Incendie au consulat d'Iran à Paris: le suspect revendique son acte, «criminel» selon la France

Nicolas M. avait indiqué auparavant son intention de participer à la manifestation prévue samedi à Paris, pour la date anniversaire de la mort de Mahsa Amini. (Photo, Geoffroy Van der Hasselt / AFP)
Nicolas M. avait indiqué auparavant son intention de participer à la manifestation prévue samedi à Paris, pour la date anniversaire de la mort de Mahsa Amini. (Photo, Geoffroy Van der Hasselt / AFP)
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Publié le Mardi 12 septembre 2023

Incendie au consulat d'Iran à Paris: le suspect revendique son acte, «criminel» selon la France

  • Selon une source policière, vers 7h00 samedi, des fonctionnaires qui effectuaient leur patrouille ont découvert un départ de feu près de la porte du consulat, dont la façade a été noircie
  • «La France condamne avec fermeté cet acte», a déclaré Anne-Claire Legendre, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères

PARIS: Un suspect d'origine iranienne a revendiqué mardi devant le tribunal correctionnel de Paris l'incendie samedi du portail et de la façade du consulat de la République islamique d'Iran dans la capitale, un acte commis pour "les femmes" et  qualifié de "criminel" par la France.

"La France condamne avec fermeté cet acte", a déclaré Anne-Claire Legendre, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Selon une source policière, vers 7h00 samedi, des fonctionnaires qui effectuaient leur patrouille ont découvert un départ de feu près de la porte du consulat, dont la façade a été noircie.

"Les mesures ont été prises immédiatement pour mettre fin à la prise de feu intervenue à proximité immédiate de l'ambassade d'Iran" et la justice "saisie", a également dit la porte-parole de la diplomatie française.

Dimanche, au lendemain des faits, un suspect né en 1963 à Téhéran, en Iran, a été interpellé à Paris dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet et menée par la Direction régionale de la police judiciaire, a indiqué mardi une source proche de l'affaire, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Lors d'une audience de comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris, le procès a été renvoyé au 24 octobre car la partie civile, l'ambassade d'Iran, n'était pas représentée.

Dans l'attente, Nicolas K., de nationalité française, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Auparavant, cet homme aux cheveux gris bouclés, lunettes noires épaisses et audition défaillante avait d'emblée répondu aux questions de la présidente en indiquant: "C'est la première fois que je fais cet acte, en âme et conscience, pour les femmes" en Iran, a affirmé cet homme vêtu d'une chemise jaune à fleurs bleues.

"Femmes, vie, liberté", a-t-il lancé, rapidement interrompu par le tribunal alors qu'il reprenait le slogan des manifestants participant au soulèvement né de la mort en détention de Mahsa Amini il y a un an en Iran.

Il a expliqué vouloir, par son "acte illégal", "montrer aux Iraniens et aux Iraniennes vivant au pays que nous, nous sommes avec eux, et surtout avec les femmes".

Parmi diverses mesures, son contrôle judiciaire prévoit une interdiction de manifester.

Nicolas M. avait indiqué auparavant son intention de participer à la manifestation prévue samedi à Paris, pour la date anniversaire de la mort de Mahsa Amini.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani", avait dénoncé lundi "une tentative (...) d'attaquer les droits des citoyens qui se rendent à l'ambassade pour recevoir des services consulaires".

Il avait aussi fait savoir que l'Iran avait protesté "dans une note officielle adressée aux autorités françaises".

Le porte-parole a également souligné qu'avant "cette attaque", Téhéran avait averti le gouvernement français et "certains gouvernements européens" de la possibilité de tels incidents et les avait invités à renforcer les mesures de protection des emprises consulaires iraniennes.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.