De populaires médicaments contre l'obésité augmentent le risque de problèmes gastro-intestinaux

Ozempic devient de plus en plus populaire pour la perte de poids. (Reuters)
Ozempic devient de plus en plus populaire pour la perte de poids. (Reuters)
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Publié le Vendredi 06 octobre 2023

De populaires médicaments contre l'obésité augmentent le risque de problèmes gastro-intestinaux

  • Ces effets secondaires restent rares, et doivent être comparés aux problèmes de santé liés à l'obésité qui peuvent être évités grâce à une perte de poids
  • Mais les experts soulignent que ces résultats montrent la nécessité de prescrire ces médicaments à des patients qui en tirent un réel bénéfice, informés des risques, et suivis par des professionnels de santé

WASHINGTON : Des médicaments devenus très populaires pour perdre du poids, comme Ozempic, augmentent le risque de problèmes gastro-intestinaux, ont alerté des chercheurs dans une étude publiée jeudi.

Ces effets secondaires restent rares, et doivent être comparés aux problèmes de santé liés à l'obésité qui peuvent être évités grâce à une perte de poids. Mais les experts soulignent que ces résultats montrent la nécessité de prescrire ces médicaments à des patients qui en tirent un réel bénéfice, informés des risques, et suivis par des professionnels de santé.

"Avec des millions de personnes prenant ces médicaments dans le monde, cela pourrait conduire des centaines de milliers de personnes souffrant de ces problèmes", a souligné un communiqué l'Université de la Colombie-Britannique (Canada), dont les chercheurs ont réalisé l'étude.

Les chercheurs se sont penchés sur la molécule semaglutide, utilisée dans les médicaments à succès Ozempic et Wegovy, ainsi que la liraglutide, du médicament Saxenda. Tous sont produits par le laboratoire Novo Nordisk.

Ces nouveaux traitements par injection, devenus populaires car plus efficaces pour perdre du poids que ceux d'ancienne génération, imitent une hormone gastro-intestinale (GLP-1) qui joue un rôle dans la régulation de l'appétit.

Les chercheurs ont inclus dans leur analyse environ 5 400 patients obèses sans diabète, et ont comparé ceux prenant semaglutide ou liraglutide, avec ceux prenant un autre traitement contre l'obésité (non GLP-1).

Selon leurs résultats, les patients traités avec semaglutide ou liraglutide avaient environ 9 fois plus de risque de développer une pancréatite (inflammation du pancréas), et plus de 4 fois plus de risque de développer une occlusion intestinale.

Pour la gastroparésie, trouble digestif limitant le passage de la nourriture et pouvant entraîner nausée, vomissements et douleurs, le risque était plus de 3 fois plus élevé.

Ces médicaments "devraient être utilisés avec précaution, et seulement chez les patients avec le plus haut risque de problèmes de santé ou de complications liés à l'obésité", a commenté la professeure en médecine pharmaceutique Penny Ward, non impliquée dans l'étude.

"Il est vital que les réglementations soient renforcées pour s'assurer que ces médicaments ne soient prescrits que dans les bonnes circonstances", a de son côté estimé le Dr. Simon Cork, de l'université Anglia Ruskin, jugeant les données de l'étude "fiables".

Aux Etats-Unis, Ozempic n'est approuvé que contre le diabète, mais après avoir fait fureur sur les réseaux sociaux, il est aussi largement utilisé hors des recommandations, pour ses propriétés amaigrissantes.

Saxenda et Wegovy sont eux approuvés par les autorités sanitaires américaines pour la perte de poids, depuis 2020 et 2021 respectivement.

Mais les essais cliniques réalisés pour leur autorisation étaient trop petits et brefs pour détecter ces risques gastro-intestinaux, selon les chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique, qui arguent qu'il s'agit de la première étude d'ampleur sur le sujet.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.