Drones et kalachnikovs: En Ukraine, des adolescents s'entraînent à la guerre

Tir au fusil, démontage de kalachnikov et entraînement au pilotage de drones: dans ce centre de formation de Lviv, dans l'Ouest de l'Ukraine, une dizaine d'adolescents se forment à la guerre (Photo, AFP).
Tir au fusil, démontage de kalachnikov et entraînement au pilotage de drones: dans ce centre de formation de Lviv, dans l'Ouest de l'Ukraine, une dizaine d'adolescents se forment à la guerre (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 15 septembre 2023

Drones et kalachnikovs: En Ukraine, des adolescents s'entraînent à la guerre

  • Filles et garçons, tour à tour, ils prennent entre leurs mains un fusil d'assaut noir, le tenant maladroitement sous les yeux de leur instructeur en Ukraine
  • Dans une autre classe, un homme en uniforme de l'armée , drapeau ukrainien sur l'épaule, montre aux élèves comment démonter et remonter une kalachnikov

LVIV: Tir au fusil, démontage de kalachnikov et entraînement au pilotage de drones: dans ce centre de formation de Lviv, dans l'Ouest de l'Ukraine, une dizaine d'adolescents se forment à une guerre bien réelle, qui dure depuis plus d'un an et demi.

Filles et garçons, tour à tour, ils prennent entre leurs mains un fusil d'assaut noir, le tenant maladroitement sous les yeux de leur instructeur, apprenant à tirer sur des cibles virtuelles dans un paysage forestier, qui s'affiche via un projecteur sur un écran blanc.

Dans une autre classe, un homme en uniforme de l'armée , drapeau ukrainien sur l'épaule, montre aux élèves comment démonter et remonter une kalachnikov pièce par pièce.

Puis vient l'heure de se familiariser avec les armes de poing, les grenades, les mines et les masques à gaz. Autant d'éléments qui font maintenant partie du quotidien sur le front en Ukraine.

"Je suis très heureux qu'un tel centre militaire ait été ouvert, et il y a beaucoup à faire ici", raconte à l'AFP Danyl Portchenko, en terminale.

Sur la table, une série d'armes sont exposées: des fusils de tireurs d'élite, des lance-roquettes portatifs ou des armes antichar.

Autre leçon: le tir à la carabine à air comprimé contre des cibles à quelques mètres de là.

Les autorités ordonnent des évacuations de civils dans la région de Kherson

Les autorités ukrainiennes ont ordonné jeudi des évacuations obligatoires de civils dans la région de Kherson, dans le sud du pays, en partie contrôlée par les forces russes et régulièrement visée par des bombardements.

"Le Conseil de défense régional de Kherson a décidé d'évacuer de manière obligatoire les familles avec enfants des localités soumises à des tirs ennemis constants", a indiqué sur Telegram le gouverneur Oleksandre Prokoudine.

Dans la région de Kherson, les troupes russes contrôlent les zones se trouvant au sud du fleuve Dniepr, après leur retrait l'année dernière de la ville de Kherson, la capitale régionale, régulièrement visée par des bombardements.

Les autorités ukrainiennes avaient déjà recommandé en août l'évacuation des civils d'une dizaine de localités dans la région de Kharkiv, dans le nord-est, face à une offensive locales des forces russes. Ces évacuations n'avaient toutefois pas de caractère obligatoire.

"C'est une formation extrêmement intéressante et nécessaire", estime Olena, élève de première, car "nous vivons en temps de guerre et nous ne savons pas ce qui se passera à l'avenir. On peut en avoir besoin à tout moment".

Iryna, elle, admet qu'elle a "les yeux qui s'illuminent" lorsqu'elle tire à la carabine. "J'en retire une telle fougue", lance-t-elle.

"J'espère qu'on n'en aura pas besoin, mais au cas où, il faut tout savoir", ajoute-t-elle.

Vient ensuite le pilotage de drones virtuels, via un programme sur ordinateur, alors que ces engins volants sont devenus incontournables dans les conflits modernes, y compris en Ukraine.

Quelques élèves s'y essayent avec une manette entre les mains, suivant des circuits prédéfinis.

"C'est un programme très connu actuellement. Nous apprenons à piloter. C'est très utile, parce que la situation est telle qu'il se peut qu'un jour nous ayons besoin de ces compétences", constate un élève de terminale, Vladyslav Roudyk.

Au 19e mois de l'invasion russe, le conflit est omniprésent dans la société ukrainienne, au point de s’immiscer dans les jeux des enfants et les programmes scolaires.

En Russie, les autorités ont réintroduit une formation militaire dans le cursus scolaire, qui prévoit également de former les adolescents au pilotage de drones et de se familiariser avec des armes de guerre.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.