L'Arabie saoudite dévoile sa nouvelle et ambitieuse académie sportive

Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a félicité le Royaume pour le lancement de son nouveau projet sportif. (Photo, Mahd Sports Academy)
Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a félicité le Royaume pour le lancement de son nouveau projet sportif. (Photo, Mahd Sports Academy)
Short Url
Publié le Jeudi 30 juillet 2020

L'Arabie saoudite dévoile sa nouvelle et ambitieuse académie sportive

  • La Mahd Sports Academy, une académie sportive visant à développer une « génération dorée » de sportifs saoudiens
  • De nombreuses personnalités du monde du football se sont félicitées de cette initiative

RIYAD : L'Arabie saoudite a enfin dévoilé le projet très attendu de la Mahd Sports Academy, une académie sportive, visant à former une nouvelle génération de champions sportifs saoudiens. La nouvelle structure mise en place par le Royaume sera accessible à tous les enfants saoudiens de 6 ans à 12 ans, pour les sports individuels et collectifs, et s’adressera aux deux sexes. 
Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a félicité le Royaume pour le lancement de son nouveau projet sportif et de nombreux entraineurs et personnalités du ballon rond se sont également réjouies de cette nouvelle initiative, de Jose Mourinho à Fabio Capello, en passant par  Roberto Mancini et Edwin Van der Sar. 
On s’attend à ce que la Mahd Academy devienne au cours de la prochaine décennie l'une des plus grandes académies sportives au monde, visant à former une nouvelle « génération dorée » de sportifs, qui permettra au Royaume de jouer les premiers rôles lors de grands événements régionaux, continentaux et mondiaux. Cette nouvelle académie permettra de répondre à une série d’échecs sportifs des Saoudiens, en particulier dans le football : l’Arabie saoudite avait été défaite 5-0 par la Russie à la Coupe du Monde 2018 et n’a pas remporté la Coupe d’Asie en 2019. 
Malgré ces revers, l'Arabie saoudite a pris une place importante dans le monde du sport ces dernières années en organisant nombre d’événements sportifs de haut niveau, comme les  Super Coupes d'Espagne et d'Italie, le Dakar, la Formule E et le championnat du monde de boxe poids lourds. L’Académie de sport récemment créée est la conséquence logique de ces événements, et a pour objectif de développer des talents locaux à même de rivaliser à l’échelle mondiale. 

L'académie recherchera des joueurs en deux étapes : à l’école primaire, plus de 10 000 professeurs d’éducation physique aux côtés des scouts formeront des jeunes joueurs et chercheront à découvrir de nouveaux talents. La deuxième étape prévoit que les enfants sélectionnés rejoindront des centres de découvertes de talents. Le pays en comptera 44 d’ici la fin de l’année 2025.
Son Altesse le prince Abdulaziz bin Turki Al-Faisal, ministre des Sports, s’est exprimé au sujet de la nouvelle académie : « Ce projet est un rêve pour l'Arabie saoudite, la nation se concentrant désormais sur la  création de talents saoudiens qui pourront rivaliser à l’échelle mondiale, et rendront leur pays fier » 
Abdulla bin Faisal Hammad, le directeur exécutif de la Mahd Sports Academy, a pour sa part expliqué : « Nous avons plus d’1,7 million d'élèves à l'école élémentaire qui font du sport une heure par semaine, mais leurs talents ne sont pas reconnus avant d'atteindre l’âge de 14 ans. À cet âge, il est plus difficile de façonner un champion. Si nous pouvons nous connecter avec eux plus tôt et leur fournir une meilleure formation, nous serons en mesure de créer de meilleurs joueurs efficacement »
 


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Short Url
  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

Short Url
  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Short Url
  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".