A la BnF, une exposition pour prouver que la photo en noir et blanc «n'est pas morte»

Ray K. Metzker, Kayak, Frankfurt - 1961 - © Estate of Ray K. Metzker, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
Ray K. Metzker, Kayak, Frankfurt - 1961 - © Estate of Ray K. Metzker, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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Publié le Samedi 14 octobre 2023

A la BnF, une exposition pour prouver que la photo en noir et blanc «n'est pas morte»

  • Natures mortes, paysages portraits... Quelque 300 tirages ont été sélectionnés au sein du fonds photographique de la BnF
  • L'exposition rappelle que la technique du «noir et blanc est explorée partout et dans tous les domaines. (...) Elle n'est pas morte, loin de là», a commenté Héloise Conésa

PARIS: De Man Ray à Diane Arbus ou Irving Penn, la Bibliothèque nationale de France (BnF) met en lumière la photographie en noir et blanc dans une rétrospective consacrée à cette technique à partir de mardi.

Cette exposition était initialement prévue au Grand Palais en 2020 mais elle avait dû être reportée en raison de la crise sanitaire.

Natures mortes, paysages portraits... Quelque 300 tirages ont été sélectionnés au sein du fonds photographique de la BnF, qui est l'un des plus importants d'Europe avec 12 millions de pièces, et les travaux de grands noms de la photographie s'y mêlent à ceux d'artistes contemporains.

L'exposition rappelle que la technique du "noir et blanc est explorée partout et dans tous les domaines. (...) Elle n'est pas morte, loin de là", a commenté Héloise Conésa, cheffe du service de la photographie à la Bibliothèque nationale de France et commissaire du projet.

Cette rétrospective se décline en trois chapitres, en référence aux notions esthétiques de la photographie monochrome, et explore donc les notions de "contraste", d'"ombre et lumière" et du "nuancier de matières", pour retranscrire les expérimentations sur l'image entre le noir, le blanc et les niveaux de gris.

Présentée jusqu'au 21 janvier 2024, elle sera ensuite exposée à Hong-Kong à partir du printemps, "avec la volonté de montrer à l'international ce que sont les collections de la BnF, leur richesse et leur diversité", a souligné Mme Conésa.


La sonde lunaire américaine bientôt mise en sommeil, sa mission qualifiée de succès

La sonde américaine Odysseus, sur la Lune depuis près d'une semaine, sera mise en sommeil incessamment sous peu (Photo, AFP).
La sonde américaine Odysseus, sur la Lune depuis près d'une semaine, sera mise en sommeil incessamment sous peu (Photo, AFP).
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  • Une impressionnante photo publiée mercredi illustre les défis ayant été rencontrés
  • Cette mission, quoique privée, a été largement mise sur pied grâce aux financements de Nasa, qui avait chargé Intuitive Machines d'acheminer sur la Lune six instruments scientifiques

WASHINGTON: La sonde américaine Odysseus, sur la Lune depuis près d'une semaine, sera mise en sommeil incessamment sous peu, au terme de sa mission principale qualifiée mercredi de "succès" par la Nasa et l'entreprise américaine l'ayant développée, Intuitive Machines, malgré les difficultés rencontrées.

Odysseus est devenue jeudi dernier la première sonde privée à se poser sur la Lune, et le premier engin américain à le faire depuis la fin du programme Apollo, en 1972. Elle s'est toutefois retrouvée inclinée sur la surface lunaire après une descente mouvementée.

Malgré cela, "nous avons reçu des données de toutes les cargaisons, privées et de la Nasa", a souligné lors d'une conférence de presse Steve Altemus, PDG et co-fondateur d'Intuitive Machines. "La mission que nous avons menée est un grand succès jusqu'ici."

Le patron a même annoncé une surprise: Intuitive Machines prévoit de tenter de rallumer Odysseus "dans deux ou trois semaines", après le passage de la nuit lunaire.

Il est toutefois très incertain que l'appareil, notamment ses batteries, survive au froid glacial sur le point de s'installer.

