Niger: le chef de la diplomatie de l'UE «  solidaire » avec la France

Un garçon tient un drapeau national alors que les partisans du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger se rassemblent pour manifester devant la base aérienne du Niger et de la France pour exiger le départ de l'armée française du Niger, à Niamey, le 16 septembre 2023. (Photo, AFP)
Un garçon tient un drapeau national alors que les partisans du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger se rassemblent pour manifester devant la base aérienne du Niger et de la France pour exiger le départ de l'armée française du Niger, à Niamey, le 16 septembre 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Niger: le chef de la diplomatie de l'UE «  solidaire » avec la France

  • Paris ne reconnaît pas les autorités nigériennes issues du coup d'Etat survenu fin juillet et refuse à ce titre le départ de Sylvain Itté comme exigé par les putschistes
  • "Nous avons exprimé notre solidarité avec la France au sujet de son ambassadeur", a déclaré Josep Borrell, lors d'une conférence à New York à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE

NEW YORK: Le chef de la diplomatie de l'Union européenne a exprimé lundi "sa pleine solidarité" avec la France, dont l'ambassadeur au Niger est sous le coup d'une expulsion des militaires ayant pris le pouvoir.

Paris ne reconnaît pas les autorités nigériennes issues du coup d'Etat survenu fin juillet et refuse à ce titre le départ de Sylvain Itté comme exigé par les putschistes.

"Nous avons exprimé notre solidarité avec la France au sujet de son ambassadeur", a déclaré Josep Borrell, lors d'une conférence à New York à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Il a également redit son "soutien entier" au président Mohamed Bazoum, renversé et retenu prisonnier par les militaires.

"Nous avons salué son courage et sa détermination", alors qu'il est retenu depuis deux mois et qu'il ne compte pas démissionner, a également déclaré Josep Borrell.

Sur le Sahel, il a répété que l'Union européenne devait "réévaluer" sa stratégie, son approche, ses politiques et ses attentes.

"Nous n'avons pas de conclusions", a-t-il ajouté tout en soulignant que les ministres étaient d'accord sur un point : la nécessité d'une "nouvelle approche" dans un environnement "bien plus complexe".

Il a rappelé la situation du Sahel, un voisin et un partenaire à la fois, et l'importance que les pays membres attachent aux pays de cette région, notamment en matière de sécurité.

"Nous avons insisté sur l'idée que nous devons avoir des solutions africaines à des problèmes africains", a-t-il également déclaré.

La semaine dernière, Josep Borrell avait reconnu qu'en dépit des centaines de millions d'euros dépensés au Sahel, les Européens avaient échoué à renforcer la démocratie dans cette région, victime d'une série de coups d'Etat militaires, dont le dernier au Niger.

Au cours des dix dernières années, l'Union européenne a dépensé 600 millions d'euros dans des missions civiles et militaires au Sahel, entraîné quelque 30.000 membres des forces de sécurité au Mali et au Niger, et 18.000 effectifs militaires, avait-il indiqué lors d'un débat au Parlement européen à Strasbourg.

"Cela n'a pas servi à consolider des forces armées qui soutiennent le gouvernement démocratique", mais plutôt des forces armées "qui les renversent", avait-il alors pourtant concédé.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.