Le gouvernement veut accélérer l'expulsion de 193 étrangers radicalisés en situation irrégulière

Le ministre français de l'Intérieur, Gerald Darmanin, se tient à côté du président français Emmanuel Macron alors qu'il s'adresse à la presse après une visite au lycée Gambetta à Arras, dans le nord-est de la France, le 13 octobre 2023, après qu'un enseignant a été tué et deux autres personnes gravement blessées lors d'une attaque au couteau. (AFP)
Le ministre français de l'Intérieur, Gerald Darmanin, se tient à côté du président français Emmanuel Macron alors qu'il s'adresse à la presse après une visite au lycée Gambetta à Arras, dans le nord-est de la France, le 13 octobre 2023, après qu'un enseignant a été tué et deux autres personnes gravement blessées lors d'une attaque au couteau. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 17 octobre 2023

Le gouvernement veut accélérer l'expulsion de 193 étrangers radicalisés en situation irrégulière

  • Sur les 1 411 inscrits au FSPRT en situation irrégulière, 922 ont déjà été expulsés depuis 2015, selon le gouvernement
  • Gérald Darmanin a également annoncé lundi que 102 personnes avaient été interpellées pour des actes antisémites ou d'apologie du terrorisme

PARIS: Le gouvernement français veut accélérer l'expulsion de 193 étrangers radicalisés en situation irrégulière, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, à l'issue d'une réunion de sécurité à l'Elysée après l'attentat perpétré à Arras.

Sur ces 193 inscrits au fichier des personnes radicalisées (FSPRT), 85 "ne sont sans doute plus sur le territoire", a précisé l'entourage du ministre à l'AFP, expliquant qu'il avait été demandé une "vérification au cas par cas" sur ces personnes.

Au total, 20.120 personnes sont inscrites au FSPRT, dont 4.263 étrangers en situation régulière ou irrégulière, a-t-on précisé de même source.

Il a aussi été demandé aux préfets un "nouvel examen approfondi" des 2.852 inscrits au FSPRT en situation régulière, a ajouté l'entourage du ministre.

Sur les 1.411 inscrits au FSPRT en situation irrégulière, 922 ont déjà été expulsés depuis 2015, selon le gouvernement.

Sur les 489 restants, 214 sont en détention ou sous un autre régime de privation de liberté et 82 sont assignés à résidence. Reste les 193 dont le gouvernement veut accélérer l'expulsion.

Gérald Darmanin a également annoncé lundi que 102 personnes avaient été interpellées pour des actes antisémites ou d'apologie du terrorisme depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre.

Parmi les 102 interpellés, 27 sont des "étrangers", a dit le ministre, et 11 sont "actuellement en centre de rétention administrative ou en prison". J'ai "demandé le retrait systématique des titres de séjour pour ceux qui étaient réguliers sur le territoire national", a-t-il ajouté.

"Ce matin encore, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure, ndlr) a procédé à deux interpellations", a encore indiqué le ministre de l'Intérieur.

237 signalements

Un homme a été arrêté à Mulhouse (Haut-Rhin) et placé en garde à vue pour apologie du terrorisme après une visite domiciliaire qui a "mis à jour la diffusion d'éléments de propagande", a précisé à l'AFP une source sécuritaire. "Une arme a été retrouvée", a ajouté cette source.

Un autre homme a été arrêté dans le Sud-Ouest et placé en garde à vue pour apologie du terrorisme en ligne. Il avait déjà été "condamné pour provocation à un acte de terrorisme", a détaillé la source sécuritaire. Il est Syrien et "donc en l'état difficilement éloignable du territoire national", a dit la source.

"Les investigations se poursuivent dans les deux cas", a encore dit cette source.

Selon M. Darmanin, 237 signalements sur la plateforme en ligne Pharos ont été transmis à la justice.

Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne était avisé lundi de "48 procédures pour propos haineux tenus en ligne à caractère antisémites ou au soutien explicite du Hamas ou d'actions terroristes", selon le parquet de Paris.

Parmi ces procédures figure "le post du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) en soutien aux Palestiniens, signalé sur la plateforme Pharos", a précisé le parquet.

Trois enquêtes portent sur des "propos haineux tenus en ligne à la suite de l'assassinat terroriste de Dominique Bernard" à Arras vendredi et signalés par Pharos.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
Short Url
  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

Short Url
  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
Short Url
  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.