Pour le moment, l'alunisseur sera "mis en sommeil", a indiqué Steve Altemus.

L'alunisseur est alimenté en énergie par ses panneaux solaires, et devait donc depuis le départ être éteint durant la nuit lunaire. Le contact devait être perdu durant les quelques heures après la conférence de presse.

Pied cassé

Une impressionnante photo publiée mercredi illustre les défis ayant été rencontrés: elle montre au moins l'un des six pieds de la sonde cassé, au moment de l'atterrissage, alors que le moteur encore allumé soulève des projections de poussière lunaire.

Une défaillance du système de navigation de l'alunisseur avait compliqué sa descente finale.

Il s'est approché du sol trop vite, avec un mouvement horizontal résiduel qui n'était pas prévu, et a de ce fait "dérapé" sur la surface, a expliqué le PDG. Une fois posé, il a basculé.

Comme Odysseus est situé sur une légère pente, et qu'il s'appuie possiblement sur l'un de ses réservoirs sur un côté, il est incliné à environ 30 degrés, selon Intuitive Machines.

Une autre image, sur laquelle on peut voir un bout de la sonde et le noir d'un cratère proche, est venue confirmer cette position.

Un petit engin équipé de caméras et appelé EagleCam, développé par l'université d'aéronautique Embry-Riddle, a été éjecté de l'alunisseur pour tenter d'en prendre une photo de l'extérieur, mais n'a pas pu fournir le cliché tant attendu.

Données scientifiques

Cette mission, quoique privée, a été largement mise sur pied grâce aux financements de Nasa, qui avait chargé Intuitive Machines d'acheminer sur la Lune six instruments scientifiques -- un contrat à 118 millions de dollars.

"Odysseus est un succès du point de vue de la Nasa", a déclaré mercredi à la presse Bill Nelson, le patron de l'agence spatiale américaine.

Les scientifiques ont d'ores et déjà commencé à examiner les ondes radio enregistrées en provenance de la Terre, grâce à l'un des instruments.

Un autre n'a pas pu analyser la quantité de poussière projetée lors de la descente comme prévu, mais a malgré tout pu être allumé une fois au sol.

Odysseus est la sonde s'étant posée le plus au sud sur la Lune.

La Nasa souhaite explorer cette région avant d'y envoyer ses astronautes dans le cadre de ses missions Artémis.

Le pôle sud lunaire intéresse particulièrement les grandes puissances car il pourrait renfermer de grandes quantités d'eau sous forme de glace. Cette eau pourrait potentiellement être exploitée pour fabriquer du carburant pour vaisseaux spatiaux, ou soutenir les besoins d'astronautes sur place.

Economie lunaire

Intuitive Machines a deux autres missions lunaires prévues cette année. Toutes font partie du nouveau programme CLPS de la Nasa, qui a commandé à plusieurs entreprises le transport de son matériel scientifique, afin de pouvoir faire le voyage plus souvent et pour moins cher qu'en développant elle-même des véhicules pour le faire.

L'agence spatiale américaine entend également stimuler le développement d'une économie lunaire, capable de soutenir une présence humaine durable sur la Lune -- l'un des buts du programme Artémis.

Plus de 50 ans après Apollo, "les gens ont demandé", pourquoi atterrir sur la Lune est "si dur", a rapporté Steve Altemus. Il a avancé plusieurs différences entre les missions passées et actuelles: un financement limité, un calendrier serré, et un alunissage bien plus loin de l'équateur.

"Nous avons fondamentalement transformé les contraintes économiques d'un alunissage", a affirmé le PDG de cette jeune société, fondée en 2013. "Nous avons ouvert la porte à une économie lunaire robuste et florissante à l'avenir."


Le Salon de la joaillerie présente des trésors intemporels à Djeddah

Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
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Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
Le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux (Photo, AN).
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  • Al-Sunaidi: «Les habitants de Djeddah apprécient vraiment les bijoux raffinés et, cette année, l’accent est mis sur l’originalité et sur la saine concurrence entre les bijoutiers»
  • L’exposition comprend aussi un défilé de bijoux qui présente les plus belles pièces

DJEDDAH: Après son succès à Riyad, le Salon de la joaillerie se tient maintenant à Djeddah et présente sous un même toit des parures remarquables de plus de trente marques internationales et locales de bijoux.

