par les inondations.

Le roi Abdallah II de Jordanie a quant à lui donné des directives pour fournir une assistance à la Libye tout en réitérant sa «solidarité avec [ce pays] dans ces circonstances tragiques».

L'Irak, à travers une déclaration de son ministère des Affaires étrangères, a également exprimé son soutien: «Nous exprimons notre solidarité avec le gouvernement et le peuple de l'État frère de Libye, priant Dieu Tout-Puissant pour qu'il ait pitié des victimes et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés».

Le dirigeant du Koweït, cheikh Nawaf al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, a envoyé un message au gouvernement libyen. Il fait part de sa tristesse vis-à-vis des victimes des inondations qui ont frappé ce pays d'Afrique du Nord et souhaite aux personnes blessées de se rétablir rapidement.

Le Premier ministre tunisien, Ahmed Hachani, a pour sa part appelé Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen d'entente nationale, pour exprimer «ses sincères condoléances au peuple libyen frère pour la mort d'un grand nombre de ses citoyens à la suite de cette catastrophe naturelle».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban annonce qu'une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
  • Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause
  • "La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington

BEYROUTH: L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause relative aux "zones pilotes", selon un communiqué de la présidence.

"La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington.

Il a déclaré que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assurerait la coordination avec les deux pays concernant ces zones.

"Nous allons bientôt entamer des discussions avec des partenaires internationaux afin d'aider le gouvernement libanais à rétablir effectivement sa souveraineté dans ces zones, puis plus largement sur l'ensemble de son territoire", a ajouté ce responsable.

Il a confirmé que les discussions prévues à Rome les 15 et 16 juillet entre Israël et le Liban auraient bien lieu, après qu'une source diplomatique eut indiqué plus tôt à l'AFP que le Liban avait exigé un retrait israélien avant de participer aux pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à "faire pression sur Israël". Il a également souligné, devant des visiteurs, "l'importance de parvenir à mettre fin à l'état d'hostilité" avec son voisin.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l'heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière.

Il a été conclu à l'issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux Etats-Unis, prévue le 21 juillet selon l'ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d'être désarmé.

"Aucune clause de l'accord ne passera", a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".