Somalie: les violences contre les civils au plus haut, s'alarme l'émissaire de l'ONU

Des habitants portent le corps d'une victime à Mogadiscio, le 30 octobre 2022. (AFP)
Des habitants portent le corps d'une victime à Mogadiscio, le 30 octobre 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 20 octobre 2023

Somalie: les violences contre les civils au plus haut, s'alarme l'émissaire de l'ONU

  • «L'an passé, nous avons constaté la plus forte augmentation du nombre de victimes civiles depuis 2017. Des chiffres préliminaires pour 2023 montrent malheureusement la même tendance», a déploré Guterres
  • Quant aux shebab islamistes, affiliés à Al-Qaïda, ils mènent une insurrection sanglante depuis plus de 15 ans

NATIONS UNIES: L'émissaire du chef de l'ONU pour la Somalie s'est alarmée jeudi des violences contre les civils à leur plus haut niveau depuis six ans dans ce pays de la Corne de l'Afrique, frappé par l'insurrection islamiste des shebab.

"Les civils continuent de payer un lourd tribut aux conflits en Somalie", a déploré devant le Conseil de sécurité des Nations unies Catriona Laing, représentante spéciale pour ce pays du secrétaire général Antonio Guterres.

"L'an passé, nous avons constaté la plus forte augmentation du nombre de victimes civiles depuis 2017. Des chiffres préliminaires pour 2023 montrent malheureusement la même tendance", a déploré la diplomate britannique.

Elle a attribué ces violences aux "attaques des shebab mais aussi au conflit à Laascaanood (la ville de Las Anod, ndlr)" en république autoproclamée du Somaliland, théâtre de combats depuis des mois.

Quant aux shebab islamistes, affiliés à Al-Qaïda, ils mènent une insurrection sanglante depuis plus de 15 ans.

Chassés des principales villes de Somalie en 2011-2012, ils restent implantés dans de vastes zones rurales, dans le centre et le sud du pays, d'où ils conduisent des attentats contre des forces de sécurité et des civils.

Le groupe, dans le viseur des Etats-Unis, est responsable d'attaques meurtrières en Somalie et au Kenya, qui a commémoré en septembre le siège sanglant en 2013 par les shebab du centre commercial Westgate, à Nairobi, durant lequel 67 personnes avaient été tuées.

L'Union africaine (UA) avait créé en 2012 une force pour combattre cette insurrection (Amisom, devenue Atmis) et l'ONU y entretient une mission, l'UNSOM.

Devant le Conseil de sécurité, Mme Laing a "exhorté tous les partenaires à combler le manque de financement de l'Atmis afin que la mission soit remplie et que les troupes ne soient pas privées de leurs soldes".

Le représentant américain au Conseil, Robert Wood, lui a répondu que "les Etats-Unis demeuraient impliqués dans les efforts de soutien à la Somalie et l'UA pour amplifier le potentiel sécuritaire" du pays.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com