De nombreux bijoutiers ont dévoilé leurs nouvelles collections lors de l’événement.

«Les habitants de Djeddah apprécient vraiment les bijoux raffinés et, cette année, l’accent est mis sur l’originalité et sur lasaine concurrence entre les bijoutiers. Ils présentent des pièces à couper le souffle à des prix très compétitifs», a déclaré Haya al-Sunaidi, directrice générale de Sunaidi Expo en Arabie saoudite et instigatrice du Salon de la joaillerie.

Mme Al-Sunaidi a déclaré que l’exposition visait à mettre en lumière l’industrie des bijoux, tant au niveau local qu’international, dans l’ensemble du Royaume, afin de soutenir la Vision 2030.

«Les femmes (saoudiennes) ont un amour profond pour les bijoux», a-t-elle affirmé. «Nous visons à présenter aux femmes d’Arabie saoudite les bijoux les plus raffinés du monde entier. Nous leur apportons la quintessence du luxe et de la haute joaillerie. Après la Vision 2030, les entreprises de ce secteur auront plus de facilité à accéder à l’Arabie saoudite et à s’y implanter.»

V
Haya al-Sunaidi, directrice générale de Sunaidi Expo en Arabie saoudite (Photo AN). 

Le Salon de la joaillerie s’est tenu à Riyad du 20 au 23 février.

«Nous n’avons jamais vu de salons aussi élégants en Arabie saoudite auparavant, mais avec le temps et l’évolution, nous sommes arrivés là où nous sommes aujourd’hui. Le dernier salon avant la pandémie a eu lieu en 2019. 

Puis, en 2021, nous l’avons organisé à nouveau en collaboration avec certaines entreprises (...). Derrière ce salon remarquable, il y a une équipe extraordinaire», a indiqué Ferial Martinos, directrice du salon.

«Cette exposition s’adresse à ceux qui ont une passion pour les bijoux, et les visiteurs n’achètent pas seulement des bijoux pour les porter, mais les considèrent également comme un investissement», a précisé Mme Martinos. 

Kartavya Jain, propriétaire de KK Jewels, participe pour la deuxième fois au Salon de la joaillerie, ce qui témoigne des liens étroits qui l’unissent à l’Arabie saoudite et de sa spécialisation dans les diamants, les solitaires, les bijoux de mariage et les pierres précieuses de couleur naturelle telles que les émeraudes, les saphirs et les rubis.

«Nos créations, appréciées par les clients indiens, trouvent un écho favorable auprès de notre clientèle saoudienne en raison de leur pertinence culturelle», a affirmé Mme Jain. 

KK Jewels, entreprise familiale fondée en 1951, était connue pour son sens artistique, ses designs innovants et son engagement à maintenir son héritage à travers les générations, a expliqué Mme Jain. Ses collections fusionnent des styles traditionnels avec des styles modernes, proposant une qualité, un prix et un service supérieurs.

Moussaieff Jewellers a dévoilé une collection dont chaque pièce met en valeur le savoir-faire artisanal et la beauté intemporelle, a souligné Leslie Kegg, responsable marketing de la joaillerie. «Notre stand permet aux visiteurs de découvrir une sophistication et un art inégalés, garantissant qu’ils trouveront les modèles et les styles les plus raffinés.»

«Chaque collection s’inspire de la beauté de la nature, en particulier du jardin de notre villa, où nous réimaginons des formes naturelles pour en faire de superbes pièces. En nous engageant à lancer de nouvelles collections au moins trois fois par an, nous veillons à ce que nos créations restent fraîches et dynamiques, incarnant l’essence de l’élégance italienne», a déclaré Chiara, du département marketing de Ferri Firenze.

