Les Houthis refusent des soins de base à 50 détenus malades

Dans cette photo prise le 27 janvier 2018, des soldats yéménites sont postés au sommet d’une montagne, aux premières lignes dans les combats avec les Houthis dans la région de Nihem, près de Sanaa, au Yémen (Photo, Reuters).
Dans cette photo prise le 27 janvier 2018, des soldats yéménites sont postés au sommet d’une montagne, aux premières lignes dans les combats avec les Houthis dans la région de Nihem, près de Sanaa, au Yémen (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 22 décembre 2020

Les Houthis refusent des soins de base à 50 détenus malades

  • L'organisation affirme que les prisonniers voient leur état de santé se détériorer, et que leurs geôliers refusent de leur donner accès à des soins pharmaceutiques
  • Amnesty International a accusé les Houthis il y a quelques semaines de mettre en danger la vie de Tawfiq Al-Mansouri, un journaliste yéménite condamné à mort

AL-MUKALLA: Des proches de dizaines de personnes enlevées et malades se sont insurgés lundi contre les Houthis pro-iraniens, alors que ces derniers continuent de refuser soins médicaux et vêtements d'hiver à leurs prisonniers, mettant leur vie en danger.

L’Association des mères de personnes enlevées, qui représente des milliers de proches de personnes enlevées au Yémen, a organisé un rare sit-in devant le bureau du Comité international de la Croix-Rouge à Sanaa. Le rassemblement a eu lieu dans la ville contrôlée par les Houthis pour attirer l'attention sur leurs 50 proches incarcérés dans la Prison de sécurité politique à Sanaa, souvent dans des conditions de détention abusives ponctuées de séances de torture.

L'organisation affirme que les prisonniers voient leur état de santé se détériorer, et que leurs geôliers refusent de leur donner accès à des soins pharmaceutiques. Leurs proches sont interdits d'apporter des vêtements d'hiver, même dans le cas de prisonniers qui souffrent de maladies chroniques telles que les accidents vasculaires cérébraux, l'insuffisance rénale, le diabète ou la spondylose.

Les participantes au sit-in arboraient des pancartes qui exigent des médiateurs de l'ONU d'intervenir pour obtenir la libération de leurs proches malades. Elles accusent par ailleurs les miliciens de mettre en danger la vie des prisonniers. «Nous demandons à l'envoyé de l'ONU de faire pression sur les Houthis pour qu'ils libèrent sans délai les malades enlevés détenu à la Prison de sécurité politique», indique une affiche.

Cinq journalistes yéménites libérés des prisons houthies lors d’un échange de prisonniers en octobre racontent l'horreur vécue en détention. Ils assurent avoir été torturés, battus et maltraités, ils se sont vu refuser des médicaments de base, ou ont reçu des médicaments inadaptés à leur diagnostic.

Amnesty International a accusé les Houthis il y a quelques semaines de mettre en danger la vie de Tawfiq Al-Mansouri, un journaliste yéménite condamné à mort en avril. On lui aurait refusé de le traiter, en plus de le soumettre à des «conditions de détention épouvantables».

Le ministère de la Défense du Yémen a par ailleurs accusé un nombre de dirigeants houthis de torture et de cruauté systématique contre les personnes enlevées. Ces pratiques sont monnaie courante à Sanaa, que la prison soit officielle ou secrète.

A la suite d’entretiens avec d'anciens prisonniers enlevés, le ministère a accusé dimanche Abdul Kader Al-Murtada, chef du comité des affaires des prisonniers houthi, et son adjoint Murad Qassim Hanen de mener des séances de torture à l’aide de de Yahyia Mohammed Hamadi Sarae, chef de prison de sécurité politique et son adjoint Hayel Juma'n. Il est allégué de plus que des prisonniers ont été battus, torturés et insultés verbalement par des agents houthis. Les anciens détenus racontent que les Houthis les ont privés de sommeil, d'eau et de nourriture.

Depuis qu’ils ont usurpé le pouvoir en 2014, les Houthis ont enlevé des centaines de militants, journalistes, politiciens, et officiers militaires qui contestent leur régime. Les figures de l'opposition qui ont réussi à fuir la persécution houthie se sont réfugiées dans les zones contrôlées par le gouvernement, ou se sont exilées.

Le gouvernement yéménite et les Houthis ont échangé des centaines de prisonniers le mois dernier, un pas important vers une relation de confiance, négocié par l'ONU préalablement à d’éventuels pourparlers de paix pour mettre un terme à la guerre.

Hadi Al-Haej, chef de la délégation yéménite officielle aux discussions d'échange de prisonniers, a confié à Arab News que ces pourparlers sont dans l’impasse, car les deux parties n’ont pas réussi à s'entendre sur une date pour l'échange de prisonniers. Il s’est dit «préoccupé» par les médias qui font état de la détérioration des conditions de santé des détenus.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le prince William arrive à AlUla pour la prochaine étape de sa tournée en Arabie saoudite

Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
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  • Accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine

ALULA : Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Il a été accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine.

Le comité d’accueil comprenait également le général de division Yousef ben Abdullah Al-Zahrani, directeur de la police régionale, Ibrahim ben Abdullah Barri, directeur du Bureau du protocole royal, ainsi que d’autres hauts responsables.

Plus tôt mardi, le prince William s’était rendu à Riyad, où il a rencontré des joueuses de football, joué aux jeux vidéo et échangé avec des clients dans un café.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. (AFP)
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. (AFP)
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  • Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric
  • "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats"

NATIONS-UNIES: Les critiques contre Israël se multiplient à l'international lundi, après les annonces la veille de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie, faisant craindre une annexion du territoire palestinien occupé depuis 1967.

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric.

"Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats".

Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction".

"Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole.

Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi.

Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien".

"Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" 

Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi.

Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie".

Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien".

"Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles.

Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité.

Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie.

Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne.

L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité.

"Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant.

La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée".

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies.

"Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.


Effondrement d'un immeuble au Liban: le bilan s'alourdit à 14 morts

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
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  • "Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish
  • Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts

BEYROUTH: Quatorze personnes sont décédées dans l'effondrement dimanche d'un immeuble à Tripoli, dans le nord du Liban, où les opérations de recherche sont terminées, a annoncé lundi le chef de la Défense civile.

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.

Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement.

"Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish.

Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts.

Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, a déclaré dimanche la "ville sinistrée" en raison de l'insécurité de ses bâtiments.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lui dénoncé une "catastrophe", attribuée à "de longues années de négligence accumulée".

Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d'immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation.

En 2024, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que "des milliers de personnes" vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d'un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie.