Libye: la «plupart» des morts auraient pu être évitées, selon l'ONU

Cette photo publiée sur le compte du Croissant-Rouge libyen sur la plateforme X (anciennement Twitter) le 13 septembre 2023, montre une vue générale de la destruction à la suite des inondations après que la tempête méditerranéenne « Daniel » a frappé la ville de Derna, dans l'est de la Libye. (Photo, AFP)
Cette photo publiée sur le compte du Croissant-Rouge libyen sur la plateforme X (anciennement Twitter) le 13 septembre 2023, montre une vue générale de la destruction à la suite des inondations après que la tempête méditerranéenne « Daniel » a frappé la ville de Derna, dans l'est de la Libye. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 septembre 2023

Libye: la «plupart» des morts auraient pu être évitées, selon l'ONU

  • « Ils auraient pu émettre des avertissements et les services de gestion des urgences auraient pu procéder à l'évacuation des personnes, et nous aurions pu éviter la plupart des pertes humaines»
  • Une crue éclair de l'ampleur d'un tsunami a frappé l'est de la Libye dimanche, tuant au moins 4 000 personnes, et faisant des milliers de disparus

GENÈVE: La plupart des milliers de morts dans les inondations dans l'est de la Libye "auraient pu être évitées", a estimé jeudi le patron de l'Organisation météorologique mondiale qui dépend de l'ONU.

Avec une meilleure coordination dans ce pays ravagé par une grave crise politique, "ils auraient pu émettre des avertissements et les services de gestion des urgences auraient pu procéder à l'évacuation des personnes, et nous aurions pu éviter la plupart des pertes humaines", a déclaré Petteri Taalas, lors d'un point de presse à Genève.

Une crue éclair de l'ampleur d'un tsunami a frappé l'est de la Libye dimanche, tuant au moins 4.000 personnes, et faisant des milliers de disparus.

La montée des eaux a détruit deux barrages en amont de la ville de Derna dont des pâtés de maison entiers ont été emportés par les eaux. Selon M. Taalas la désorganisation qui frappe la Libye - y compris ses services météorologiques - a largement contribué à l'ampleur de la catastrophe.

Il a souligné que les années de conflit interne qui ravagent le pays ont "en grande partie détruit le réseau d'observation météorologique", tout comme les systèmes informatiques.

"Les inondations se sont produites et aucune évacuation n'a eu lieu, car les systèmes d'alerte précoce appropriés n'étaient pas en place", a-t-il estimé.

Si des évacuations avaient eu lieu, le bilan humain aurait été bien moindre, a-t-il ajouté.

De fait, un couvre-feu avait été décrété dans plusieurs villes de l'est du pays, dont Derna, forçant les habitants à rester chez eux.

"Bien sûr, nous ne pouvons pas éviter complètement les pertes économiques, mais nous aurions également pu minimiser ces pertes en mettant en place des services appropriés", a-t- il déclaré.

Le Centre météorologique national (CMN) de Libye a émis des alertes précoces concernant les conditions météorologiques extrêmes 72 heures à l'avance et a informé les autorités gouvernementales par courrier électronique, les exhortant à prendre des mesures préventives.

L'état d'urgence a été décrété par les autorités de l'est de la Libye vendredi et elles ont mis en place une cellule de crise.

Mais l'OMM a déclaré qu'il n'était "pas clair" de savoir "si (les avertissements) avaient été efficacement diffusés".


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.