Ukraine: 28 drones russes détruits, des entrepôts portuaires endommagés

Cette photo prise et diffusée par les services d'urgence ukrainiens le 11 octobre 2023 montre des sauveteurs déblayant les débris d'un lycée, après une attaque russe à Nikopol, dans la région de Dnipropetrovs, dans le cadre de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP).
Cette photo prise et diffusée par les services d'urgence ukrainiens le 11 octobre 2023 montre des sauveteurs déblayant les débris d'un lycée, après une attaque russe à Nikopol, dans la région de Dnipropetrovs, dans le cadre de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP).
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Ukraine: 28 drones russes détruits, des entrepôts portuaires endommagés

  • Au total, Moscou a lancé 33 appareils depuis la région de Belgorod, limitrophe de l'Ukraine, et le cap Tchaouda, dans l'Est de la péninsule de Crimée annexée par la Russie en 2014
  • Mardi, une frappe ukrainienne au moyen d'un obus avait tué deux civils, également dans la région de Belgorod, selon M. Gladkov

KIEV: L'Ukraine a abattu 28 drones russes dans la nuit, a affirmé jeudi matin son armée de l'air, et une frappe de Moscou a endommagé des entrepôts portuaires de la région méridionale d'Odessa, selon les forces armées du Sud de l'Ukraine.

"Des drones ennemis volaient dans différentes directions, donc la défense aérienne a (fonctionné) dans au moins six régions d'Ukraine (...) Un total de 28 (drones) +Shahed-131/136+ ont été détruits cette nuit", a indiqué l'armée de l'air ukrainienne sur Telegram.

Au total, Moscou a lancé 33 appareils depuis la région de Belgorod, limitrophe de l'Ukraine, et le cap Tchaouda, dans l'Est de la péninsule de Crimée annexée par la Russie en 2014, d'après la même source.

Selon les forces ukrainiennes de défense pour le Sud du pays, "l'attaque nocturne de l'ennemi, qui a mobilisé un groupe de drones d'attaque dans notre secteur de responsabilité, a encore une fois été dirigée contre l'infrastructure portuaire du Danube".

"Des bâtiments d'entrepôts de la zone portuaire du Sud de la région d'Odessa ont été endommagés par une frappe", a ajouté la même source sur Telegram.

Russie: trois personnes, dont un enfant, tuées par les débris d'un drone

Trois personnes, dont un enfant en bas âge, ont été tuées au cours de la nuit après que les débris d'un drone abattu sont retombés en détruisant des bâtiments résidentiels de la région russe de Belgorod, a annoncé le gouverneur local jeudi matin.

"Le système de défense aérienne dans le district de Belgorod a abattu un drone de type aéronef qui s'approchait de la ville", a indiqué Viatcheslav Gladkov sur Telegram, ajoutant dans un autre message qu'"à la suite de la retombée de débris en périphérie de Belgorod, deux bâtiments résidentiels ont été (complètement) détruits" et plusieurs autres endommagés.

"Trois personnes sont mortes, l'une d'entre elles est un enfant en bas âge", a fait savoir le gouverneur de cette région frontalière de l'Ukraine.

Deux autres personnes, blessées et dans un état critique, ont été hospitalisées, selon M. Gladkov. Un homme se trouve dans le coma tandis qu'une femme dans un état grave a été victime d'une commotion cérébrale, a-t-il indiqué.

Sur des images publiées en ligne par le gouverneur, on peut apercevoir un amas de ruines où se trouvent pêle-mêle des parpaings en béton, le reste d'une toiture ou encore un matelas.

Tôt jeudi, le ministère russe de la Défense avait indiqué sur Telegram que la défense aérienne russe avait "déjoué" une attaque de drone conduite par Kiev dans la région mercredi vers 23H50 locales (20H50 GMT), sans communiquer sur d'éventuels blessés ou dégâts.

Les attaques ukrainiennes contre le territoire russe se sont multipliées ces derniers mois, sur fond d'une contre-offensive entamée par l'Ukraine début juin.

Mardi, une frappe ukrainienne au moyen d'un obus avait tué deux civils, également dans la région de Belgorod, selon M. Gladkov.

Le gouverneur local, Oleg Kiper, a fait état de dégâts sur "une infrastructure portuaire et des bâtiments résidentiels" dans le district d'Izmaïl, ainsi que d'une octogénaire hospitalisée pour des brûlures.

