Gaza: l'UE se penche sur un éventuel cessez-le-feu humanitaire

Des gens lancent une lanterne céleste lors d'une veillée de solidarité organisée par le Syndicat des photographes de presse libanais et le Centre de communication sociale Ajial, sur la plage de Ramlet al-Bayda à Beyrouth, le 22 octobre 2023, à la mémoire du journaliste libanais tué Issam Abdallah et en soutien aux Palestiniens touchés par les combats entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. (Photo, AFP)(Photo de JOSEPH EID/AFP)
Des gens lancent une lanterne céleste lors d'une veillée de solidarité organisée par le Syndicat des photographes de presse libanais et le Centre de communication sociale Ajial, sur la plage de Ramlet al-Bayda à Beyrouth, le 22 octobre 2023, à la mémoire du journaliste libanais tué Issam Abdallah et en soutien aux Palestiniens touchés par les combats entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. (Photo, AFP)(Photo de JOSEPH EID/AFP)
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Publié le Lundi 23 octobre 2023

Gaza: l'UE se penche sur un éventuel cessez-le-feu humanitaire

  • "Qu'est-ce qui est important? Plus d'aide, plus rapidement", a-t-il martelé soulignant que les quelques dizaines de camions qui étaient passés de l'Egypte vers Gaza étaient "insuffisants"
  • Au moins 70 Palestiniens ont été tués dans des raids aériens menés dans la nuit et lundi matin par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, selon un bilan du gouvernement du Hamas

LUXEMBOURG: Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a réclamé lundi "plus d'aide, plus rapidement" pour la bande de Gaza, assiégée par l'armée israélienne, soulignant que la question d'un cessez-le-feu humanitaire serait débattue par les Vingt-Sept.

"Qu'est-ce qui est important? Plus d'aide, plus rapidement", a-t-il martelé soulignant que les quelques dizaines de camions qui étaient passés de l'Egypte vers Gaza étaient "insuffisants".

"Personnellement, je pense qu'une pause humanitaire est nécessaire pour permettre à l'aide humanitaire d'être distribuée", a-t-il déclaré à son arrivée au Luxembourg pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Selon M. Borrell, cette hypothèse, réclamée par le patron de l'ONU Antonio Guterres, sera au menu des discussions au Luxembourg mais aussi à Bruxelles où les dirigeants des Vingt-Sept doivent se retrouver en sommet jeudi et vendredi.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Lipavsky, a souligné combien cet objectif lui semblait difficile à atteindre à ce stade en raison de l'attitude du Hamas.

"Il y a une organisation terroriste qui contrôle Gaza, qui envoie des roquettes tous les jours, qui a perpétré une attaque barbare sur le territoire israélien", a-t-il dit. "La question est donc de savoir comment un tel cessez-le-feu pourrait être mis en place ; il faut qu'il s'applique aux deux côtés", a-t-il ajouté.

Gaza: plus de 70 morts dans des raids israéliens

Au moins 70 Palestiniens ont été tués dans des raids aériens menés dans la nuit et lundi matin par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, selon un bilan du gouvernement du Hamas.

"Plus de 60 martyrs sont tombés dans les raids", dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué le bureau des médias du Hamas.

Selon lui l'une des frappes a fait 17 morts dans une maison à Jabaliya, dans le nord du territoire, alors que 25 autres personnes ont été tuées dans des raids dans le secteur central de la bande de Gaza.

Le ministère de la Santé du Hamas a par ailleurs affirmé que "dix corps au moins ont été extraits des décombres" après un raid qui a détruit lundi matin une maison à Deir el-Balah (centre).

Selon le dernier bilan global du gouvernement du Hamas communiqué dimanche, avant ces nouvelles frappes, plus de 4.600 personnes, en grande majorité des civils dont près de 1.900 enfants, avaient été tuées depuis le début de la guerre dans le petit territoire palestinien.

Samedi, l'armée israélienne a annoncé une intensification des frappes. Elle a dit lundi avoir frappé dans la nuit "plus de 320 cibles militaires", des infrastructures du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et de son allié du Jihad islamique.

L'armée a évoqué "des tunnels où étaient des terroristes du Hamas", des "dizaines de centres de commandement opérationnel, où se dissimulaient parfois" des hommes du Hamas et de son allié du Jihad islamique, "des camps militaires et des postes d'observation". Israël est convaincu que le Hamas dirige ses opérations depuis un immense réseau sous-terrain.

La campagne de bombardement engagée le 7 octobre par Israël est un prélude à une probable opération terrestre des soldats israéliens. L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort d'un de ses militaires tué lors d'une incursion dans la bande de Gaza.

Israël s'est juré "d'anéantir" le Hamas - classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël - après l'attaque sans précédent lancée par ce mouvement le 7 octobre sur son territoire, et qui a conduit à la mort violente de 1.400 personnes, en majorité des civils.

«Quadrature du cercle»

"Nous ne pourrons pas endiguer la catastrophe humanitaire si le terrorisme de Gaza se poursuit de la sorte", a souligné en écho la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock.

"Il est essentiel de lutter contre le terrorisme (...) et en même temps, tout doit être fait pour atténuer les souffrances incroyables des deux millions de Gazaouis. C'est la quadrature du cercle. Mais cette quadrature du cercle, nous devons l'affronter ensemble", a-t-elle poursuivi.

Sur le terrain, alors qu'un second convoi de camions est entré dimanche dans le territoire dirigé par le Hamas, le président américain Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont "affirmé qu'il y aurait dorénavant un flux continu dans Gaza de cette assistance cruciale", selon un communiqué de la Maison Blanche.

Samedi, lors d'un "Sommet pour la paix" au Caire, Antonio Guterres a appelé à "agir maintenant pour mettre fin au cauchemar", réclamant un "cessez-le-feu humanitaire".

"Les Gazaouis ont besoin de beaucoup plus, un acheminement massif d'aide est nécessaire" a ainsi martelé le secrétaire général de l'ONU, alors que seules quelques dizaines de camions sont passés de l'Egypte vers Gaza --un chiffre totalement insuffisant pour l'ONU qui réclame 100 camions par jour pour les 2,4 millions de Gazaouis.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.