Le prix Rafto des droits humains à l'ONG palestinienne de défense des enfants DCIP

Des enfants marchent sur les décombres d’un bâtiment du camp de réfugiés de Nur Shams, dans la ville de Tulkarm, au nord de la Cisjordanie occupée, le 5 septembre 2023, au lendemain d’un raid de l’armée israélienne. (Photo, AFP)
Des enfants marchent sur les décombres d’un bâtiment du camp de réfugiés de Nur Shams, dans la ville de Tulkarm, au nord de la Cisjordanie occupée, le 5 septembre 2023, au lendemain d’un raid de l’armée israélienne. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 21 septembre 2023

Le prix Rafto des droits humains à l'ONG palestinienne de défense des enfants DCIP

  • "Depuis plus de 30 ans, DCIP enquête sur les graves violations des droits des enfants, les documente, et place les autorités israéliennes et palestiniennes devant leurs responsabilités", a expliqué la Fondation Rafto
  • En octobre 2021, DCIP a, avec cinq autres groupes de la société civile palestinienne, été déclarée "organisation terroriste" par le ministère israélien de la Défense

OSLO: Le prix Rafto des droits humains a récompensé jeudi l'ONG palestinienne "Defence for Children International Palestine" (DCIP) pour ses efforts en vue de défendre les droits des enfants palestiniens.

"Depuis plus de 30 ans, DCIP enquête sur les graves violations des droits des enfants, les documente, et place les autorités israéliennes et palestiniennes devant leurs responsabilités", a expliqué la Fondation Rafto.

"Depuis 1967, l'occupation militaire israélienne prolongée de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et de la bande de Gaza a privé les enfants de leur enfance et des droits humains fondamentaux", souligne la fondation norvégienne dans ses attendus.

Elle pointe notamment des arrestations arbitraires et l'existence depuis cette année-là de deux systèmes judiciaires parallèles dans les territoires occupés de Cisjordanie: l'un, civil et pénal, pour les colons israéliens, l'autre relevant de la justice militaire pour les Palestiniens.

Sur son site, DCIP, branche palestinienne de l'ONG internationale DCI, estime que "chaque année, approximativement 500 à 700 enfants palestiniens, certains âgés de 12 ans, sont détenus et poursuivis dans le système judiciaire militaire israélien", le chef d'accusation le plus courant étant le jet de pierres.

En octobre 2021, DCIP a, avec cinq autres groupes de la société civile palestinienne, été déclarée "organisation terroriste" par le ministère israélien de la Défense.

Dans les territoires dirigés par l'Autorité palestinienne, DCIP se mobilise contre les mariages précoces, les punitions corporelles et les violences domestiques, précise aussi la Fondation Rafto.

Créée en 1987, la Fondation Rafto et son prix doté de 20.000 dollars (18.700 euros) portent le

nom de l'historien et militant des droits humains norvégien Thorolf Rafto, mort un an plus tôt.

Parmi ses anciens lauréats, quatre (Aung San Suu Kyi, José Ramos-Horta, Kim Dae-Jung et Shirin Ebadi) ont ensuite remporté le prix Nobel de la paix, qui sera quant à lui annoncé le 6 octobre à Oslo.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.