France 2030 Export, un programme pour la reconquête des marchés internationaux

Organisée dans les locaux de Business France dans le cadre des Rencontres Business France du 3 au 6 octobre 2023, l’inauguration du volet international de France 2030 a réuni de nombreuses personnalités de la vie politique et institutionnelle. (Photo fournie).
Organisée dans les locaux de Business France dans le cadre des Rencontres Business France du 3 au 6 octobre 2023, l’inauguration du volet international de France 2030 a réuni de nombreuses personnalités de la vie politique et institutionnelle. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 05 octobre 2023

France 2030 Export, un programme pour la reconquête des marchés internationaux

  • «Les marchés à l’exportation sont des éléments essentiels de la croissance des entreprises d’innovation»
  • Le plan France 2030, annoncé le 12 octobre 2021 par le président de la république, Emmanuel Macron, a été élaboré avec le soutien de l'Europe

PARIS: Organisée dans les locaux de Business France dans le cadre des Rencontres Business France du 3 au 6 octobre 2023, l’inauguration du volet international de France 2030 a réuni de nombreuses personnalités de la vie politique et institutionnelle. Étaient présents Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français à l’étranger; Bruno Bonnell, secrétaire général du SGPI (Secrétariat général pour l’investissement), chargé du plan France 2030; Laurent Saint-Martin, directeur général de Business France et Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef).

Conférences, tables rondes et sessions de réseautage, programmées à cette occasion, permettront aux experts, représentants institutionnels et dirigeants d’entreprises de déterminer les méthodes et les modalités pratiques pour assurer la mise en œuvre des mesures, annoncées par Olivier Becht à la fin du mois d’août 2023. Ces dernières concernent trois volets essentiels définis par les organismes qui pilotent le plan: la stratégie de soutien à l’export et de réindustrialisation de la France, le volet international de France 2030 ainsi que Team France filières.

Industrialisation et exportation

«Le fer de lance de France 2030 est de réindustrialiser la France», a indiqué, de son côté, Olivier Becht qui, lors de son intervention, a souligné les problèmes tels que la fragilité des PME françaises, la crise énergétique et la dépendance aux importations de certains produits, ce qui a un impact négatif sur la balance commerciale.

«Les marchés à l’exportation sont des éléments essentiels de la croissance des entreprises d’innovation. Ce partenariat avec Business France nous permet de donner les moyens, à mille lauréats France 2030, de promouvoir l’excellence française à l’international», déclare M. Bonnell. Dans son discours, il a indiqué qu’il faudra désormais «avoir une vision planétaire du marché». Il précise qu’il existe en France «un ensemble d’entreprises motivées, innovantes et en croissance qui n’ont pas forcément l’idée d’aller chercher des marchés lointains et inattendus». 

Interrogé par Arab News en français sur les objectifs de la programmation du volet international de France 2030, M. Saint-Martin explique que ces travaux vont permettre «la rencontre de la stratégie France 2030 avec la stratégie pour l’accompagnement à l’export. Toutes les entreprises françaises, à gros potentiel technologique et industriel, qui sont dans des secteurs d’avenir, nous voulons les promouvoir davantage à l’international. La logique, elle, est simple. France 2030 est un plan stratégique inédit qui concerne diverses filières; industrie verte, intelligence artificielle, industrie culturelle et créative, tout ce qui va être finalement porteur d’innovation et de souveraineté industrielles dans les prochaines années, nous allons lui donner une dimension internationale. La France se réindustrialise, il faut attendre qu’elle exporte davantage.»

À la question relative aux marchés visés par le plan France 2030 Export, Laurent Saint-Martin affirme que les entreprises concernées visent les marchés traditionnels – Europe, États-Unis et Asie du Sud-Est. «Notre travail consiste à accompagner les entreprises pour qu’elles réussissent dans ces pays, mais aussi de leur faire découvrir des marchés d’opportunités de croissance qu’elles ne soupçonnaient pas», en citant les pays émergents. «Cela dépendra du produit, du secteur et de l’appétence du marché. Ces marchés peuvent être situés dans le Golfe, en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est ou encore en Amérique latine», conclut-il.

Lors de son intervention au deuxième jour de ces rencontres, M. Martin plaide pour le renforcement dans la dynamique et la mise en application de la stratégie française sur les exportations. Il recommande «la capillarité dans les approches pour qu’elles soient plus fortes qu’elles ne le sont», et rappelle que le Medef, via Medef International, doit «être davantage présent dans les régions et dans l’ensemble des territoires pour aller dénicher toutes les pépites qui ne sont pas actuellement valorisées à l’exportation».

France 2030, un plan ambitieux

Le plan France 2030, annoncé le 12 octobre 2021 par le président de la république, Emmanuel Macron, a été élaboré avec le soutien de l'Europe et il est doté d'un budget de 54 milliards d'euros sur une période de cinq ans. Ce plan vise à accompagner la transformation des secteurs clés et de l'excellence de l'économie française grâce à l'innovation technologique. Ces secteurs comprennent l'aéronautique, l'automobile, le numérique, l'espace, la biotechnologie, la santé et la culture. Une partie de ce budget sera également allouée aux universités et aux organismes de recherche, avec l’objectif de répondre à un enjeu stratégique: être compétitif face aux défis écologiques et d’attractivité de demain.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.