Le Congrès américain toujours sans «speaker»

Pressé sur cette question la veille, Kevin McCarthy avait pourtant longuement vanté son expérience diplomatique avec Israël, semblant laisser la porte ouverte à un possible retour au perchoir (Photo, AFP).
Pressé sur cette question la veille, Kevin McCarthy avait pourtant longuement vanté son expérience diplomatique avec Israël, semblant laisser la porte ouverte à un possible retour au perchoir (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 11 octobre 2023

Le Congrès américain toujours sans «speaker»

  • La destitution de Kevin McCarthy du perchoir de la Chambre des représentants, par des membres de son propre parti, a suspendu depuis une semaine les principaux pouvoirs de cette institution -- un des parlements les plus puissants au monde
  • Les républicains sont majoritaires à la Chambre depuis janvier, ce qui les rend responsables d'en élire son président

WASHINGTON: Pressés de toutes parts pour agir en faveur de l'Ukraine et d'Israël, les républicains tentaient mardi d'enterrer la hache de guerre et de s'accorder, enfin, sur un nouveau "speaker" au Congrès américain.

La destitution de Kevin McCarthy du perchoir de la Chambre des représentants, par des membres de son propre parti, a suspendu depuis une semaine les principaux pouvoirs de cette institution -- un des parlements les plus puissants au monde.

Tous les votes sur ces dossiers diplomatiques brûlants, tout comme la crise budgétaire imminente, sont bloqués. Une situation absolument inédite.

Querelles fratricides 

"Pendant que nous débattons de tant de problèmes internes majeurs, nous semblons ignorer les graves menaces qui pèsent sur nous et nos alliés à travers le monde", a déploré mardi l'élu républicain Mike Kelly sur X, anciennement Twitter, exhortant ses pairs à mettre fin à cette pagaille institutionnelle.

Les républicains sont majoritaires à la Chambre depuis janvier, ce qui les rend responsables d'en élire son président.

Mais le "speaker" en poste depuis neuf mois a été évincé le 3 octobre -- victime des tensions extrêmement fortes entre élus modérés et trumpistes du parti.

Les républicains sont depuis incapables de s'entendre sur un successeur.

«Pas une question de partis»

Lors d'un discours sur la situation en Israël, le président Joe Biden a appelé le Congrès à prendre, dès qu'il en serait capable, "des mesures urgentes" pour "financer les impératifs de nos partenaires".

"Ce n'est pas une question de partis ou de politique", a souligné le dirigeant démocrate, dont le parti, minoritaire à la Chambre, est principalement spectateur des tractations chaotiques au Congrès.

"Il en va de la sécurité du monde, de la sécurité des Etats-Unis", a-t-il insisté.

Scalise et Jordan au tableau

Les républicains se sont réunis à 17H00 (21H00 GMT) pour entendre l'exposé des deux candidats déclarés au poste de "speaker":

D'un côté le chef de groupe Steve Scalise, 58 ans, membre de la droite dure.

"Je suis quelqu'un qui a construit des coalitions tout au long de ma carrière, et nous avons remporté de sacrées victoires", a-t-il déclaré à la presse à l'issue de la réunion.

"On a besoin d'un Congrès qui fonctionne dès demain", a-t-il ajouté.

De l'autre le pugnace Jim Jordan, d'un an son aîné, et à la tête de la commission judiciaire de la Chambre. Cet élu est proche de Donald Trump, dont il a déjà décroché le parrainage.

Mais aucun de ces deux hommes ne dispose, en l'état, d'assez de soutien pour être élu à la tête de la Chambre des représentants.

McCarthy vante son expérience

Une première élection informelle doit être organisée à huis clos mercredi pour prendre la température au sein du groupe parlementaire.

Avant un vote organisé en séance plénière, à une date ultérieure.

Evoquant la nécessité que son poste soit pourvu au plus vite, certains fidèles de Kevin McCarthy ont exhorté le "speaker" destitué à se représenter pour permettre au Congrès d'agir sur cette série de dossiers sensibles.

"Je sais que beaucoup d'entre eux veulent présenter ma candidature, je leur ai dit +s'il vous plaît ne me désignez pas+", a répondu l'élu de Californie mardi.

Pressé sur cette question la veille, Kevin McCarthy avait pourtant longuement vanté son expérience diplomatique avec Israël, semblant laisser la porte ouverte à un possible retour au perchoir.

Mais celui-ci nécessiterait que la poignée de trublions trumpistes, responsables de son éviction, rentrent dans le rang - ce qui reste pour l'heure plus qu'improbable.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.