Salvador: manifestation contre le projet de réélection de Bukele

Des personnes manifestent contre la politique du président Nayib Bukele et sa réélection lors de la fête de l'indépendance à San Salvador, le 15 septembre 2023. (AFP)
Des personnes manifestent contre la politique du président Nayib Bukele et sa réélection lors de la fête de l'indépendance à San Salvador, le 15 septembre 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 16 septembre 2023

Salvador: manifestation contre le projet de réélection de Bukele

  • En septembre 2021, la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême avait interprété un article de la Constitution permettant à M. Bukele de se représenter
  • L'interdiction constitutionnelle de se présenter à un second mandat consécutif a pourtant toujours été jusqu'ici respectée par ses prédécesseurs

SAN SALVADOR: Des centaines de Salvadoriens ont manifesté vendredi pour dénoncer la volonté de réélection du président Nayib Bukele à la fin de son mandat unique, et la détention d'"innocents" dans la lutte qu'il mène contre les groupes criminels.

"Non à la réélection", "pas un jour de plus", était inscrit sur les pancartes brandies par les manifestants qui ont défilé en ce jour de fête de l'Indépendance.

"Nous marchons dans l'unité pour dire non à la réélection", a déclaré à la presse Sonia Urrutia, dirigeante du collectif du Front populaire de résistance et de rébellion.

Dans le cortège, le juge Juan Antonio Duran a affirmé que "la réélection est absolument interdite" par la Constitution.

Le président salvadorien, 42 ans, avait annoncé en septembre sa candidature à sa réélection en 2024. Cette annonce avait relancé le débat sur la compatibilité d'une telle décision avec la Constitution, rendue possible par un arrêt polémique de juges de la Cour suprême nommés par la majorité parlementaire favorable au chef de l'Etat.

En septembre 2021, la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême avait interprété un article de la Constitution permettant à M. Bukele de se représenter. L'interdiction constitutionnelle de se présenter à un second mandat consécutif a pourtant toujours été jusqu'ici respectée par ses prédécesseurs.

Les sondages donnent une avance considérable à M. Bukele. Mais si neuf Salvadoriens sur 10 approuvent l'action du chef de l'Etat qui a chassé les bandes criminelles des rues, sa méthode expéditive s'attire les critiques des organisations de défense des droits humains et de l'ONU, et des analystes s'inquiètent de le voir gouverner sans partage et sans contre-pouvoir.

En vertu de l'état d'urgence qu'il a décrété et autorise les arrestations sans mandat judiciaire, le gouvernement a emprisonné quelque 72 600 personnes soupçonnées d'appartenir à des gangs.

Selon les autorités, quelque 7 000 personnes indument arrêtées ont été libérés.

Dans la manifestation, Patricia Santamaria tenant une photo de son fils Alex Ernesto, 34 ans, demande sa remise en "liberté parce qu'ils le détiennent injustement depuis le 2 décembre 2022. Il a un casier judiciaire vierge", a-t-elle assuré


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com