Selon l'armée, les forces ukrainiennes ont détruit dix engins russes dans cette région et quatre autres dans celle, voisine, de Mykolaïv. Elle n'a pas précisé si ces 14 appareils font partie du total de 28 abattus et dénombrés par l'armée de l'air.

Depuis l'abandon en juillet de l'accord céréalier qui permettait à l'Ukraine d'exporter librement sa production, la Russie multiplie les attaques dans ces deux régions, où sont situés des plateformes et ports cruciaux pour le commerce sur la mer Noire, comme ceux sur le Danube d'Izmaïl et Reni.

La semaine dernière, M. Kiper avait indiqué que des drones avaient endommagé un grenier à grain dans le port d'Izmaïl et mis le feu à neuf camions.


Witkoff et Kushner au Pakistan dans l’incertitude autour de pourparlers avec l’Iran

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  • Des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran pourraient reprendre à Islamabad via des médiateurs pakistanais, malgré des désaccords sur la tenue de discussions directes
  • Sur le terrain, la situation reste fragile : trêve précaire au Liban, violences persistantes et blocage stratégique du détroit d’Ormuz qui continue d’impacter l’économie mondiale

ISLAMABAD: Une possible reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre se profile samedi, avec l'envoi de négociateurs des deux camps à Islamabad, sans garantie de discussions directes, deux semaines après l'échec d'une précédente tentative.

Parallèlement, la trêve au Liban, autre théâtre du conflit, semble toujours aussi précaire.

Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Islamabad, la capitale du Pakistan, attend depuis des jours une reprise des pourparlers américano-iraniens, entamés il y a deux semaines et interrompus au bout d'une quinzaine d'heures, même si le cessez-le feu a été unilatéralement prolongé sine die depuis par les Etats-Unis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé vendredi soir à Islamabad, pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais.

Mais "aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les Etats-Unis", a affirmé sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, précisant que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine vie les médiateurs pakistanais.

Les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendront samedi au Pakistan en vue de pourparlers "avec des représentants de la délégation iranienne", a pourtant déclaré auparavant la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Le vice-président JD Vance, qui conduisait la délégation américaine il y a deux semaines, ne devrait pas cette fois être du voyage mais pourrait les rejoindre ultérieurement en cas de progrès, a précisé Mme Leavitt.

Après le Pakistan, M. Araghchi doit poursuivre une tournée régionale qui le mènera à Oman et en Russie.

- "Vitale pour le monde" -

Pendant ce temps, le trafic maritime reste à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et qui est désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Les marchés mondiaux ont accueilli avec un enthousiasme très mesuré la perspective de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran. Le baril de WTI américain a reculé de 1,51% à 94,40 dollars et le Brent, référence internationale, a modéré sa hausse, clôturant à 105,33 dollars (+0,25%).

Sur le front libanais, le cessez-le-feu, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par Donald Trump après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, est déjà mis à rude épreuve.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de six tués et deux blessés vendredi par des frappes israéliennes dans le sud du pays.

L'armée israélienne a affirmé que ses soldats avaient tué six membres du Hezbollah lors d'une escarmouche, après avoir déclaré que le mouvement chiite pro-iranien avait abattu l'un de ses drones.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé le Hezbollah de tenter de "saboter" le "processus pour parvenir à une paix historique entre Israël et le Liban".

Le mouvement chiite, qui a entraîné le Liban dans la guerre en rouvrant les hostilités avec Israël le 2 mars, a pour sa part appelé l'Etat libanais à "se retirer des négociations directes avec Israël" et estimé que la prolongation de la trêve n'avait "pas de sens" au vu des "actes d'hostilité" persistants d'Israël.

- "Nous rentrons chez nous" -

L'armée israélienne a par ailleurs émis vendredi un appel à évacuer un village du sud du Liban, le premier de ce type depuis l'annonce de la prolongation du cessez-le-feu. L'agence de presse officielle libanaise ANI a ensuite fait état d'une frappe israélienne sur Deir Aames.

Une négociation directe avec Israël "signifierait une reconnaissance de l'ennemi", explique à l'AFP Ahmad Choumari, 74 ans, qui après avoir hésité, a décidé de quitter la ville de Saïda où il s'était mis à l'abri et de regagner son village, à la faveur de la prolongation de la trêve.

"Nous rentrons chez nous", dit-il, entouré de sacs et de matelas, exprimant l'espoir "que le cessez-le-feu deviendra permanent".

Par ailleurs, la Finul, la force de l'ONU, a annoncé vendredi la mort d'un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.