Inondations et incendies en Grèce: face aux critiques, Mitsotakis promet des réformes

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis prononce un discours lors de la Foire internationale de Thessalonique (TIF) à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, le 16 septembre 2023. (Sakis MITROLIDIS / AFP)
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis prononce un discours lors de la Foire internationale de Thessalonique (TIF) à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, le 16 septembre 2023. (Sakis MITROLIDIS / AFP)
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Publié le Dimanche 17 septembre 2023

Inondations et incendies en Grèce: face aux critiques, Mitsotakis promet des réformes

  • «En l'espace de deux semaines, le pays a connu le plus grand incendie et les plus grandes inondations de l'Histoire» de la Grèce, a souligné Kyriakos Mitsotakis lors d'un discours de rentrée
  • Ces intempéries ont tué 17 personnes et englouti sous les eaux des cultures de coton, des arbres fruitiers et tué des centaines de milliers d'animaux sur ces terres de production agricole vitale

ATHENES : Sommé d'agir face aux critiques sur sa gestion jugée hasardeuse des incendies et des inondations qui ont frappé la Grèce cet été, le Premier ministre s'est engagé à augmenter les moyens alloués à la lutte contre les effets du changement climatique.

"En l'espace de deux semaines, le pays a connu le plus grand incendie et les plus grandes inondations de l'Histoire" de la Grèce, a souligné Kyriakos Mitsotakis lors d'un discours de rentrée samedi soir à Thessalonique (nord).

"La crise climatique est là" et "nous sommes dans une sorte de guerre en temps de paix", a également diagnostiqué le conservateur alors que des inondations ont dévasté début septembre la plaine fertile de Thessalie, dans le centre du pays.

Ces intempéries ont tué 17 personnes et englouti sous les eaux des cultures de coton, des arbres fruitiers et tué des centaines de milliers d'animaux sur ces terres de production agricole vitale.

Elles ont dévasté un pays touché juste auparavant par l'incendie "le plus grand jamais enregistré dans l'UE", selon un porte-parole de la Commission européenne, dans le nord-est frontalier de la Turquie.

Vingt-six personnes ont été tuées dans cette région de l'Evros alors que déjà en juillet, de violents incendies avaient notamment ravagé les îles touristiques de Rhodes et de Corfou où des milliers d'évacuations avaient été ordonnées dans la confusion.

Face à ces fléaux, Kyriakos Mitsotakis, confortablement réélu en juin, a promis de doubler à 600 millions d'euros une réserve spéciale pour les catastrophes naturelles dès l'an prochain.

«Nouveau départ»

Il promet également une ristourne de 10% sur la taxe d'habitation à tous ceux qui assureront leur logis contre les catastrophes naturelles et envisage de rendre obligatoire cette assurance.

Le quotidien dominical Protothema voyait dimanche dans ces annonces "un nouveau départ" pour le gouvernement.

Le dirigeant n'a pas caché une certaine "confusion des responsabilités" entre les services d'Etat chargés d'intervenir lors de ces pluies diluviennes ainsi que "la tendance fréquente à rejeter la responsabilité" sur un autre service.

"En Thessalie et dans l'Evros, j'ai entendu la colère des citoyens", a assuré le Premier ministre dont le parti Nouvelle Démocratie (ND) s'est adjugé la majorité absolue lors des élections législatives de juin.

Car son gouvernement essuie des critiques acerbes de l'opposition et d'habitants victimes des inondations.

Beaucoup ont dénoncé la lenteur des secours et l'impréparation face à ces intempéries alors que la Thessalie avait déjà été touchée en 2020 par des intempéries.

Des ratés dans la coopération entre l'armée et la Protection civile dans les heures qui ont suivi la catastrophe ont été pointés du doigt.

Les images diffusées par des médias d'habitants réfugiés sur les toits de leur maison désespérés de voir arriver les secours ont écorné l'image du gouvernement, tout comme les témoignages plein de colère de locaux se disant livrés à leur sort.

Des experts ont aussi dénoncé le manque de prévention des incendies en Grèce face à des feux récurrents d'été en été.

Rumeurs de remaniement

En à peine trois mois de gouvernement, le Premier ministre a vu deux de ses ministres démissionner, dont l'un, chargé de la Protection des citoyens, parce qu'il se trouvait en vacances sur une île de la mer Egée alors que la Grèce luttait contre les incendies.

La presse bruisse également de rumeurs de remaniement ministériel à l'issue d'élections locales le 8 octobre, bien que le porte-parole du gouvernement ait démenti tout projet en ce sens.

Le ministre de la Protection civile et de la Crise climatique, Vassilis Kikilias, est également sur la sellette, à en croire analystes et médias.

Le gouvernement Mitsotakis porte "d'énormes responsabilités" dans ces intempéries, a dénoncé Effie Achtsioglou, ancienne ministre du Travail et candidate à la présidence du parti de gauche Syriza.

Elle a fustigé le fait qu'"aucun travail sérieux de prévention des inondations n'a été effectué".

Selon un sondage pour la chaîne de télévision privée Mega, 61% des personnes interrogées ont une image négative du gouvernement et 66% estiment que le pays va dans la mauvaise direction.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.