TotalEnergies veut produire plus d'hydrocarbures dans les 5 prochaines années

TotalEnergies prévoit d'investir entre 14 et 18 milliards de dollars dans les 5 prochaines années, et entre 16 et 18 milliards dans la fourchette haute, dont 30% dans de nouveaux projets pétro-gaziers et environ 33% dans les énergies bas carbone (Photo, AFP).
TotalEnergies prévoit d'investir entre 14 et 18 milliards de dollars dans les 5 prochaines années, et entre 16 et 18 milliards dans la fourchette haute, dont 30% dans de nouveaux projets pétro-gaziers et environ 33% dans les énergies bas carbone (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 27 septembre 2023

TotalEnergies veut produire plus d'hydrocarbures dans les 5 prochaines années

  • Le PDG Patrick Pouyanné répète que son groupe continue d'investir dans de nouveaux projets pétro-gaziers, pour répondre à la demande mondiale
  • Le groupe a précisé qu'il avait l'intention de réduire «de manière drastique les émissions de ses opérations», confirmant son objectif de réduction de 40% d'ici 2030 par rapport à 2015

PARIS: Malgré les appels à réduire les énergies fossiles, TotalEnergies a annoncé mercredi qu'il comptait "augmenter sa production d'hydrocarbures de 2 à 3% par an sur les cinq prochaines années", tout en assurant vouloir maintenir "le cap de sa stratégie multi-énergies équilibrée" avec sa forte croissance dans l'électricité renouvelable.

Le groupe français compte "augmenter sa production d'hydrocarbures de 2 à 3% par an sur les cinq prochaines années", dans le pétrole et le gaz grâce à "son riche portefeuille de projets à bas coûts et à faibles émissions" de gaz à effet de serre, a annoncé le groupe dans un communiqué peu avant la présentation de sa stratégie aux investisseurs à New York.

Entre 2019 et 2022, années en partie marquées par la Covid, la production de gaz et de pétrole du groupe n'a cessé de baisser, et jusqu'ici la major française ne communiquait pas d'objectif chiffré de croissance ou de baisse, tablant sur une production globale pétro-gazière stable d'ici la fin de la décennie.

Le groupe a précisé qu'il avait l'intention de réduire "de manière drastique les émissions de ses opérations", confirmant son objectif de réduction de 40% d'ici 2030 par rapport à 2015.

Le PDG Patrick Pouyanné répète que son groupe continue d'investir dans de nouveaux projets pétro-gaziers, pour répondre à la demande mondiale, notamment dans les pays émergents, tout en diversifiant ses activités vers l'électricité renouvelable, éolienne et solaire.

Une stratégie réaffirmée mercredi devant les investisseurs : "plus d'énergie, plus d'électricité, moins d'émissions, une trésorerie croissante".

"Cette stratégie permettra à la compagnie de réaliser sa plus importante croissance dans les prochaines années, d'ici la fin de la décennie", grâce à une production d'énergies en hausse de 4%, a déclaré le PDG.

Cette année, le groupe a annoncé de nouveaux projets pétroliers notamment au Surinam et à Abu Dhabi et dans le gaz naturel liquéfié aux Etats-Unis, avec l'objectif de conforter sa position de 3e acteur mondial dans le GNL.

Le PDG Patrick Pouyanné s'est par ailleurs voulu rassurant sur son projet de GNL au Mozambique, arrêté en 2021 à cause de problèmes de sécurité et qui pourrait reprendre d'ici fin 2023: "la situation s'est clairement améliorée", a-t-il dit.

«Intentions de façade»

Le groupe prévoit d'investir entre 14 et 18 milliards de dollars dans les 5 prochaines années, et entre 16 et 18 milliards dans la fourchette haute, dont 30% dans de nouveaux projets pétro-gaziers et environ 33% dans les énergies bas carbone.

Poursuivant sa stratégie de développement dans l'électricité, malgré les doutes des investisseurs, le groupe a indiqué qu'il souhaitait atteindre une rentabilité de ses activités d'électricité de l'ordre de 12% contre 10% en 2023. Il vise une production de 100 TWh d'électricité d'ici 2030, à partir d'installations renouvelables, solaires et éoliennes, mais aussi à partir de gaz.

"Grâce au recentrage du portefeuille pétrolier et gazier sur des actifs et projets" à bas coûts et "à faibles émissions" et "à la diversification dans l'électricité, notamment renouvelable (...) la compagnie met en œuvre sa stratégie de transition tout en garantissant une politique attractive de retour à l'actionnaire", a déclaré le groupe dans son communiqué.

En 2023, il compte gratifier ses actionnaires en versant les "1,5 milliard de dollars des montants reçus de la vente des actifs canadiens aux rachats d'actions pour les porter à 9 milliards de dollars sur l'année", a-t-il indiqué en référence à sa sortie des sables bitumineux au Canada. Le groupe revoit ainsi ses prévisions "de retour à l'actionnaire à plus de 40% du cash-flow (flux de trésorerie) au-delà de 2023", contre 44% en 2023.

En annonçant vouloir augmenter sa production de gaz de pétrole, en contradiction avec les appels des experts du climat à réduire la dépendance du monde aux énergies fossiles, TotalEnergies s'est attiré une nouvelle salve de critiques.

"En misant sur les énergies fossiles, TotalEnergies montre une nouvelle fois qu'il est tout sauf un acteur de la transition énergétique", a dénoncé Louis-Maxence Delaporte, analyste énergie de l'ONG Reclaim Finance.

"Derrière les bonnes intentions de façade et le cynisme de prétendre produire des hydrocarbures 'à faibles émissions', TotalEnergies poursuit son entreprise de destruction du climat pour faire toujours plus de profits", a réagi Greenpeace.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.