Les écoles ferment, les pêcheurs se mettent à l'abri, le Yémen se prépare au cyclone

Les autorités du sud du Yémen ont déclaré l'état d'urgence, fermé les écoles et demandé aux pêcheurs de rester chez eux en prévision du cyclone Tej. (Reuters)
Les autorités du sud du Yémen ont déclaré l'état d'urgence, fermé les écoles et demandé aux pêcheurs de rester chez eux en prévision du cyclone Tej. (Reuters)
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

Les écoles ferment, les pêcheurs se mettent à l'abri, le Yémen se prépare au cyclone

  • Le département météorologique indien a déclaré samedi qu'un cyclone qui se prépare dans la mer d'Arabie est susceptible de se transformer en une violente tempête cyclonique au cours des prochaines 24 heures
  • Le gouverneur de l'Hadramout, Mabkhout ben Madhi, a mis en place un comité chargé de superviser les préparatifs des opérations de sauvetage et de secours en cas de tempête

AL-MUKALLA : Les autorités du sud du Yémen ont déclaré l'état d'urgence, fermé les écoles et demandé aux pêcheurs de rester chez eux, alors que le pays se prépare à affronter le cyclone Tej, en même temps que des pluies torrentielles, une mer agitée et des vents soufflant jusqu'à 110 km à l'heure.

Le département météorologique indien a déclaré samedi qu'un cyclone qui se développe dans la mer d'Oman est susceptible de se transformer en une violente tempête cyclonique au cours des prochaines 24 heures, et menace l'île yéménite de Socotra dans l'océan Indien avant de frapper les zones côtières entre le Yémen et Oman tôt mercredi.

L'alerte a incité les autorités yéménites du Hadramout, de Mahra, de Shabwa et de Socotra à déclarer l'état d'urgence et à informer régulièrement le public. 

Les pêcheurs ont reçu l'ordre de ne pas prendre la mer et les habitants des zones de basse altitude ont été invités à déplacer leurs voitures et autres biens vers des zones plus sûres.

Le gouverneur de l'Hadramout, Mabkhout ben Madhi, a mis en place un comité chargé de superviser les préparatifs des opérations de sauvetage et de secours en cas de tempête.

Dans la ville voisine de Mahra, un comité d'urgence a établi des plans pour que les écoles accueillent les personnes forcées de quitter leurs maisons en cas de dégâts importants causés par le cyclone.

Samedi, des pluies torrentielles ont provoqué des inondations sur l'île de Socotra lorsque le cyclone a touché terre.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des eaux de crue recouvrant des autoroutes et inondant des zones de faible altitude, bien qu'aucun décès ou dommage matériel n'ait été signalé.

Dans un avis publié samedi après-midi, les services météorologiques du Yémen à Sanaa ont prédit que Socotra et d'autres régions de la mer d'Oman et du golfe d'Aden connaîtraient de fortes pluies et des orages, des vents atteignant 110 km/h, une mauvaise visibilité et une mer agitée avec des vagues de sept mètres.

Yaslem Saeed Babelghom, directeur de l'Autorité générale des pêches de la mer d'Arabie à Hadramout, Shabwa et Socotra, a déclaré à Arab News qu'il avait ordonné aux pêcheurs de ne pas naviguer vers les eaux yéménites ou internationales à partir de samedi.

Les pêcheurs ont également reçu l'ordre de vider leurs bateaux à quai et de les déplacer vers des lieux plus sûrs. 

« Depuis hier, les centres de traitement du poisson fonctionnent à plein régime pour vider tous les navires de leur poisson. Cette action vise à assurer l'approvisionnement en poisson du marché local », a précisé Babelghom.

Au cours de la dernière décennie, le Yémen a été frappé par un nombre sans précédent de cyclones et de tempêtes tropicales, qui ont fait des dizaines de morts et des milliers de sans-abri et causé des dégâts considérables, 

Deux cyclones, Chapala et Megh, ont frappé Socotra et les provinces du sud-est du Yémen en 2015, et ont fait au moins deux douzaines de victimes, déplacé des centaines de personnes et détruit des fermes et des routes.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.