Irak: des troupes américaines visées par deux attaques

Des soldats américains patrouillent dans une zone proche du poste frontière de Semalka, au nord-est de la Syrie, avec le territoire autonome kurde d'Irak, le 1er novembre 2021. (Photo de Delil SOULEIMAN / AFP)
Des soldats américains patrouillent dans une zone proche du poste frontière de Semalka, au nord-est de la Syrie, avec le territoire autonome kurde d'Irak, le 1er novembre 2021. (Photo de Delil SOULEIMAN / AFP)
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Publié le Vendredi 20 octobre 2023

Irak: des troupes américaines visées par deux attaques

  • Quelque 2 500 militaires américains et un millier de soldats d'autres pays membres de la coalition sont aujourd'hui stationnés sur trois bases tenues par les forces irakiennes
  • Ces attaques surviennent alors que les factions armées irakiennes proches de l'Iran menacent de s'en prendre aux intérêts américains en Irak, en raison du soutien de Washington à Israël

BAGDAD: Deux attaques à la roquette ont visé des troupes américaines stationnées sur deux bases en Irak sans faire de blessés, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaires, sur fond de guerre entre Israël et le Hamas palestinien.

Ces attaques surviennent alors que les factions armées irakiennes proches de l'Iran menacent de s'en prendre aux intérêts américains en Irak, en raison du soutien de Washington à Israël, cible d'une attaque meurtrière d'une ampleur sans précédent menée le 7 octobre par le mouvement islamiste Hamas.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, "trois roquettes Katioucha sont tombées à proximité du camp des forces de la coalition internationale" antidjihadistes, qui compte des soldats américains, près de l'aéroport international de Bagdad, a indiqué à l'AFP un responsable sécuritaire, qui a requis l'anonymat.

Une source militaire irakienne a dit que l'attaque n'avait fait aucun blessé et que les dégâts matériels étaient "en cours d'évaluation". Cette attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Jeudi soir, une autre attaque à la roquette a visé la base d'Aïn al-Assad dans l'ouest de l'Irak, où des soldats américains sont aussi stationnés, selon une source militaire irakienne.

"Aucun dommage", n'a été recensé, a-t-elle assuré. Cette attaque a été revendiquée par un groupe baptisé "Résistance islamique en Irak" sur des chaînes Telegram affiliées aux factions chiites fidèles à l'Iran, pays voisin de l'Irak où il exerce une influence prépondérante.

Mercredi, deux attaques de drones contre les forces américaines et la coalition internationale en Irak ont été "déjouées" et les engins abattus, faisant des blessés légers.

Quelque 2.500 militaires américains et un millier de soldats d'autres pays membres de la coalition sont aujourd'hui stationnés sur trois bases tenues par les forces irakiennes.

Ces derniers jours, les factions fidèles à l'Iran, qui soutient le Hamas et ne reconnaît pas l'Etat d'Israël, ont multiplié les menaces contre les Etats-Unis. L'une d'elles, les Brigades du Hezbollah, a exigé des Américains qu'ils "quittent" l'Irak, "sans quoi ils goûteront aux feux de l'enfer".

Plus de 1.400 personnes ont été tuées sur le territoire israélien par des combattants du Hamas depuis le 7 octobre, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l’attaque menée à partir de la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes.

Dans la bande de Gaza, plus de 3.780 Palestiniens, majoritairement des civils dont plus de 1.500 enfants, ont été tués dans les bombardements incessants menés en représailles par l’armée israélienne, selon les autorités locales.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.