L'envoyé spécial des Nations unies exhorte les parties yéménites à reprendre les pourparlers

L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, lors d'une visite à Taiz, au Yémen. ( AFP)
L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, lors d'une visite à Taiz, au Yémen. ( AFP)
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Publié le Vendredi 20 octobre 2023

L'envoyé spécial des Nations unies exhorte les parties yéménites à reprendre les pourparlers

  • «Les parties doivent se réunir avec d'autres dans un cadre inclusif pour construire ensemble un avenir pacifique»
  • Les efforts de paix menés par les Nations unies au Yémen sont en grande partie bloqués depuis la fin de l'année dernière

AL-MUKALLA: Hans Grundberg, l'envoyé de l'ONU pour le Yémen, a exhorté jeudi le gouvernement yéménite et les Houthis à revenir à la table des négociations afin de parvenir à un accord de paix et de mettre fin au conflit, alors que lui-même et d'autres médiateurs régionaux et internationaux ont intensifié leurs efforts.

Dans un communiqué publié à l'issue d'un voyage à Riyad, Grundberg a déclaré que l'objectif principal de ses discussions avec les représentants du gouvernement yéménite, les responsables saoudiens et les diplomates nationaux et internationaux était de faciliter la mise en place d'un processus politique yéménite soutenu par les Nations unies et de convaincre les parties yéménites de renouveler le cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'ONU.

«Une solution durable au conflit au Yémen ne peut être trouvée que par les Yéménites. Les parties doivent se réunir avec d'autres dans un cadre inclusif pour construire ensemble un avenir pacifique», a-t-il affirmé, promettant de créer les conditions nécessaires pour que les Yéménites parviennent à la paix. «L'ONU s'est engagée et elle est prête à fournir cette plate-forme une fois que les parties auront pris les mesures décisives nécessaires pour faire de cette vision une réalité.»

L'appel de l'envoyé de l'ONU a été lancé après sa rencontre avec le président du Conseil de direction présidentiel du Yémen, Rachad al-Alimi, l'ambassadeur saoudien au Yémen, Mohammed al-Jaber, ainsi que d'autres responsables à Riyad. L’objectif de cette entrevue était de discuter des efforts de médiation.

Les efforts de paix menés par les Nations unies au Yémen sont en grande partie bloqués depuis la fin de l'année dernière, lorsque les Houthis ont rejeté une proposition de renouvellement de la trêve négociée par les Nations unies et qu’ils ont défié les appels internationaux à la désescalade en bombardant des installations pétrolières dans les régions du Hadramout et de Chabwa, contrôlées par le gouvernement. Cela a entraîné la suspension des exportations de pétrole, la principale source de revenus du gouvernement.

Par ailleurs, Tarek Mohammed Saleh, du Conseil de direction présidentiel, a souligné que la réunion des membres avec le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane, s'est concentrée sur les efforts de paix actuels pour mettre fin au conflit. Il a rappelé le soutien du conseil à l'initiative de paix saoudienne sur le Yémen.

«Notre bataille nationale est de restaurer la paix dont notre peuple a bénéficié sous sa république et son système politique basé sur la démocratie pluraliste ainsi que sur la règle constitutionnelle. Nous soutenons tous les efforts déployés par nos frères et appuyés par la communauté internationale pour atteindre cet objectif en mettant fin au coup d'État des Houthis et en rétablissant l'État», a déclaré Saleh sur X.

Le Premier ministre du Yémen, Maïn Abdelmalek Saïd, s'est entretenu avec l'envoyé américain pour le Yémen, Tim Lenderking, à Riyad, des tentatives de son gouvernement pour stabiliser l'économie, des efforts pour établir la paix et de la nécessité d'une action internationale afin de pousser les Houthis à se conformer aux principes de paix.

La réunion a eu lieu au lendemain du rejet par le gouvernement de Saïd d’une proposition des Houthis qui visait à mettre fin au siège de la ville de Taiz en cogérant la ville avec le gouvernement yéménite.

Lundi, Mehdi al-Machat, chef du Conseil politique suprême des Houthis, a proposé une cessation des hostilités dans la ville assiégée de Taiz et autour d’elle ainsi que la formation d'un comité conjoint avec le gouvernement yéménite pour administrer la ville.

Le ministre yéménite de l'Information, Moammar al-Eryani, a déclaré mercredi que le déploiement par les Houthis de soldats et d'armes autour de Taiz ainsi que leurs bombardements continus des quartiers de la ville contredisaient cette proposition, avertissant que la milice yéménite se préparait à une escalade plus violente à Taiz.

«Les milices houthies doivent faire preuve de bonne foi en se soumettant aux efforts qui visent à relancer et à consolider le cessez-le-feu de l'ONU en s'engageant dans des négociations pour parvenir à une paix globale, juste et durable au Yémen ainsi qu’en levant rapidement le siège de Taiz», a écrit le ministre sur le site X.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com