Le Rassemblement national fait sa rentrée «  festive » ce week-end dans le sud

Dans le Gard, Marine Le Pen prononcera dans les arènes de la ville un discours le samedi soir, notamment sur "les relations internationales" et "la conception de la nation". (AFP).
Dans le Gard, Marine Le Pen prononcera dans les arènes de la ville un discours le samedi soir, notamment sur "les relations internationales" et "la conception de la nation". (AFP).
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Publié le Vendredi 15 septembre 2023

Le Rassemblement national fait sa rentrée «  festive » ce week-end dans le sud

  • Après une "journée parlementaire" dans la cité des papes, où la presse n'a pas été conviée, c'est dans un de leurs fiefs que doivent se retrouver samedi les lepénistes
  • "Beaucaire sera festif", promet en tout cas un proche de la candidate malheureuse à l'Elysée, alors qu'aucun débat ou table ronde ne sont prévus

AVIGNON: Le Rassemblement national de Marine Le Pen se réunit ce week-end à Avignon et Beaucaire (Gard) lors d'universités d'été qui doivent lancer la campagne des Européennes menée par Jordan Bardella, un jalon jugé essentiel par le parti pour conquérir l'Elysée en 2027.

Après une "journée parlementaire" dans la cité des papes, où la presse n'a pas été conviée, c'est dans un de leurs fiefs que doivent se retrouver samedi les lepénistes - le vice-président du parti Julien Sanchez dirige la mairie de Beaucaire depuis 2014.

Surprise: vendredi, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, se rendra également dans cette ville des bords du Rhône où la candidate d'extrême droite avait recueilli plus de 60% des suffrages au deuxième tour de la dernière présidentielle, "notamment afin de comprendre les attentes des Français qui votent RN", selon l'entourage du ministre.

Sa visite doit toutefois se terminer avant l'arrivée de Marine Le Pen et les siens.

"Beaucaire sera festif", promet en tout cas un proche de la candidate malheureuse à l'Elysée, alors qu'aucun débat ou table ronde ne sont prévus. "Ça doit être le lieu de la mobilisation militante", défend un ponte, en remarquant que chez ses adversaires politiques, "on n'a retenu que Médine de leurs universités d'été".

L'un des porte-parole du parti, Sébastien Chenu, se félicite par ailleurs d'une "bonne rentrée" pour le parti d'extrême droite, porté par la polémique sur l'interdiction de l'abaya à l'école ou la participation de Jordan Bardella aux rencontres de Saint-Denis, à l'instar de tous les dirigeants de parti, une forme de "normalisation" du RN bienvenue.

Le Pen en Italie dimanche

Dans le Gard, Marine Le Pen prononcera dans les arènes de la ville un discours le samedi soir, notamment sur "les relations internationales" et "la conception de la nation".

Dimanche dernier, à l'occasion d'une première rentrée politique sur ses terres électorales d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la fille de Jean-Marie Le Pen avait promis que le rendez-vous languedocien serait l'occasion pour elle de formuler une "proposition qui devrait réunir tous ceux qui sont attachés à leur nation et qui sont conscients que sans elle, il n'y a plus ni liberté, ni prospérité, ni identité, ni sécurité, ni progrès".

L'entourage de Marine Le Pen évoque "une proposition de présidentiable" , sans en préciser la teneur.

La leader frontiste se rendra par ailleurs dimanche dans le nord de l'Italie, à Pontida, lors du traditionnel raout donné par Matteo Salvini, le patron du parti transalpin d'extrême droite La Ligue, manière d'afficher leur unité politique en vue des Européennes de juin.

Car avant 2027, c'est de ce scrutin "de mi-mandat d'Emmanuel Macron" que le Rassemblement national entend faire le marche-pied de son accession au pouvoir, en ambitionnant d'arriver en tête au soir du 9 juin, comme il y cinq ans.

Pour mener la liste, à nouveau Jordan Bardella, qui a fêté cette semaine ses 28 ans, pour l'instant porté par de bons sondages bien que suivi de près par les macronistes.

Devenu président du parti l'année dernière, l'eurodéputé sortant poursuit son ascension et gagne en autonomie: il y a quinze jours, il a posé les bases d'un "nouveau clivage", entre "puissance" - qu'il entend incarner - et "forces du renoncement", visant principalement la macronie et la gauche.

Une entorse au "ni droite, ni gauche" chère à Marine Le Pen, chantre du "mondialistes" contre "nationaux" et partisane de l'opposition entre "bloc populaire" et "bloc élitaire"? "Il y a une grande concordance entre ces concepts", balaient les proches des deux leaders, en jurant qu'ils sont "un duo soudé".

La tête de liste doit lui-aussi prendre la parole à Beaucaire, un discours là-encore promis "complémentaire" à celui de Mme Le Pen, alors que les clins d'œils de M. Bardella à la droite sont de plus en plus remarqués.

Or, c'est cette stratégie d'appel aux électeurs de LR que Marion Maréchal, tête de liste Reconquête, a également adopté, une concurrence à l'extrême droite que les cadres du RN entendent minimiser. Quitte à fanfaronner: "De toute façon, on a toujours trois coups d'avance sur tout le monde..."


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.