Le blocus israélien est fatal pour les enfants de Gaza, selon HRW, qui appelle à sa levée

Des enfants palestiniens blessés lors d'une frappe aérienne israélienne attendent d'être soignés à l'hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 octobre 2023 (Photo, AFP).
Des enfants palestiniens blessés lors d'une frappe aérienne israélienne attendent d'être soignés à l'hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 19 octobre 2023

Le blocus israélien est fatal pour les enfants de Gaza, selon HRW, qui appelle à sa levée

  • L’ONG américaine HRW a appelé Israël ce mercredi à mettre fin immédiatement au blocus total imposé à la bande de Gaza
  • Le dernier bilan au 18 octobre fait état de 3 478 Palestiniens tués par les forces d’occupation israéliennes, dont plus de 1 000 enfants

RABAT: L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) a appelé Israël ce mercredi à mettre fin immédiatement au blocus total imposé à la bande de Gaza, qui expose les enfants palestiniens et les civils à de graves risques. 

HRW qualifie cette punition collective de crime de guerre et rappelle que même si le droit international autorise le blocus de forces dites ennemies en temps de guerre, il interdit l’usage de tactiques visant à empêcher l’accès des civils à des biens essentiels à leur survie, tels que l’eau, la nourriture ou encore les médicaments. 

En conséquence, l’ONG demande à Israël d'autoriser l'acheminement de produits alimentaires, d'aide médicale, de carburant, d'électricité et d'eau, tout en permettant l'évacuation des civils malades et blessés pour qu'ils puissent recevoir des soins médicaux ailleurs.

Pour l’ONG, la décision d’Israël d’autoriser l’acheminement de l’aide humanitaire par le poste-frontière de Rafah prise ce 18 octobre, reste insuffisante, alors que cette décision ne concerne ni l’acheminement d’électricité, ni l’acheminement du carburant nécessaire au fonctionnement des centrales électriques dont les civiles de Gaza dépendent.

Choix difficiles

Faute de moyens, les médecins de Gaza sont confrontés à des choix très difficiles. L’ONG illustre cette difficulté par le cas d’un médecin de l’hôpital Al-Aqsa contraint de débrancher le respirateur d’un enfant pour pouvoir en traiter un autre dont le pronostic vital était plus prometteur.

Bill Van Esveld, directeur des droits de l'enfant de HRW, a déclaré que «les bombardements israéliens et le blocus illégal de Gaza signifient que de nombreux enfants blessés et malades, ainsi que de nombreux civils, vont mourir faute de soins médicaux». Il appelle le président américain Joe Biden à exercer des pressions sur les autorités israéliennes pour lever le blocus.

HRW rappelle que plus de la moitié des 2,2 millions d’habitants de Gaza sont des enfants. Le dernier bilan au 18 octobre fait état de 3 478 Palestiniens tués par les forces d’occupation israéliennes, dont plus de 1 000 enfants. 

Pour HRW, le blocus total infligé à la population de Gaza s'inscrit dans le cadre des crimes contre l'humanité d'apartheid et de persécution.

L’ONG appelle également la communauté internationale à intensifier ses efforts pour mettre fin à cette crise humanitaire.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.