Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez hué au défilé de la fête nationale

Des manifestants contre l'indépendance de la Catalogne brandissent des drapeaux du parti d'extrême droite espagnol Vox et des drapeaux nationaux espagnols lors d'une manifestation pour l'unité de l'Espagne marquant la Fête nationale espagnole (Dia de la Hispanidad) à Barcelone le 12 octobre 2023. (Photo de LLUIS GENE /AFP)
Des manifestants contre l'indépendance de la Catalogne brandissent des drapeaux du parti d'extrême droite espagnol Vox et des drapeaux nationaux espagnols lors d'une manifestation pour l'unité de l'Espagne marquant la Fête nationale espagnole (Dia de la Hispanidad) à Barcelone le 12 octobre 2023. (Photo de LLUIS GENE /AFP)
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez hué au défilé de la fête nationale

  • «Traître» et «L'Espagne n'est pas à vendre», ont crié plusieurs personnes lorsque le Premier ministre est sorti de sa voiture et a attendu l'arrivée du roi Felipe VI et de son épouse
  • Les huées se sont transformées en applaudissements lorsque le roi est sorti de sa voiture et a commencé à saluer les hommes politiques qui l'attendaient

MADRID: Le Premier ministre par intérim espagnol, Pedro Sanchez, a été hué par une partie du public jeudi à son arrivée au défilé militaire annuel de la fête nationale à Madrid en Espagne, retransmis en direct à la télévision nationale.

"Traître" et "L'Espagne n'est pas à vendre", ont crié plusieurs personnes lorsque le Premier ministre est sorti de sa voiture et a attendu l'arrivée du roi Felipe VI et de son épouse.

D'autres ont scandé "Que Txapote vote pour toi !", en référence au surnom d'un ancien membre dirigeant du groupe séparatiste basque ETA, aujourd'hui dissous, condamné pour plusieurs assassinats.

Les huées se sont transformées en applaudissements lorsque le roi est sorti de sa voiture et a commencé à saluer les hommes politiques qui l'attendaient.

Le Premier ministre socialiste suscite actuellement la colère d'une partie de l'électorat - en particulier de la droite - car son gouvernement minoritaire s'est appuyé sur les voix des partis séparatistes basques et catalans pour faire passer des lois.

Et pour obtenir un vote de confiance au Parlement, afin d'être nommé pour un nouveau mandat, Pedro Sanchez a besoin des voix du parti indépendantiste catalan JxCat, qui demande une amnistie pour les personnes faisant l'objet de poursuites judiciaires à la suite de l'échec de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Cette proposition déplait à la droite, qui estime que l'amnistie ne peut être utilisée comme monnaie d'échange pour permettre au Premier ministre actuel de rester au pouvoir.

L'Espagne est plongée dans l'incertitude politique depuis les élections de juillet. Le parti populaire de droite a recueilli la plupart des voix, mais n'a pas obtenu suffisamment de soutien pour former un gouvernement.

Le mois dernier, le chef du PP, Alberto Nunez Feijoo, a perdu un vote parlementaire clé pour être nommé Premier ministre. Le roi a alors chargé Pedro Sanchez d'essayer de former un gouvernement.

Si aucun candidat au poste de Premier ministre n'obtient la majorité d'ici le 27 novembre, de nouvelles élections devront être organisées, très probablement en janvier.

La fête nationale espagnole, le 12 octobre, marque le jour de l'arrivée en l'Amérique de Christophe Colomb en 1492.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.