Assemblée nationale: les postes-clés reconduits malgré la présence contestée du RN

La présidente de l'Assemblée nationale française, Yael Braun-Pivet, brandit le règlement de la Chambre lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale française, à Paris, le 26 septembre 2023 (Photo de MEHDI FEDOUACH / AFP).
La présidente de l'Assemblée nationale française, Yael Braun-Pivet, brandit le règlement de la Chambre lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale française, à Paris, le 26 septembre 2023 (Photo de MEHDI FEDOUACH / AFP).
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

Assemblée nationale: les postes-clés reconduits malgré la présence contestée du RN

  • L'an dernier, le RN avait obtenu deux vice-présidences sur six, pour Hélène Laporte et Sébastien Chenu, avec l'appui de voix du camp présidentiel
  • Le statu quo décidé pour la répartition des postes au bureau de l'Assemblée vaut également pour les présidences des huit commissions permanentes de l'Assemblée

PARIS: La répartition des postes-clés entre les groupes politiques à l'Assemblée nationale a été reconduite lundi, malgré l'embarras toujours diffus au Palais Bourbon autour des deux vice-présidences obtenues par le Rassemblement national (RN) en début de législature.

La présidente Yaël Braun-Pivet a "proclamé" lundi la reconduction de la composition actuelle du bureau de l'Assemblée - sa plus haute instance incluant ses vice-présidents, questeurs et secrétaires - à l'ouverture de la session ordinaire 2023-2024.

Cette reconduction est généralement une formalité, mais les écologistes souhaitaient la remettre en cause cette année, avant de renoncer à provoquer une nouvelle élection. Ils faisaient notamment face aux craintes des autres groupes de provoquer un chamboulement au résultat imprévisible.

L'an dernier, le RN avait obtenu deux vice-présidences sur six, pour Hélène Laporte et Sébastien Chenu, avec l'appui de voix du camp présidentiel, au sein duquel certains ne cachent pas leurs regrets d'avoir contribué à "respectabiliser" l'extrême droite, comme le leur reproche encore la gauche.

Mais même au sein de la coalition Nupes, les partenaires des écologistes étaient réticents à déclencher une nouvelle élection. Certains redoutaient la possible remise en cause par ricochet d'autres postes, comme celui du président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel.

Les cadres du camp présidentiel craignaient de leur côté de perdre leur majorité absolue au sein du bureau, obtenue alors qu'ils ne disposent que d'une majorité relative dans l'hémicycle.

Les chefs de file des groupes politiques avaient ainsi convenu la semaine passée de maintenir le statu quo, comme le préconisait Yaël Braun-Pivet, soucieuse que le bureau reflète "les différentes sensibilités politiques" de l'hémicycle.

Cette dernière a donc confirmé lundi la reconduction des vice-présidents: outre les deux députés RN, il s'agit de Valérie Rabault (PS), Naïma Moutchou (Horizons), Elodie Jacquier-Laforge (MoDem) et Caroline Fiat (LFI).

Les trois questeurs Marie Guévenoux et Eric Woerth (Renaissance) et Eric Ciotti (LR), ont aussi été reconduits.

Le statu quo décidé pour la répartition des postes au bureau de l'Assemblée vaut également pour les présidences des huit commissions permanentes de l'Assemblée, qui ont toutes été reconduites lundi soir, y compris celle d'Eric Coquerel.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.