Abbas exige la «fin immédiate de l'agression» contre le peuple palestinien

Cette photo fournie par le bureau de presse de l'Autorité palestinienne (PPO) montre le roi Abdallah II de Jordanie (à droite) rencontrant le président palestinien Mahmoud Abbas à Amman le 12 octobre 2023. (Photo Thaer Ghanaim  PPO AFP)
Cette photo fournie par le bureau de presse de l'Autorité palestinienne (PPO) montre le roi Abdallah II de Jordanie (à droite) rencontrant le président palestinien Mahmoud Abbas à Amman le 12 octobre 2023. (Photo Thaer Ghanaim PPO AFP)
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Abbas exige la «fin immédiate de l'agression» contre le peuple palestinien

  • Lors d'une rencontre à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, Mahmoud Abbas a demandé la «fin immédiate de l'agression maximale contre le peuple palestinien»
  • M. Abbas a aussi estimé que l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) était le «seul représentant légitime du peuple palestinien, qui renonce à la violence et adhère à la légitimité internationale»

RAMALLAH, Territoires Palestiniens : Le président de l'Autorité palestinienne a exigé jeudi «la fin immédiate de l'agression» contre le peuple palestinien, dans une première déclaration publique depuis l'assaut meurtrier lancé samedi par le Hamas contre Israël, qui fait pleuvoir depuis lors des milliers de bombes et roquettes sur Gaza.

Lors d'une rencontre à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, Mahmoud Abbas a demandé la «fin immédiate de l'agression maximale contre le peuple palestinien», et «insisté sur le rejet des pratiques consistant à tuer des civils ou à les maltraiter dans les deux camps», selon un communiqué de la présidence palestinienne.

Il a par ailleurs mis en garde contre les conséquences de l'arrêt de la seule centrale électrique de la bande de Gaza, «faute de carburant», estimant qu'elle va provoquer «une véritable catastrophe pour tous les services sanitaires et humanitaires» de ce territoire peuplé de 2,4 millions d'habitants.

La bande de Gaza est sous blocus israélien depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007, chassant le Fatah de M. Abbas, dont le pouvoir ne s'applique plus aujourd'hui que sur certaines zones de la Cisjordanie occupée.

Cette centrale a été arrêtée mercredi après-midi, faute de carburant, et les hôpitaux sont débordés et manquent de matériel.

Jeudi, le ministre israélien de l'Energie, Israël Katz, a indiqué que son pays n'autoriserait pas l'entrée de produits de première nécessité ou d'aide humanitaire à Gaza tant que le Hamas n'aurait pas libéré les personnes prises en otages par les hommes du mouvement islamiste lors de son attaque sans précédent lancée samedi sur le sud d'Israël.

Environ 150 Israéliens, étrangers et binationaux ont été pris en otage par le Hamas, selon le gouvernement israélien.

M. Abbas a aussi estimé que l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), à laquelle appartient le Fatah, mais pas le Hamas, était le «seul représentant légitime du peuple palestinien, qui renonce à la violence et adhère à la légitimité internationale».

Le Hamas est qualifié d'«organisation terroriste» par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.