Washington approuve la majeure partie de son aide à l'Egypte malgré des réserves

"Cette décision reflète la contribution spécifique de l'Egypte aux priorités en matière de sécurité nationale des Etats-Unis", selon le commentaire du département d'Etat annonçant la décision du secrétaire d'Etat Antony Blinken (Photo d'illustration, AFP).
"Cette décision reflète la contribution spécifique de l'Egypte aux priorités en matière de sécurité nationale des Etats-Unis", selon le commentaire du département d'Etat annonçant la décision du secrétaire d'Etat Antony Blinken (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Vendredi 15 septembre 2023

Washington approuve la majeure partie de son aide à l'Egypte malgré des réserves

  • L'enveloppe de 1,215 milliard de dollars marque la troisième année consécutive où l'administration du président Joe Biden a renoncé à certaines restrictions
  • L'Egypte est l'un des principaux bénéficiaires de l'aide militaire américaine depuis sa décision de devenir le premier Etat arabe à normaliser ses relations avec Israël

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont approuvé la majeure partie de leur aide militaire à l'Egypte en dépit des inquiétudes persistantes concernant les droits humains, a indiqué jeudi le département d'Etat, soulignant le rôle "crucial" du Caire sur le plan régional.

L'enveloppe de 1,215 milliard de dollars marque la troisième année consécutive où l'administration du président Joe Biden a renoncé à certaines restrictions imposées par le Congrès sur l'aide à l'Egypte, en dépit des promesses de M. Biden de placer les droits humains au cœur de la politique étrangère des Etats-Unis.

"Cette décision reflète la contribution spécifique de l'Egypte aux priorités en matière de sécurité nationale des Etats-Unis", a déclaré un responsable du département d'Etat en annonçant la décision du secrétaire d'Etat Antony Blinken.

Il a ajouté, sous le couvert de l'anonymat, que l'Egypte était une "voix cruciale dans les efforts visant à faire progresser la paix et la sécurité régionales", entre Israël et les Palestiniens notamment ou dans les pays voisins du Soudan et la Libye.

Il a insisté sur le fait que cette décision "ne diminue en rien notre engagement à faire progresser les droits humains en Egypte et dans le monde".

L'Egypte est l'un des principaux bénéficiaires de l'aide militaire américaine, depuis sa décision historique de devenir le premier Etat arabe à normaliser ses relations avec Israël en 1980.

Historique

Le dernier paquet d'aide militaire comprend 980 millions de dollars qui n'étaient soumis à aucune restriction.

Quelque 235 millions de dollars étaient, à l'inverse, conditionnés à des progrès en matière de droits humains. M. Blinken n'a pas certifié que l'Egypte avait rempli ces conditions mais a renoncé à retenir l'aide invoquant les intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis.

En revanche, M. Blinken a bloqué 85 millions de dollars supplémentaires conditionnés à la libération de prisonniers politiques.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a annoncé un "dialogue national" avec l'opposition, qu'il a écrasée, et a commencé à libérer des prisonniers politiques en avril de l'année dernière.

Mais "le rythme s'est considérablement ralenti" cette année, selon un autre responsable américain, qui souligne en outre une augmentation "des arrestations à caractère politique".


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.