«Nos clientes saoudiennes sont attirées par nos pièces uniques qui sortent de l’ordinaire, recherchent des formes distinctives et ont une préférence pour les diamants. Elles sont particulièrement attirées par les longs pendentifs pour le ramadan et les tours de cou chics qui exsudent la sophistication», a-t-elle noté.

Ferri Firenze devrait attirer les visiteurs à Djeddah avec ses dernières collections, a indiqué Chiara. Les collections Ninfea et Elica, inspirées par la nature et les merveilles architecturales, seront présentées lors de l’exposition, alliant l’élégance italienne à l’innovation contemporaine. Les visiteurs peuvent s’attendre à une célébration des traditions ancestrales fusionnées à une allure moderne, reflétant le riche héritage artisanal de l’Italie, a ajoutéChiara.

L’exposition comprend aussi un défilé de bijoux qui présente les plus belles pièces.

«Cet événement est une vitrine éblouissante de créativité et d’élégance, qui rassemble les créations les plus raffinéesd’artisans talentueux. C’est un événement à ne pas manquer pour tous les amateurs de bijoux en quête de beauté et d’inspiration», a lancé Hatoon Alkhaldi, responsable marketing du Salon de la joaillerie.

Jana, qui visitait l’exposition pour la première fois, a confié: «Chaque pièce dégageait une beauté intemporelle et unesophistication qui résonnaient avec mon amour pour les bijoux de luxe. Le savoir-faire et l’attention portée aux détails étaient tout simplement époustouflants, ce qui en a fait une expérience inoubliable.»

Le salon se tiendra au Hilton Hall jusqu’au 1er mars, de 16 h à 23 h.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un ancien champion du monde de MMA visite le quartier culturel de La Mecque

Le champion du monde russe d’arts martiaux mixtes dans la catégorie des poids légers, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu dans le quartier culturel de Hira, à La Mecque le 28 février. (SPA)
Le champion du monde russe d’arts martiaux mixtes dans la catégorie des poids légers, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu dans le quartier culturel de Hira, à La Mecque le 28 février. (SPA)
Le champion du monde russe d’arts martiaux mixtes dans la catégorie des poids légers, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu dans le quartier culturel de Hira, à La Mecque le 28 février. (SPA)
Le champion du monde russe d’arts martiaux mixtes dans la catégorie des poids légers, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu dans le quartier culturel de Hira, à La Mecque le 28 février. (SPA)
Le champion du monde russe d’arts martiaux mixtes dans la catégorie des poids légers, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu dans le quartier culturel de Hira, à La Mecque le 28 février. (SPA)
Le champion du monde russe d’arts martiaux mixtes dans la catégorie des poids légers, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu dans le quartier culturel de Hira, à La Mecque le 28 février. (SPA)
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  • Khabib Nurmagomedov a visité la Galerie de la révélation et a constaté la qualité remarquable de l’exposition
  • Nurmagomedov a été le champion des poids légers de l’UFC au plus long règne, d’avril 2018 à mars 2021

RIYAD: L’ancien combattant professionnel russe d’arts martiaux mixtes (MMA) et champion incontesté dans la catégorie des poids légers de l’UFC, Khabib Nurmagomedov, s’est rendu mercredi dans le quartier culturel de Hira à La Mecque.

Situé à proximité du site de Jabal al-Nour, le quartier s’étend sur environ 67 000 m2.

Lors de sa visite, Nurmagomedov – qui a été le champion des poids légers de l’UFC au plus long règne, d’avril 2018 à mars 2021 – a visité la Galerie de la révélation et a constaté la qualité remarquable de l’exposition.

Le quartier culturel abrite d’autres attractions comme le musée du Saint Coran, le musée du café saoudien, la bibliothèque culturelle, le jardin de Hira, les cabanes de Hira, la grotte de Hira, ainsi que des boutiques, des cafés et des restaurants.

Le spacieux jardin de Hira contient des aires de repos et les balcons du complexe hôtelier des cabanes de Hira donnent sur Jabal al-Nour, un jardin privé et une aire pour les loisirs.

Une route pavée mène du bas de la montagne à la grotte de Hira, où le premier verset du Coran a été révélé au prophète Mahomet.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com