Robots et machines sur tous les fronts aux Jeux asiatiques de Hangzhou

Cette photo prise le 22 septembre 2023 montre une démonstration du chien robot X30 de DEEP Robotics descendant des marches sur une voie piétonne à Hangzhou, ville hôte des Jeux asiatiques de 2022, dans la province chinoise du Zhejiang (est).  (Photo Philip Fong AFP)
Cette photo prise le 22 septembre 2023 montre une démonstration du chien robot X30 de DEEP Robotics descendant des marches sur une voie piétonne à Hangzhou, ville hôte des Jeux asiatiques de 2022, dans la province chinoise du Zhejiang (est). (Photo Philip Fong AFP)
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Publié le Dimanche 24 septembre 2023

Robots et machines sur tous les fronts aux Jeux asiatiques de Hangzhou

  • Les Jeux asiatiques de Hangzhou sont aussi une vitrine pour les dernières technologies chinoises
  • Le secteur robotique florissant de Hangzhou s'efforce de réduire l’écart avec ses principaux concurrents aux États-Unis et au Japon

HANGZHOU, Chine : Aux Jeux asiatiques de Hangzhou, dans l'est de la Chine, on croise des robots chasseurs d'insectes, des pianistes androïdes ou des camions de glaces sans conducteur: l'événement sportif est aussi une vitrine pour les dernières technologies chinoises.

La compétition prévue pour 2022, mais qui a été reportée d'un an à cause de la stricte politique anti-Covid chinoise, s'est ouverte samedi avec une cérémonie fastueuse.

Quelque 12.000 sportifs - plus qu'aux Jeux olympiques - venus de quelque 45 pays et territoires d'Asie et du Moyen-Orient concourent dans 40 sports pendant deux semaines.

A côté des sportifs et des volontaires, des robots et autres gadgets étonnants, destinés à servir, divertir mais aussi surveiller les visiteurs, ont été mobilisés.

L'événement est une vitrine idéale pour la ville de Hangzhou qui est un centre technologique important dans le pays et abrite les sièges de plusieurs géants de la tech chinoise.

Un piège à moustiques automatisé parcourt ainsi le vaste village des Jeux, éliminant les parasites après les avoir attirés en imitant la température corporelle et la respiration d'un humain.

Des «chiens» robots, capables de courir ou de sauter, se promènent parmi le public, tandis que des versions plus petites dansent. Un androïde jaune vif joue du piano.

Des minibus sans conducteur ont été prévus pour transporter les visiteurs vers la ville voisine de Shaoxing, où se trouvent les sites de baseball et de softball.

Les athlètes peuvent tester leurs réflexes en jouant au ping-pong contre un robot en jouant au «Pongbot».

Dans l'immense centre de presse, un robot réceptionniste rougissant en plastique et métal, doté d'un pavé numérique et de fentes pour les cartes sur son torse, accueille les clients, et propose des services bancaires.

Des robots ont aussi aidé à la construction des infrastructures des Jeux sur les chantiers.

Même les mascottes des jeux sont des robots, trois humanoïdes – Congcong, Lianlian et Chenchen - dont les visages souriants s'affichent sur d'immenses panneaux dans les rues de Hangzhou et d'autres villes hôtes voisines.

- Robot chien ou cuisinier -

Hangzhou, 12 millions d'habitants, attire les startups du pays. Son secteur robotique florissant s'efforce de réduire l’écart avec ses principaux concurrents aux États-Unis et au Japon.

Dans un parc d'activité de la ville, des salariés de la société DEEP Robotics ont testé certains de leurs modèles parmi les plus avancés avant les Jeux. Ils placent un robot à quatre pattes dans des débris de construction pour qu'il franchisse des obstacles et en envoient un autre sur un pont piétonnier, mouillé par la pluie.

Soudain, un chien en chair et en os apparaît et renifle avec curiosité son homologue robot.

Ailleurs, des employés de bureau viennent chercher leur déjeuner dans des distributeurs automatiques qui cuisent les plats à la vapeur et les présentent à la température idéale, selon le fabricant Kuaie Fresh.

La machine collecte même des données sur les goûts des clients.

Les compétences culinaires de la machine «sont meilleures que celles de la plupart des gens qui ne savent pas cuisiner», déclare, convaincu, un client, Hu, âgé de 29 ans.

Tandis que la course à l'intelligence artificielle déclenche des inquiétudes et des appels à la régulation, l'usage des robots dans l'industrie suscite aussi des craintes que les machines puissent rendre obsolètes des millions d’emplois.

«Je ne dirais pas que les robots remplaceront les humains, mais plutôt qu'ils sont un outil et qu'ils les aideront», déclare à l'AFP Qian Xiaoyu, un cadre de DEEP Robotics.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.