Au salon international du livre à Riyad, l’Institut royal des arts traditionnels met à l’honneur la reliure traditionnelle

Le pavillon de l’Institut royal offre aux visiteurs la chance d’assister et de participer à un atelier interactif de reliure traditionnelle, guidés par un artisan qualifié. (Photo fournie)
Le pavillon de l’Institut royal offre aux visiteurs la chance d’assister et de participer à un atelier interactif de reliure traditionnelle, guidés par un artisan qualifié. (Photo fournie)
Le pavillon de l’Institut royal offre aux visiteurs la chance d’assister et de participer à un atelier interactif de reliure traditionnelle, guidés par un artisan qualifié. (Photo fournie)
Le pavillon de l’Institut royal offre aux visiteurs la chance d’assister et de participer à un atelier interactif de reliure traditionnelle, guidés par un artisan qualifié. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 04 octobre 2023

Au salon international du livre à Riyad, l’Institut royal des arts traditionnels met à l’honneur la reliure traditionnelle

  • Le stand de l’Institut royal des arts traditionnels allie patrimoine culturel et expériences interactives avec un flair artistique séduisant
  • La participation de l’Institut à la Foire internationale du livre de Riyad reflète son engagement et celui du public à enrichir le monde de la reliure traditionnelle

RIYAD: L’Institut royal des arts traditionnels participe à la Foire internationale du livre de Riyad, qui se tient du 28 septembre au 7 octobre à l’université du roi Saoud à Riyad. 

Son stand allie patrimoine culturel et expériences interactives avec un flair artistique séduisant et se marie harmonieusement avec le slogan de cette édition culturelle, «Une destination inspirante».

Le pavillon de l’Institut royal des arts traditionnels est décoré avec des senteurs du passé. Les visiteurs sont accueillis par un ouvrage exceptionnel, exposé à l’entrée du stand, également accompagné de la représentation miniature de l’atelier de l’artisan. 

Cet ouvrage dévoile le parcours de la famille Al-Anis qui a hérité d’un don artisanal traditionnel, transmis de génération en génération, celui de la reliure traditionnelle des livres. Cette tradition transmet un art millénaire et est grandement représentée par la famille saoudienne Al-Anis durant ce salon du livre.  

Hussein al-Amir, originaire de la région d’Al-Ahsa, travaille comme administrateur dans une école publique à Riyad et pratique la reliure traditionnelle des livres depuis treize ans, ayant hérité de son grand-père cette passion. Il raconte à Arab News en français le processus qu’il utilise: «Tout d’abord, j’évalue l’ampleur des dommages, puis je sépare les feuilles de leur couverture en utilisant une sorte de raquette, j’y effectue des pressions pour séparer les feuilles, mais bien avant, il est nécessaire de déterminer la place des orifices qui nous permettront de relier à nouveau les feuilles.»  

«Auparavant, nous utilisions des produits naturels, notamment la gomme arabique comme adhésif, la farine de riz pressée et d’autres matériaux naturels comme le cuir, le tissu utilisé par les anciennes civilisations. On n’utilisait pas de produits chimiques comme aujourd’hui», ajoute-t-il.

À l’occasion de la Foire internationale du livre de Riyad, l’Institut royal des arts traditionnels est heureux d’offrir aux visiteurs des manuscrits sur lesquels sont inscrits des passages poétiques d’Abou Tayyib al-Mutanabbi, l’un des plus grands poètes arabes. Les inscriptions traduisent la maîtrise d’un art suprême par les artistes de calligraphie arabe à l’Institut. 

Le pavillon de l’Institut royal offre également aux visiteurs la chance d’assister et de participer à un atelier interactif de reliure traditionnelle, guidés par un artisan qualifié. Cet atelier révèle aux participants les secrets de cet art traditionnel et ces derniers reçoivent des conseils pratiques pour le maîtriser ainsi qu’un guide éducatif leur expliquant les étapes de la reliure traditionnelle. 

Le stand reflète les efforts de l’Institut royal pour soutenir l’artisanat et les arts traditionnels, notamment via des programmes éducatifs. En effet, des formations y sont dispensées. Bouchra Sheha est une étudiante au sein de l’Institut royal des arts traditionnels qui y a suivi une formation de deux semaines. Une expérience qu’elle considère comme enrichissante. «Nous avons appris plusieurs manières de restaurer un livre en utilisant différents matériaux qui permettent de préserver les ouvrages sur le long terme», explique-t-elle à Arab News en français.    

La participation de l’Institut royal à la Foire internationale du livre de Riyad reflète aussi son engagement et celui du public à enrichir le monde de la reliure traditionnelle et à renforcer l’identité culturelle saoudienne en préservant le patrimoine culturel et en soutenant les artistes et artisans talentueux.

 


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com