Mohammed ben Salmane dévoile le plan directeur de «Soudah Peaks»

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a dévoilé le plan directeur pour développer un nouveau projet dans la région montagneuse de Soudah (Photo fournie).
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a dévoilé le plan directeur pour développer un nouveau projet dans la région montagneuse de Soudah (Photo fournie).
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Publié le Mardi 26 septembre 2023

Mohammed ben Salmane dévoile le plan directeur de «Soudah Peaks»

  • Le projet Soudah Peaks prévoit la création d’une destination de tourisme de montagne de luxe à 3015 mètres d’altitude, sur le plus haut sommet d’Arabie saoudite
  • Soudah Development fournira 2700 chambres d’hôtel, 1336 unités résidentielles et 80 000 mètres carrés d’espace commercial pour Soudah Peaks d’ici à 2033

RIYAD: Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a dévoilé le plan directeur pour développer un nouveau projet dans la région montagneuse de Soudah afin de présenter un nouveau visage du tourisme de montagne de luxe.

Le projet Soudah Peaks prévoit la création d’une destination de tourisme de montagne de luxe à 3015 mètres d’altitude, sur le plus haut sommet d’Arabie saoudite. Il s’étendra à la région de Soudah et à certaines parties de Rijal Almaa.

Situé dans un environnement naturel et culturel extraordinaire dans la région d’Asir, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, le projet est un élément clé des efforts du Fonds d’investissement public (PIF) visant à diversifier l’économie en développant des industries vitales telles que le tourisme, l’hôtellerie et les loisirs, et en soutenant la stratégie de développement d’Asir.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, président du conseil d’administration de Soudah Development, a déclaré que Soudah Peaks représentait une nouvelle ère du tourisme de montagne de luxe, dans la mesure où il propose une expérience de vie sans précédent tout en préservant l’environnement naturel et la richesse culturelle et patrimoniale.

Ce projet est stratégiquement conforme aux objectifs de la Vision 2030, à savoir développer le tourisme et les loisirs, soutenir la croissance économique, attirer les investissements, contribuer à hauteur de plus de 29 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro) au PIB cumulé du Royaume et créer des milliers de possibilités d’emploi directes et indirectes.

«Soudah Peaks sera une addition importante au secteur du tourisme en Arabie saoudite et placera le Royaume sur la carte du tourisme mondial, tout en mettant en valeur et en célébrant la richesse de la culture et du patrimoine du pays. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir la beauté de Soudah Peaks, d’explorer la richesse de sa culture et de son patrimoine, et de faire l’expérience de l’hospitalité authentique de la communauté locale. Soudah Peaks proposera des expériences inoubliables dans un cadre verdoyant, au-dessus des nuages», a indiqué le prince héritier. 

Soudah Peaks vise à fournir des services d’hospitalité luxueux et haut de gamme à plus de deux millions de visiteurs tout au long de l’année d’ici à 2033. Le plan directeur est conçu de manière à refléter les styles traditionnels et architecturaux locaux et à promouvoir le patrimoine culturel et paysager de la région.

La destination comptera six zones de développement uniques: Tahlal, Sahab, Sabrah, Jareen, Rijal et Red Rock. Chacune d’entre elles disposera d’une gamme d’installations de classe mondiale, notamment des hôtels, des stations de montagne de luxe, des chalets résidentiels, des villas, des manoirs haut de gamme, des attractions commerciales et de divertissement, ainsi que des attractions en plein air dédiées au sport, à l’aventure, au bien-être et à la culture.

Soudah Development fournira 2700 chambres d’hôtel, 1336 unités résidentielles et 80 000 mètres carrés d’espace commercial pour Soudah Peaks d’ici à 2033.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.