La compagnie d’aviation française UUDS lance ses activités en Arabie saoudite

Ci-dessus, un atelier de maintenance, de réparation et de révision organisé par Business France à la résidence de l'ambassadeur de France à Riyad, mercredi. (Photo fournie)
Ci-dessus, un atelier de maintenance, de réparation et de révision organisé par Business France à la résidence de l'ambassadeur de France à Riyad, mercredi. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 11 octobre 2023

La compagnie d’aviation française UUDS lance ses activités en Arabie saoudite

  • Le PDG de la société UDDS Aero affirme que celle-ci est «alignée sur la Vision 2030 et sur les perspectives dynamiques du secteur de l’aviation»
  • La société est prête à jouer un rôle central dans le paysage aéronautique du Royaume

RIYAD: La société française d’aviation d’affaires UUDS Aero a lancé sa présence officielle en Arabie saoudite lors d’une cérémonie organisée par Business France à l’ambassade de France à Riyad.

La société fournira un éventail complet de services d’aviation à l’Arabie saoudite, selon Business France, l’agence nationale chargée de superviser la mondialisation de l’économie française.

«UUDS est fermement alignée sur l’ambitieuse Vision 2030 de l’Arabie saoudite et sur les perspectives dynamiques du secteur de l’aviation», explique Gilles Nègre, PDG d’UUDS Aero, à Arab News. «En lançant ses solutions de maintenance, de réparation et de révision dans le Royaume, UUDS entend jouer un rôle essentiel dans le secteur local de l’aviation», ajoute-t-il. 

Le lancement d’UUDS s’est déroulé en présence de l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille. Des invités de marque d’Airbus Helicopters, de NIDLP, de Matarat Holding, de l’aéroport du roi Salmane et de Nesma Company ont pris part à la cérémonie et ont eu l’occasion d’échanger avec le comité exécutif d’UUDS sur l’avenir du secteur de la maintenance, de la réparation et de la révision en Arabie saoudite.

«UUDS est entièrement dévouée à la promotion des aspirations, du dynamisme et de l’ambition du secteur de l’aviation en Arabie saoudite. Notre engagement est inébranlable et nous nous employons à atteindre l’excellence en collaboration avec la communauté aéronautique saoudienne», a souligné M. Nègre lors de l’événement.

UUDS est alignée sur la Vision 2030, qui vise le développement du secteur du transport aérien avec des initiatives spécifiques au sein du secteur de la maintenance, de la réparation et de la révision, a-t-il affirmé.

Alors qu’UUDS entame son parcours en Arabie saoudite, la société est prête à jouer un rôle central dans le paysage aéronautique du Royaume. UUDS se consacre à l’avancement du secteur de l’aviation, au maintien de partenariats durables et à la fourniture de solutions de premier ordre qui s’adaptent aux exigences en constante évolution du secteur, a ajouté M. Nègre.

S'exprimant lors du même événement, l’ambassadeur de France a déclaré: «Comme nous le savons, la France est un acteur majeur du secteur de la maintenance, de la réparation et de la révision et est reconnu pour son savoir-faire et son expertise. L’équipe d’UUDS vient de garantir sa participation à la Vision 2030 saoudienne dans le secteur de l’aviation.»

«Le gouvernement français a fait part de son intention d’investir massivement dans le secteur de l’aviation, et nous avons pour ambition de parvenir à zéro émission de carbone et de passer au combustible à hydrogène», a ajouté l’ambassadeur.

Le réseau français de carburants vise à mélanger le gaz naturel avec 20% d’hydrogène à partir de 2030, dans le cadre des efforts visant à réduire les émissions de carbone. L’industrie aéronautique est «clairement un élément important du tissu industriel français», a souligné M. Pouille, ajoutant qu’UUDS avait également l’intention de stimuler l’emploi local et l’industrie en Arabie saoudite.

Un atelier organisé lors de l’événement a permis de présenter des études de cas tangibles, sous la direction de Julian Ehrhard, vice-président exécutif et directeur de l’exploitation d’UUDS, et de Sebastien Woitok, responsable de la DOA (Design organisational approval).

Dans le cadre de cet atelier, UUDS s’est adressée à de nombreux acteurs du secteur de l’aviation et des secteurs connexes, notamment les compagnies aériennes, afin de proposer des solutions globales pour la modernisation, la remise à neuf, l’achèvement, la maintenance et l’installation d’équipements médicaux dans les cabines.

Parmi les participants figuraient l’Autorité générale de l’aviation civile (Gaca), Riyadh Airports, la compagnie aérienne Saudia, Flynas, Saudia Aerospace Engineering Industries (SAEI), Neom, Sami Advanced Electronics et le ministère de l’Investissement.

Les entités publiques telles que le ministère de la Défense sont aussi des cibles clés de UUDS, qui espère collaborer dans les domaines de la sécurité civile, de la surveillance des frontières et des services médicaux d’urgence par hélicoptère.

UUDS dispose d’une équipe dévouée d’ingénieurs locaux basés à Riyad, et formera des jeunes Saoudiens tout en assurant la proximité pour la gestion du projet, les études et les contrôles des aéronefs.

L’entreprise française a pour objectif de lancer un atelier de fabrication de cabines et des installations de production dotées de technologies de pointe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Macron après les frappes en Iran: le «travail diplomatique» doit «reprendre ses droits» 

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  • Le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Irak, Koweit et région autonome du Kurdistan
  • La France se tient "prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation"

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi que le "travail diplomatique" devait "reprendre ses droits", quelques heures après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, affirmant que la crise autour du nucléaire iranien et les "droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre" ne pouvaient se régler par des "frappes".

