Israël-Hamas: l'émissaire chinois au Proche-Orient la semaine prochaine pour promouvoir un cessez-le-feu

 L'émissaire chinois pour le Proche-Orient Zhai Jun se rendra dans la région la semaine prochaine afin de promouvoir un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que des pourparlers de paix. (Reuters)
 L'émissaire chinois pour le Proche-Orient Zhai Jun se rendra dans la région la semaine prochaine afin de promouvoir un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que des pourparlers de paix. (Reuters)
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Publié le Dimanche 15 octobre 2023

Israël-Hamas: l'émissaire chinois au Proche-Orient la semaine prochaine pour promouvoir un cessez-le-feu

  • L'action d'Israël à Gaza après l'attaque du Hamas va «au-delà du domaine de l'auto-défense» et le gouvernement israélien doit cesser «de punir collectivement» les Gazaouis, a déclaré le ministre des AE chinois
  • «Les priorités absolues sont un cessez-le-feu immédiat et la protection des civils», a-il ajouté

PEKIN: L'émissaire chinois pour le Proche-Orient Zhai Jun se rendra dans la région la semaine prochaine afin de promouvoir un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que des pourparlers de paix, a annoncé dimanche la chaîne de télévision publique CCTV.

La visite de M. Zhai vise "à coordonner avec les différentes parties un cessez-le-feu, protéger les civils, apaiser la situation et promouvoir les pourparlers de paix", a indiqué CCTV.

Cette annonce intervient alors qu'Israël s'apprête à lancer une offensive dans le nord de Gaza, après avoir accordé samedi un délai supplémentaire aux habitants pour évacuer la zone, une semaine après l'attaque sans précédent du Hamas sur son sol.

Plus de 1.300 personnes ont été tuées par les commandos de l'organisation islamiste, surtout des civils, dont des enfants, et au moins 120 personnes ont été prises en otage, selon des responsables israéliens. Des centaines de personnes restent portées disparues, et des corps sont toujours en cours d'identification.

La riposte israélienne a tué plus de 2.200 personnes, dont plus de 700 enfants, dans la bande de Gaza, un territoire pauvre contrôlé par le Hamas.

M. Zhai a déclaré que "la perspective d'un élargissement (du conflit) et de son débordement est profondément inquiétante", selon la chaîne, qui a publié une vidéo d'un entretien avec l'envoyé.

Israël agit «au-delà du domaine de l'auto-défense», estime Pékin

L'action d'Israël à Gaza après l'attaque du Hamas va "au-delà du domaine de l'auto-défense" et le gouvernement israélien doit cesser "de punir collectivement" les Gazaouis, a déclaré le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi, dans des propos diffusés dimanche.

"L'action d'Israël est allée au-delà du domaine de l'auto-défense" et ses dirigeants doivent cesser de "punir collectivement la population de Gaza", a déclaré le chef de la diplomatie chinoise.

"Les parties ne doivent entreprendre aucune action qui engendrerait une escalade de la situation" a souligné Wang Yi, appelant à l'ouverture de "négociations".

Plus tôt dimanche, la chaîne de télévision publique chinoise CCTV a annoncé que l'émissaire chinois pour le Proche-Orient, Zhai Jun, se rendrait dans la région la semaine à venir afin de promouvoir un cessez-le-feu ainsi que des pourparlers de paix.

Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, avait appelé samedi la Chine, partenaire de l'Iran, à user de son influence pour apaiser la situation au Moyen-Orient.

Samedi, le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a déclaré que Washington devait "jouer un rôle constructif" dans le conflit entre Israël et Gaza, lors d'une conversation téléphonique avec son homologue américain Antony Blinken

Il a appelé à la tenue d'une "réunion internationale pour la paix dès que possible afin de promouvoir l'obtention d'un large consensus", ajoutant que "l'issue fondamentale à la question palestinienne réside dans la mise en oeuvre d'une +solution à deux Etats+".

Mercredi, Zhai Jun avait appelé à un "cessez-le-feu immédiat" lors d'un échange téléphonique avec un responsable de l'Autorité palestinienne, selon le ministère chinois des Affaires étrangères.

Zhai Jun a dit à Amal Jadou, le vice-ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, que la Chine était "profondément attristée par l'intensification du conflit actuel" et "très préoccupée par la grave détérioration de la sécurité et de la situation humanitaire en Palestine", selon le site internet du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Les priorités absolues sont un cessez-le-feu immédiat et la protection des civils", avait-il ajouté.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.