"Je souhaite que nous puissions prendre toutes les initiatives utiles pour que le travail diplomatique reprenne ses droits", a-t-il déclaré au début d'un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Elysée.

"Nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien, de l'activité balistique, des déstabilisations régionales se règleront simplement par les frappes et évidemment aussi les droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre", a affirmé le chef de l'Etat français.

"Ce qu'il a exprimé ces derniers mois encore en étant terriblement réprimé c'est de pouvoir décider lui-même de son destin et c'est aussi une des choses que nous devons tout faire pour défendre", a-t-il ajouté.

"La France n'a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés", a par ailleurs précisé Emmanuel Macron, au côté du Premier ministre Sébastien Lecornu, de plusieurs ministres et de hauts responsables militaires.

La "priorité absolue" de la France est la sécurité de ses ressortissants et "emprises militaires" dans la région, a poursuivi le chef de l'Etat.

"C'est d'être aux côtés de tous les pays qui sont aujourd'hui touchés par la riposte iranienne ou qui sont menacés par celle-ci dans leur intégrité territoriale, leur souveraineté", a-t-il encore souligné, en référence notamment aux pays du Golfe.

Le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Irak, Koweit et région autonome du Kurdistan, a précisé l'Elysée, à l'exception d'Israël.

Il avait auparavant appelé sur X à "cesser" une "escalade dangereuse pour tous" et affirmé que le régime iranien n'a "plus d'autre option" que de négocier de "bonne foi" le démantèlement de son programme nucléaire et balistique.

La France se tient "prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation", a-t-il encore relevé sur X.


Lecornu ferait un "bon candidat" en 2027 pour 30% des Français (sondage)

Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la cérémonie marquant le retour des athlètes français des JO d’hiver Milano Cortina 2026, à Albertville, le 23 février 2026, à l’arrivée du drapeau olympique pour les JO 2030. (AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la cérémonie marquant le retour des athlètes français des JO d’hiver Milano Cortina 2026, à Albertville, le 23 février 2026, à l’arrivée du drapeau olympique pour les JO 2030. (AFP)
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  • Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, Sébastien Lecornu serait un « bon candidat » du bloc central en 2027 pour 30% des Français, derrière Édouard Philippe (39%) mais proche de Gabriel Attal (33%) et Gérald Darmanin (28%)
  • Jugé plus humble et compétent qu’Emmanuel Macron, Lecornu souffre toutefois d’une image « d’exécutant » (72% des sondés), tandis qu’Édouard Philippe reste favori, sous réserve des municipales au Havre

PARIS: Le Premier ministre Sébastien Lecornu ferait un "bon candidat" du bloc central à la présidentielle de 2027 pour 30% des Français, à l'image de Gabriel Attal(33%) et Gérald Darmanin (28%) mais loin derrière Edouard Philippe (39%), selon un sondage Odoxa pour Le Figaro paru jeudi.

Le chef du gouvernement, dont la popularité (34%) est supérieure de 13 points à celle d'Emmanuel Macron, est jugé plus humble (+33 points), plus proche des préoccupations des Français (+18) et plus compétent (+17) que le chef de l'Etat, mais aussi moins dynamique (-9).

"Pour renforcer sa stature, il devra peut-être se détacher de son image de simple collaborateur du Président", 72% des Français le qualifiant "d’exécutant", relève encore l'institut.

Sur les réseaux sociaux, les messages sur Emmanuel Macron restent très négatifs alors que la fidélité du "moine soldat" Lecornu est présentée comme une qualité rare, poursuit l'étude.

Edouard Philippe, maire du Havre et premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron, reste le meilleur candidat pour le bloc central, à condition de ne pas perdre les municipales de mars, "une défaite qui pourrait ternir son leadership", poursuit Odoxa.

Un sondage Opinionway publié mercredi le donne pour la première fois perdant dans sa ville contre Jean-Paul Lecoq (PCF) en cas de maintien du candidat RN-UDR au second tour du scrutin.

L'enquête a été réalisée en ligne les 25 et 26 février auprès d’un échantillon de 1.005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points.


Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

Le gouvernement compte désormais 36 membres. (AFP)
Le gouvernement compte désormais 36 membres. (AFP)
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  • Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin
  • Une députée qui était pressentie pour la Fonction publique s'est désistée à la dernière minute car son suppléant à l'Assemblée a refusé de siéger pour la remplacer, pour des raisons de cumul des mandats

PARIS: Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, dont Catherine Pégard, conseillère d'Emmanuel Macron, à la Culture en remplacement de Rachida Dati partie pour faire campagne pour la mairie de Paris, a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué.

Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d'Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d'adresses.

Outre cette nomination attendue, l'ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d'être défaite aux législatives post-dissolution de l'Assemblée nationale.

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l'Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu'ingénieure spécialiste du nucléaire.

Le chef de l'Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l'Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel.

Ce dernier n'a pour l'instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu'il occupait auparavant. Selon une source au sein de l'exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales.

Une députée qui était pressentie pour la Fonction publique s'est désistée à la dernière minute car son suppléant à l'Assemblée a refusé de siéger pour la remplacer, pour des raisons de cumul des mandats, ce qui aurait provoqué une législative partielle, selon une source au courant des tractations, qui n'a pas précisé son nom.

Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat.

Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée.

Camille Galliard-Minier, élue de l'Isère, est avocate de formation et l'ancienne suppléante d'Olivier Véran qu'elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé.

Le gouvernement compte désormais 36 membres.